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  • Les amourettes d'été peuvent-elles rimer avec éternité ?

    Qui parmi vous n’a pas encore le souvenir ému d’un amour de vacances ? Vous vous souvenez certainement de cette période bénie où toute boutonneuse vous avez embrassé un garçon pour la première fois. S’en est suivie une longue correspondance (note pour les plus jeunes : à l’époque, on avait que la poste pour communiquer) qui a fini par s’étioler avec le temps. Et puis franchement, votre voisin en cours de maths était encore plus sexy…

    Moi, c’est en vacances d’été, que j’ai eu mon premier baiser (et j’avais trouvé ça terriblement immonde et vecteur de microbes), c’est aussi au mois d’août que j’ai rencontré celui qui m’aura réconcilié avec les baisers et fait découvrir la suite du menu (ce que je qualifierais poliment de défloraison… hum, la Provence me rendrait-elle lyrique ?).

    Bref, mais les amours de vacances ne sont pas faits (et bien heureusement) que pour les ados. Les adultes aussi peuvent vibrer en été.

    D’ailleurs, les magazines ne parlent que de ça : Spécial Love, Spécial sexe, Slow Sexe, Comment être chaude et torride…
    Les Unes des magazines sont inondées de photos de people à la plage en train de tout faire sauf jouer au Monopoly. Même le fils de Sarko (18 ans) s’affiche avec une star de la téléréalité de 8 ans son ainée (mon petit doigt me dit que cet amour là, va durer moins longtemps que mon tube de crème solaire).

    Bref et nous ?

    Oui, nous avons toutes et tous le droit de vibrer en été. Le sable chaud, la mer, les crustacés et le corps halé… Aller butiner dans des champs de blé, nager à deux dans les rochers, compter fleurette sous les étoiles (vous n’avez jamais remarqué que les hommes sont très doués en astronomie quand ils veulent vous emballer ?), s’étaler de la crème solaire à la noix de coco sur le dos…

    Mais gare à la chute… (mais non je ne fais pas de mauvais esprit)

    Un mec rencontré sur la plage me fait toujours penser au piège du moniteur de ski. Vous l’imaginez à poil ? Un mono sans sa combi ce n’est pas terrible (c’est un peu comme un escargot sans sa coquille). Alors un beau mâle bronzé sur la plage sera moins attrayant en janvier avec un peu plus de gras sur le bide et les traits tirés. Non ?

    Evidemment, amour de vacances me fait penser à ce si bon épisode de Sex and the City… lorsque Charlotte York s’éclate avec un jeune de 20 ans et des crabes en plus… Non je ne parle pas des bêtes sur les rochers mais de ceux qui aiment les poils pubiens…

    Mon tableau est assez noir me direz-vous. Mais l’été est selon moi une saison à part dans l’année, une sorte de bulle où l’on s’arrête. On est bronzé à souhait, on se réconcilie avec notre corps, notre épilation est parfaite et nous sommes donc fortement désirable et au top de notre sensualité… mais pensez un tantinet à la rentrée et au dur retour à la réalité : votre amour de vacance bronzé qui connaissait les étoiles par coeur va commencer à avoir les traits tirés, à devenir stressé à cause de son boss, son ex et ses mômes (évidemment en vacances il ne les avait pas avec lui donc fastoche à gérer) et sera moins sensuel because fatigue.

    Pensez aussi que votre amour de vacances n’habitera peut être pas à deux pas de chez vous… et souvenez-vous de l'adage : "Loin des yeux loin du cœur"…

    Et puis, pour celles qui ne partent pas en vacances… faites gaffe : les bureaux et les terrasses sont remplis d’hommes mariés dont bobonne et les enfants sont à Ré ou à La baule… et ça, si vous succombez à leurs avances (pauvres hommes esseulés en été) c’est vraiment source d’ennuis pour la rentrée.

    Ceci dit, il y a des amours d’été qui durent… et je pense même à mon amie P. qui m’a inspirée pour ce billet. Elle a rencontré son amoureux l’été dernier et depuis, ils filent le parfait amour… Comme quoi !
    Un conseil ? N’écoutez pas mes conseils ! Eclatez-vous ! (Et racontez-moi tout !)

    Isis

  • Hommes et femmes : triste constat

    Il y a longtemps que je n’ai pas écrit de billet sur les relations entre les hommes et les femmes.

    Mon amie Pascale m’a suggérée d’écrire une prose sur les amours de vacances (promis c’est dans mes tablettes)… Mais là, dans ce cadre idyllique (je me prends pour Carrie Bradshaw), je dresse un bilan sur l’année passée, sur les débats que j’ai pu avoir, les réflexions que j’ai pu entendre de part et d’autre.

    Et une chose est revenue sans cesse : les hommes et les femmes.

    Une amie que je viens d’avoir à l’instant au téléphone me faisait part de son « ras le bol » de son mec qui partage sa vie depuis 4 ans.
    Elle cherche « un homme un vrai » car elle s’ennuie en sa compagnie.

    J’ai un ami qui lui est célibataire, beau mec et adorable, et qui en a marre de ne tomber que sur des « garces » qui le laissent tomber pour aller avec, je le cite, des « badboy macho ».

    Comment s'y retrouver dans ce bordel :

    Les hommes gentils ne tombent que sur des pestes.
    Les femmes gentilles ne tombent que sur des égoïstes, nombrilistes et un poil macho.
    Les fidèles sont avec des infidèles.
    Les infidèles sont avec des fidèles.
    Les généreux tombent sur des radines.
    les généreuses tombent sur des radins.
    Les femmes garces ne tombent que sur des gentils mecs mais ne sont attirées que par les machos.
    Et les machos tombent sur des filles gentilles mais ne rêvent que de garces ou « maitresses femmes ».
    Les femmes gentilles et douces n’attirent que les pervers narcissiques.
    Les hommes doux ne tombent que sur des manipulatrices au cœur dur.
    Les hommes romantiques n’attirent que les garces.
    Les femmes romantiques ne côtoient que des égoïstes.

    Bref, peut être que c’est vrai, les hommes et les femmes ne sont vraiment pas faits pour vivre ensemble.

    Pourquoi un homme gentil et romantique ne finirait-il pas par tomber amoureux d’une femme gentille et romantique ?

    Je crois avoir la réponse : parce que cela ne l’intéresse pas ! C’est trop simple.
    Idem pour les filles romantiques au cœur tendre qui préfèrent se bouffer la vie avec des abrutis.

    Car les hommes et les femmes aiment se compliquer la vie. Et c’est ainsi ! Bilan d'autant plus vrai quand on a passé le cap de la quarantaine.

    Isis

    PS : Ce billet est inspiré par des faits réels… Et c’est d’autant plus flippant !

  • La problématique du partage des photos de vacances sur IG


    (crédit photo : Cil production)

    Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram, je suis en train de vous soûler avec mes photos de ciel bleu, de piscine, de nature et avec mes hashtags du genre #slowlife #summerspirit #summertime #douceur #dolcecasa….
    Je ne fais pas du tout cela dans l’optique de la frime ou pour dire : « vous avez vu ma maison comme elle est jolie » (maison qui n’est pas la mienne puisque je la loue pour trois semaines, et il s’avère que cette année j’ai eu beaucoup de chance quant au raffinement du lieu). Non, je poste ces photos pour partager mon bien être dans ce cadre si joli.
    Je comprends par quelques commentaires plus maladroits que malveillants que cela éveille la jalousie chez certains êtres. Et j’ai une fois de plus un peu de mal à comprendre.
    Et c’est là que je me pose cette question : « pourquoi poster ces photos de vacances sur Instagram ? ». Est ce bien utile finalement ?
    Pour moi, c’est une logique de partage. Et j’ai envie de montrer à quel point j’aime l’été et la Provence et à quel point je suis bien.

    L’été est pour moi le seul moyen de me ressourcer. Je n’ai pas la chance de pouvoir quitter Paris tous les mois pour partir à l’autre bout du monde. J’appréhende énormément l’hiver, le froid, la pluie et tout particulièrement aussi, ce mois de septembre (qui sera cette année un véritable enjeu professionnel et aussi personnel).

    Alors je suis comme une vieille voiture : je fais un plein !
    Plein de soleil, de vitamines, d’énergies positives, d’odeurs, de bruits, de couleurs… Ici je ne sors pas. Je ne vais pas au restaurant. Je sors juste pour aller faire mon marché à vélo (pas facile quand il fait 38 degrés). Les quelques amis que je vois sont triés sur le volet.
    Je fuis les mondanités d’été.

    Pour en revenir à Instagram, je me réjouis de voir (même si j’y suis beaucoup moins ici, c’est une petite digitale detox) les gens heureux en vacances, en famille, avec des amis dans des jolis paysages. Alors je ne comprends pas ceux qui s’amusent à laisser des commentaires malveillants sous certaines photos.

    Je suis peut être Candide mais cela me plait. Et je ne changerai pas ! Tant pis si cela me joue des tours un peu trop souvent.

    Mon programme ici ?
    - faire le plein de sommeil
    - nager
    - bronzer (tant pis pour les rides)
    - respirer l’air pur
    - lire
    - faire le tri dans beaucoup de choses sur un plan personnel
    - faire des listes pour la rentrée
    - regarder la nature qui m’entoure
    - m’extasier devant les cigales, les coccinelles et les oiseaux
    - écrire
    - marcher dans les champs le soir
    - me délecter des couchers du soleil
    - m’éloigner de mon iphone
    - et surtout je dresse le bilan de l’année écoulée et de tout ce que je ne dois plus recommencer. (Mon amie Séverine m’a conseillée de dresser trois listes : ce que je veux, ce que je ne veux pas, ce que je ne veux plus… faites là c’est dur mais très bon pour le mental)

    Je n’ai plus de montre, ni d’agenda (resté à Paris). J’oublie les jours de la semaine : luxe ultime. Mon téléphone est éteint. Seuls les SMS fonctionnent.

    Mes outfit sont simples : maillots de bain, fouta, chapeau (déniché chez Kilo shop à 5 euros) et short en jean associé à un marcel pour aller dans le village avec des espadrilles usées à la corde.

    Durant ces trois semaines, mon blog continuer de fonctionner, un peu moins souvent, mais il sera là au gré de mes pensées, car c’est cela aussi la « slow life ».

    Isis

  • Le ticket de métro

    Loin de moi l'idée de vous parler de ce bonheur qu'est le métro (attention degré d'ironie élevé dans le terme "bonheur").

    Non, je vais deviser avec vous sur l'épilation du maillot.
    Cette idée de billet m'est venue ce matin, alors que j'étais dans la position dite du "crabe" (attention aucun sous entendu érotique dans ces mots) allongée sur la table de mon esthéticienne (que je vois une fois par an pour traiter de la problématique du maillot avant de partir en vacances).

    Donc, alors que j'étais dans la position du crabe, (j'adore ce terme qui me fait mourir de rire, mon côté breton doit ressortir) la gentille Coraline me demande quel type d'épilation je choisis cette année.

    Je la regarde d'un air plus que dubitatif et là elle m'explique que dorénavant, il y a 4 types d'épilation du maillot :
    - la classique (vous "dépoîlez" sur les cuisses…. hum, un truc m'a échappé mais je n'ai pas osé lui demander)
    - la maillot (tout est clair)
    - l'intégrale (là aussi tout est clair)
    et la nouveauté, la semi intégrale : alors là il m'est difficile de vous décrire la chose : c'est un mini ticket de métro sur le dessus et plus rien en dessous (comment cela vous n'avez pas compris ?).
    Et là je n'ai pas pu m'empêcher de la bombarder de questions.

    Donc sachez mesdames que la semi intégrale est très prisée en ce moment.

    Et là, cette chère Coraline (fort sympa, je pense qu'au bout de 30 mn elle devait être contente de mon départ) m'a présentée son constat :
    - dans les 70's les femmes étaient peace and love et couvertes de poils, les hommes rasé de près.
    - dans les 80's les femmes ont opté pour l'épilation du maillot (blini oblige) et les hommes la moustache
    - dans les années 2000, les femmes se font la totale et les hommes se laissent pousser la barbe.

    Pas mal sa théorie, non ?

    Je voulais partager ce grand moment de poésie avec vous.

    Isis

  • La slow life

    Quand j'ai débuté dans le journalisme, j'étais spécialisée dans la restauration et ses nouveaux concepts. En 1997, on commençait à voir apparaître la slow food. Mouvement né en Italie et qui prônait la bonne bouffe équilibrée et en totale opposition à la fast food. Je me souviens que ce sujet me passionnait à l'époque.
    Aujourd'hui, 18 ans après on parle de slow life.

    QU'ESAQUO me direz-vous ?

    C'est simple : vive cool, ralentir le rythme et se poser. On quitte le virtuel pour le réel et on mise davantage sur la qualité que sur la quantité.
    Vous allez vous dire que je n'invente rien, il est vrai. Mais j'ai décidé d'appliquer cette philosophie de vie en ce début d'été et je vous assure, je me sens bien mieux.
    Il y a quelques semaines, je courrais dans tous les sens avec le lancement de la gazette : rendez-vous à outrance cumulés à des recherches de piges et entretiens divers et variés.
    J'étais épuisée et guère efficace surtout.
    J'en ai parlé à une amie qui m'a posée une question qui a été le détonateur : "as-tu besoin de tous ces rendez-vous ?".
    La réponse a été claire : NON.

    Alors, j'ai décidé de tout geler et de prendre du recul pendant une semaine.
    J'ai pris mon agenda et je n'ai gardé que l'essentiel.
    Mon emploi du temps a été réduit de moitié. J'ai redéfini mes priorités, et surtout réorganisé mes déplacements. Cela n'a l'air de rien mais dans Paris, on perd un temps fou pour passer d'un point A à un point B.

    Et grâce à cette moitié de temps libérée, je me suis remise en connexion avec la vraie vie : lire (des livres et non les dernières nouvelles des réseaux sociaux), respirer, prendre du temps pour moi, rêver, me poser et le tout, SANS CULPABILITE.
    J'ai même créé un hashtag : autobienveillance.

    Je vous assure, ma vie a changé. je suis plus cool et beaucoup plus performante pour mon travail.
    Certains diront que je n'en fait qu'à ma tête. Peut être, mais j'ai arrêté de courir et de brasser de l'air. Et ça fait un bien fou.

    Isis

  • Face Time pas moi

    J'ai beaucoup de mal à gérer le téléphone portable, alors quand il s'agit de Face Time je n'assume pas du tout.

    Quand je te dis "du mal à gérer", c'est que quand il sonne je fais toujours un bond de 3 mètres. En fait, il est 99% du temps en mode silence. Je réponds très peu au téléphone, mais je reste joignable par sms et mail. J'aime être posée pour téléphoner (sous entendu sur mon canapé) et dans le silence. C'est tout de même plus respectueux pour mon interlocuteur. Au moins je l'écoute ! Ce n'est pas comme quand on est dans la rue, une partie de notre esprit est ailleurs.

    En fait, le portable est une vraie intrusion dans nos vie : on peut être joignable partout : dans le métro, sur un vélo, au boulot, dans le bain, dans le Franprix du coin…
    J'ai l'impression de porter un espion en moi. Loin de moi l'idée d'accuser ceux qui m'appellent d'espions curieux….
    Cette ultra connexion me dérange.

    J'hallucine toujours de voir des gens au téléphone alors que la rame de métro est bondée. Idem pour ceux qui sont sur la plage et qui racontent leur vie (sexuelle parfois, oui oui j'ai assisté à une scène de ce genre l'année dernière. En gros le femme racontait que son partenaire était un pro du cuni). Amusant parfois, chiant oui.

    Bref, je trouve cela aussi fort mal élevé pour les gens qui sont à côté de vous (mon côté coincée ressort peut être). Les gens qui téléphonent chez le coiffeur, chez la manucure ou encore à la caisse du supermarché m'énervent un tantinet.

    Donc, je gère mal le téléphone. En gros je suis joignable que lorsqu'il est posé sur mon bureau chez moi. Dans la rue, sur la plage, les skis, le scooter, le vélo, le métro, le TGV, la trottinette, le surf, les patins à roulettes... non .

    Alors, imaginez mon rapport avec Face Time ! Le téléphone sonne et là votre correspondant s'introduit carrément chez vous en un coup de fil (il suffit de regarder la tête du logo.. on dirait un truc de téléréalité du genre les caméras de Secret story).
    Là je ne peux pas. La dernière fois qu'une amie m'a appelée via ce système j'étais nue dans la salle de bain (oui cela m'arrive). Quand j'ai entendu la sonnerie mon réflexe a été de me couvrir d'une serviette !
    Cela veut tout dire.

    Isis

  • Ras la casquette de la parisienne à tire-larigot

    Alors que je voulais écrire un billet sur cette Fashion Week que je trouve affligeante… (j'aimerais sincèrement qu'une marque m'explique pourquoi des blogueuses qui ne sont pas influentes et qui sont en partenariat avec des marques comme La Halle sont invitées dans tous les défilés de HAUTE COUTURE ?)…. bref on en reparle sous peu.

    Donc, alors que j'étais en train de rédiger ce dit billet, je reçois ce communiqué de presse par mail :

    CP-ELLEDERIVE

    Et hop, on nous ressort de la parisienne à gogo ! La marque Sonia by Sonia Rykiel part vraiment à la dérive avec ce nouveau webzine (et un de plus un !… je vous le redis : vive le papier !).

    J'ai jeté un oeil dessus… c'est affligeant mais affligeant… J'en aurais presque honte de me revendiquer parisienne…

    Bref, c'est une forme de battle de parisiennes (fort jolies et stylées -c'est sûr, que ma boulangère de la rue de Clichy ne rentrerait pas dans le cadre !-) rive droite vs rive gauche.
    Chacune se prêtant à un pseudo questionnaire de Proust… avec des questions du genre : "Premier baiser ? Fringale nocturne ? Dans Paris à vélo ? Midi un dimanche ?"…

    Alors moi, mon premier baiser a eu lieu en Bretagne, je n'ai pas de fringale nocturne et je ne prends plus le vélib car ils sont sales, cassés et surtout introuvables (mon vélo a été volé et mon scooter vandalisé) et le dimanche, je bulle chez moi et je fuis les lieux où l'on peut bruncher (surtout, ceux où l'on peut bruncher). Ok moi non plus je ne fais pas rêver. D'ailleurs personne ne me le demande...

    Bon, alors quelle est la prochaine marque à nous sortir le mythe de la parisienne ? Les communicants sont-ils si peu inspirés ? Je me doute que la parisienne fait vendre mais que ces messieurs (et dames) changent un peu de registre ! Cela en devient franchement chiant et terriblement stigmatisant.

    Je vous assure, le monde des médias, de la mode, de la presse part tellement en vrille que j'ai l'impression de devenir vieille conne réac !

    Isis

  • Je suis bordélique

    Je me suis faite cette remarque pas plus tard que tout à l'heure en découvrant la revue Toc Toc Toc. Je dois avouer que je ne suis pas une pro ni une passionnée du ménage, mais j'aime bien les intérieurs qui ont une vie.
    Et chez moi il y en a !
    Pour celles et ceux qui me suivent sur Instagram, vous avez pu voir l'état de (dé)rangement de mon appartement aujourd'hui. En même temps, à ma décharge j'y suis 22 h sur 24 et je bosse dans mon salon qui est devenu la rédaction de La Petite Gazette de la Mode.
    Mais c'est vrai que les intérieurs en photo dans ce type de magazines sont plus que parfaits.
    En plus la grande majorité, des gens qui posent dans leurs intérieurs parfaits ont des enfants (au demeurant aussi parfaits que leurs intérieurs) avec des chambres hyper bien rangées (fait rare chez un môme).

    Mais comment font-ils ?
    En plus, quand on se plonge dans la revue cela fiche encore plus de complexes ! Les femmes qui y ouvrent leurs intérieurs sont aussi d'excellentes cuisinières, bricolent, ont des jobs créatifs et ont des mecs beaux comme des dieux !

    Mais en même temps, j'aime bien ces atmosphères bien moins sclérosées que le Elle déco ou les autres magazines classiques de la décoration.

    Bon ok, je l'avoue, je suis pétrie de culpabilité en regardant ma poussière sur le sol et mes cartons qui trainent..

    Isis

    PS : vous pouvez trouver la revue Toc Toc Toc ici ou chez ma copine Aude Joli Jour dont l'adresse est sur la barre latérale de ce blog.

  • La liberté d'expression en France n'est plus

    Depuis que Lagardère and co ont repris en main les finances d'une partie des médias, on a pu constater que la presse n'est plus entre les mains des journalistes mais de capitalistes peu scrupuleux qui ne tiennent aucunement compte du lectorat, seuls les annonceurs étant devenus rois. C'est le règne du fric qui dirige les rédactions.

    On a pu voir le résultat de la gestion de Denis Olivennes pour le magazine Elle qui a perdu toute son âme et ses plus belles plumes.

    Aujourd'hui, nous avons franchi une autre étape dans l'atteinte à la liberté d'expression avec la reprise en main des programmes de Canal Plus par Vincent Bolloré.

    Je vous rappelle que ce monsieur est un industriel breton qui après avoir officié dans de multiples secteurs (énergie, agriculture, transport, logistique, fret maritime) s'est pris de passion pour la presse. D'abord petit actionnaire en 2012, il est devenu en 3 ans le premier actionnaire de Vivendi et de ce fait, se retrouve à la tête du paquebot Canal Plus en quelques tours de "passe passe" d'actions et manipulations.
    Après avoir placé ses copains aux postes clés du groupe ; maintenant il a décidé de "reprendre en main" la ligne éditoriale de Canal Plus. Il est en même en train de décider quelles seront les têtes d'affiche de Canal à la rentrée… Un capitaliste qui devient programmateur télé… C'est un tantinet ahurissant.

    Et sa première décision est de taille et fortement symbolique : l'annonce du projet de la disparition des Guignols de l'info (annonce faite le jour du décès de son fondateur Alain de Greef).

    Monsieur Bolloré se justifie en expliquant qu'il faut en finir avec ce programme car il n'aime pas "son esprit moqueur" (source Pure médias et l'Obs). Programme qui n'est pas du tout apprécié par son grand ami Nicolas Sarkozy (qui voyage régulièrement dans son jet privé et sur son Yacht) qui qualifie les Guignols de l'info de "programme ringard et d'émission de merde" (toujours selon l'Obs). Ceci expliquerait donc cela…

    Loin de moi l'idée de faire de la politique, mais je trouve que cette affaire est très grave pour notre liberté d'expression. Les guignols (certes peut être parfois potaches) disaient tout haut ce que beaucoup pensaient tout bas et dénonçaient les travers de ceux qui nous gouvernent.

    Donc si les Guignols n'existent plus c'est officiel, nous ne pourrons plus rire de tout et surtout en toute liberté. C'est triste et dangereux pour notre démocratie. Je croyais que le 11 janvier avant bougé les mentalités. Preuve que non.

    Isis

    PS : à l'instant, on vient d'apprendre que Pierre Lescure a démissionné du conseil d'administration d'Havas… C'est bien la fin de l'esprit Canal à deux ans des présidentielles.

  • La complainte de la canicule

    Oui je sais je suis une éternelle insatisfaite météorologiquement parlant.
    Quand il fait froid, je meurs.
    Quand il pleut, je râle.
    Quand il fait chaud, je meurs (bis).
    Dans l'échelle du pire, je supporte très mal la canicule, surtout au coeur de Paris.
    En bord de mer ou avec une piscine privée à un mètre de moi, je suis la plus heureuse du monde, mais des journées comme aujourd'hui me laissent un tantinet mal à l'aise et peu glamour.
    Je ne supporte pas un seul vêtement sur le corps passé 30 degrés (alors imaginez par 35 degrés à l'ombre). Je me demande comment dont les femmes en jean par ces températures. Si Si j'en ai vues aujourd'hui (et avec des Stan smith dans les pieds)… je pense qu'elles doivent avoir une climatisation interne élaborée (ou un micro ventilateur caché dans la culotte).

    Moi, non.

    Je me traîne, j'étouffe, je suis oppressée, j'ai les pieds gonflés, j'ai la nausée, je suis migraineuse, j'ai les jambes qui tirent, le teint luisant blafard, les cheveux plats, les nerfs à vif et le cerveau ramolli. Bref je suis asociale.

    J'ai l'impression d'avoir 90 ans. Et encore, ma voisine qui en a 80 a l'air plus alerte que moi dans la rue !

    Je n'aspire qu'à une seule chose : me noyer dans ma baignoire.

    Et j'ai une chance monstrueuse : je travaille de chez moi. Et là, je dis respect à tous les gens qui bossent dans les bureaux et se tapent les transports en commun par ces températures. Je vous admire ! Moi dans le métro je trépasse, je succombe, je passe l'arme à gauche.

    Alors à part me plaindre, il faut aussi que je survive.

    Mes solutions ?
    - une bombe à eau au réfrigérateur
    - le moins de tissu possible sur la peau (tant pis pour le ridicule)
    - je bosse en culotte (j'ai quand même réussi aujourd'hui à remplir 260 enveloppes pour la Petite Gazette et à écrire deux articles)
    - je ne quitte pas mon éventail
    - je sors avec un chapeau ou un foulard mouillé sur la tête
    - je me fais une virée régulière dans les magasins climatisés
    - je ne me nourris que de fruits et des glaces (tant pis pour le transit)
    - je ne sors qu'avant 8h du matin et après 20 h.

    J'ai même essayé de réserver une journée à la Piscine Molitor… c'est complet (là, il faudra m'expliquer les tarifs au passage). Oui, en situation de crise interne corporelle, je suis prête à me ruiner pour nager.

    Bon, c'est quand l'hiver ? Non je déconne !
    Rassurez moi, je ne suis pas la seule à souffrir. Hein ?

    Isis

  • La problématique des restaurants dits branchés

    Les restaurants branchés (je parle de Paris) poussent comme des champignons, cartonnent puis disparaissent de la circulation. C'est un peu le même système que les marques lancées sur internet.

    Du jour au lendemain, il est décrété (par qui au fait ?) qu'il est absolument nécessaire de s'afficher dans ce nouveau lieu à la mode dont tout le monde parle (qui tout le monde ?).

    En ce moment par exemple, on ne parle que du phénomène de La Brasserie Barbés ouverte en plein coeur du quartier populaire du même nom.
    C'est soi disant par volonté de diversité et mixité culturelle que ce lieu a été ouvert … et là je dis "mon cul oui !"…. (vous me pardonnerez cet écart de langage). C'est surtout dans la logique de gentrification de Paris. Les quartiers où règnent encore la mixité sociale disparaissent progressivement pour laisser place à ces lieux hors de prix (il faut compter 3,40 € pour un café et 18 € en moyenne pour un plat)… Cela permet de faire un tri dans la clientèle d'une manière très simple !
    L'un des serveurs de l'établissement me disait que ce lieu est ouvert à tous… Vu le prix du café cela m'étonne et vu le videur mastodonte à l'entrée cela refroidit quelque peu.

    Tous ces lieux me fatiguent par leur superficialité et aussi par un point essentiel : l'assiette !
    Ce midi, j'ai déjeuné avec des amis sur la terrasse du George (haut lieu des Costes) sur le toit du Centre Pompidou. Dans une assiette de frites, il y 6 frites ! Oui, j'ai fait le compte ! Les assiettes sont idéales pour des mannequins anorexiques. Vous avez trois carottes qui se battent en duel avec un brocolis pour 25 euros…

    Ces restaurants ont souvent un cadre très agréable mais à quel prix !

    Les serveurs (enfin plus souvent des serveuses recrutées sur leur physique et non sur leur capacité à tenir un plateau) ne sont guère aimables, et vous présente l'addition à peine votre assiette terminée (c'est le cas à l'Hôtel Costes).
    Le service est tellement froid que vous n'osez même pas demander une carafe d'eau… cela ne se fait guère !

    Bon seul point positif… vous pouvez y déjeuner à côté de pseudo star…
    La dernière fois que j'ai déjeuné à l'hôtel Costes, j'étais assise entre Paris Hilton et Brice Hortefeux (en très bonne compagnie) et très franchement, je m'en tamponne le coquillart…

    Isis

  • Quand Sophie Fontanel parle de La Petite Gazette

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    Un fanzine sur la mode
    Alors là, tous les culots. La blogueuse Valérie Tribes (Isis de Paname) sort un fanzine de mode. 2 € par numéro, donc payant, en pleine ère du gratuit. Pas une photo, rien que le pouvoir des mots. Pas une pub, rien que le pouvoir de dire ce qu'on pense. Et même, pas un scoop, rien que des conseils. Ça pourrait être raté, ça ne l'est pas. C'est même émouvant, pur et inédit à tenir dans ses doigts. La feuille de choux la plus innocente et adorable de l'année. D'ailleurs, regardez la photo ci-dessus, un garçon est né dedans.
    More or less fluent corner : if what we call a fanzine is stricty « a magazine for fanaticals », so this « Petite gazette de la mode » totally embraces the concept. It's just one page. It's all written in french, without any picture (except very few illustrations). But maybe this is the hip-hip-hipysteria of the summer, since it's a so crazy concept !
    Fonelle Time

  • Point petite gazette

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    Que dire ? A part toujours et encore merci à vous les plus de 157 abonnés qui vont nous permettre de publier la Gazette pendant les 6 mois à venir.
    Merci aussi à celles et ceux qui l'achètent au numéro par internet ou chez les commerçants. Aujourd'hui, un nouveau lieu de distribution a été confirmé dans un restaurant : Le Garage au Hameau des Lumières à Goult dans le Luberon.
    C'est ça l'esprit de la Gazette : la liberté.
    Liberté de ton
    Liberté de penser
    Et liberté dans les lieux de distribution : librairies, concept store, restaurant, boutiques de déco ! Et d'autres projets sont encore en cours.

    Je vous le rappelle cette aventure audacieuse existe grâce à vous et votre soutien financier ! Il n'y aura aucune publicité, aucun publi reportage rémunéré. De ce fait, nous serons encore plus libre !

    C'est pour ça que j'ai eu l'idée de créer un petit tote bag pour l'été. Il m'a été très difficile de fixer un prix. Nous nous sommes concertées avec Caroline et Marie. J'aurais tellement aimé en offrir un à tous les abonnés mais pour le moment je ne peux pas. Il faut que nous diversifions nos sources de revenus pour que la Gazette grandisse.
    Espérons que l'année prochaine, ce sera possible !
    Nous avons décidé de le vendre 12 euros. Il est en coton bio et recyclé. Vous pourrez l'acheter via le site tictail, dans des boutiques dont je vous donnerai les noms et je serais aussi ravie de vous le donner en main propre pour celles et ceux qui habitent Paris.

    Pour la rentrée, on vous prévoit d'autres petites surprises..

    En attendant, le numéro 3 de la Petite Gazette sort mercredi 1er juillet. Il est encore plus proche de l'esprit de mon blog avec moins de conseils mode mais plus de réflexions et de débats sur notre rapport aux fringues. Bien sûr, le ton reste et restera toujours aussi léger ! Vous remarquerez que la maquette a changé et est devenue encore pro (merci à Marie Insolubile qui fait un super travail).

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    Rançon du succès, nous ne devions pas faire de numéro cet été… eh bien nous avons changé d'avis : le prochain numéro sortira début août ! Je serai au fin fond de la Provence, mais je garantirai les envois !

    Notre objectif pour le début de l'année 2016 : que cette Petite Gazette audacieuse soit imprimée en papier journal sur des rotatives et fasse quatre pages !
    L'équipe va aussi s'agrandir avec de nouvelles plumes (Charlotte si tu lis ce billet…). Il y aura aussi de nouvelles rubriques avec une à laquelle je tiens particulièrement : le laboratoire de découvertes de jeunes créateurs (la première à ouvrir le bal est Violette Stehli avec ses jolis bijoux). Car je tiens à vous montrer autre chose que ce que vous voyez dans la presse féminine et notamment soutenir ces jeunes créateurs passionnés.

    En novembre, nous avons prévu de faire une Gazette spécial New York et je l'écrirai de là bas…

    Bref que de beaux projets. Je suis infiniment touchée par tous vos mots d'encouragement et votre confiance.
    Alors longue vie à La Petite Gazette de la Mode Mais Pas que !

    Isis

  • La parisienne l'été venu

    Quand l'été frappe à la porte de Paris, il y a deux catégories de parisiennes : les snobinardes et les autres (ces dernières représentent 90 % de la population).

    La première catégorie ne semble vraiment pas affectée par l'été et s'impose des règles de bienséance draconiennes :
    - ne surtout pas porter les lunettes de soleil sur la tête mais les garder sur le nez même à l'intérieur d'un restaurant ou tout autre lieu publique, ou à la rigueur les garder mais à la main.
    - ne pas s'encombrer d'un panier, elle le garde pour les marchés du Luberon et d'ailleurs le mieux est de ne pas prendre de sac du tout.
    - ne pas être en tenue d'été même par 40 degrés car la parisienne snob ne transpire pas, n'a pas chaud et ne brille pas du nez.
    Bon, vous aurez compris que je reste un tantinet ironique en écrivant ces lignes (ceci dit, c'est vrai que je connais des filles qui gardent la combo slim, bottes et veste même en été) car bien évidemment cette parisienne là, l'été venu, se casse dans sa maison de campagne, en Normandie, en Bretagne, ou en Provence (sans oublier le Sud Ouest).
    Alors, oubliez ce qu'on vous dit dans les magazines sur le sujet. J'ai bondi hier en lisant ça sur le net : "Et quand l'été débarque à Paris, la parisienne enfile un short en jean taille haute et ses boots Marant et troque son Chanel contre son sac Birkin camel"… Mais bien sûr..
    En somme, quand les beaux jours arrivent, la Parisienne, coincée dans la capitale, se la joue bohème sur son Vélib' et file pique-niquer sur les quais de Seine. C'EST FAUX !!!!

    Pour la parisienne lambda (celle qui bosse 45 heures par semaine au rythme du métro boulot dodo marmots) est la première victime de la canicule car aussi parisienne soit elle, elle transpire, a les jambes qui gonflent et pue des pieds comme tout le monde dès qu'il fait chaud, et en plus elle doit se taper les transports en commun qui ne sont guère climatisés.
    Alors il est vrai, qu'au niveau style c'est un peu du grand n'importe quoi. Chacune essayant de trouver la solution pour rester "correcte" tout en allant bosser avec des ampoules aux pieds.

    Donc note pour les provinciales qui fantasment sur le chic de la parisienne l'été venu… arrêtez de croire les conneries écrites dans les magazines et sur internet ! La parisienne est une femme comme les autres.

    Isis

  • Le yoga business

    Le yoga ne deviendrait-il pas trop à la mode ? A mon humble avis oui.

    Dire que quand j'étais gamine, mes parents en pratiquaient assidûment et je ne l'assumais pas. J'aurais préféré du haut de mes 8 ans qu'ils jouent au tennis ou au golf comme tous les parents de mes copines de classe.

    En fait, c'est maintenant que je constate qu'ils en faisaient vraiment par plaisir et non par simple effet de mode.

    Car oui je pense qu'aujourd'hui, les gens pratiquent le yoga parce que c'est à la mode et cela me dérange un tantinet (bon en même temps, nous sommes en démocratie et chacun fait ce qu'il veut…). Tout le business qui entoure le yoga est un peu limite et contraire à sa philosophie finalement.

    Le yoga est un sport, certes, mais surtout une philosophie de vie avec une dimension spirituelle et sociale. Les vrais pratiquants prônent le calme, la patience, la simplicité, militent pour une meilleure hygiène de vie, pratiquent la médiation et sont souvent végétariens.

    Alors que penser de toutes ces femmes qui se ruinent dans des boutiques de fringues pour aller hyper bien habillées à leur cours de yoga ?
    Personnellement, je trouve ça pathétique et contraire à cette philosophie.

    Car oui, dépenser 100 euros dans une tenue pour faire des asana me paraît débile.
    Se ruiner dans des salles de sport hors de prix avec des profs (sous prétexte qu'ils ont un fait une retraite de deux semaines en Inde) pas spécialement formés me paraît dingue. Les gens y vont non pas pour se détendre et lâcher prise mais pour se montrer et dire : "je t'appelle après mon yoga"…. Pathétique.

    Isis

    PS : moi j'ai une super prof de yoga, qui est passionnée et diplômée… si vous voulez en faire avec elle, contactez moi !

  • Le bienfait des soldes en solo


    Tous les 6 mois, je vous écris une diatribe sur les soldes. Il y a un an je vous délivrais quelques conseils "soldesques" (que vous pourrez lire ou relire ici).
    Donc, mercredi c'est le jour J.
    Bon en même temps, il faut être un peu quiche pour aller s'engouffrer dans la foule hystérique ce jour là, dans la mesure où 90 % des magasins ont déjà lancé leurs "pré soldes".
    Pour celles qui préfèrent affronter la foule en espérant trouver le méga truc qui n'était pas en pré soldes (vous vous fichez le doigt dans l'oeil car les trucs hyper modes ne sont jamais soldés) un petit conseil : allez-y mais en solo.
    Loin de moi l'idée de critiquer mes copines, mais je vous assure, moi, je fais moins d'erreurs d'achats quand je suis seule.
    Pourquoi cette ode à la solitude soldesque ?
    - vous serez moins influencée (et vous n'en voudrez pas à votre copine qui vous a dit : "oh je t'assure ça t'irait trooop biennnn" en vous montrant une mini jupe ras la culotte -alors que vous ne portez jamais de jupe) surtout si vous n'avez pas du tout le même style vestimentaire toutes les deux
    - elle ne vous dira pas "c'est moche" alors que vous lui montriez un super tee shirt (que vous, vous trouvez top, que vous reposerez sur le portant et regretterez aussitôt arrivée chez vous)
    - si vous hésitez entre deux fringues, vous n'aurez pas une voix qui vous dira : "prends les deux ! C'est en solde"
    - vous vous concentrerez mieux sur les bonnes affaires (au lieu de bavarder)
    - vous serez seule dans la cabine (après 1 heure de queue) donc pas de soucis vous pouvez y aller non épilée avec votre culotte moche mais si confortable
    - à deux c'est la surenchère de la Carte Bleue
    - lorsque vous l'attendez pendant qu'elle essaye dix pantalons et trois robes, vous risquez de craquer pour encore plus de choses (et ce n'est guère raisonnable, car non vous n'avez pas besoin de cette robe moulante fleurie que vous voyez sur la vendeuse qui est fichue comme une déesse ce qui n'est pas votre cas)

    Et puis, quand vous verrez votre copine pour un bilan post soldes, vous pourrez la narguer avec vos super "affaires" à -50…(qui étaient à -20 mais ça on ne le dit pas) !

    Bon, je vous rassure, je déteste toujours autant les soldes…. Encore plus celles d'été, car dans 15 jours on va voir les affaires d'hiver apparaitre…. Déprime assurée !

    Isis

    Et allez jeter un oeil ici vous saurez tout (ou presque) sur mon rapport avec la mode. Merci à Gisèle Nerdy pour cette jolie rencontre.

  • Pause

    Je dois dire qu'en ce moment, je suis un peu dans une phase d'observation. J'ai l'impression d'être une petite fille de 5 ans qui découvre le monde qui l'entoure.

    Pourquoi cette situation me direz-vous ?
    En fait, je me suis mise dans cette place d'enfant pour prendre du recul (grand dieu comme je déteste ce terme !) par rapport à ce qui nous entoure.
    "Ce" au sens de "ça", ce truc dans lequel nous sommes plongés : le quotidien, le train train, la vie, le monde.

    Je dois dire qu'une lecture a largement contribué à mon état de fait (et je ne peux que remercier mon amie Séverine) : "Chez soi, une odyssée de l'espace domestique" de Monna Chollet, livre que je ne peux que vous encourager à lire (aux Editions Zones). Depuis, 2 jours, je me délecte le soir venu devant les mots de cet auteur qui a réussi à mettre des mots sur les maux de notre société (vous noterez le jeu de mots au passage…) : monde ultra connecté, relations humaines, réseaux sociaux, consommation à outrance qui ne contribuent qu'à désorienter notre époque.
    Bref, au delà de l'éloge des casaniers (merci Monna Chollet je me sens moins différente grâce à vous), il y a une vraie réflexion de fond sur notre société.

    Du coup, je me suis positionnée un peu différemment cette semaine, et notamment dans ma relation avec instagram. J'ai décidé d'appuyer un peu sur pause et de moins poster de photos pour voir...
    Le constat est effarant : j'ai moins le téléphone dans les mains, je suis plus à l'écoute de mes proches, je téléphone entre deux rendez-vous pour prendre des nouvelles de mes ami(e) au lieu de regarder d'une manière compulsive mon mur de photos, je lis, je rêve, je regarde… je respire. En fait, je me suis reconnectée au monde réel.

    Etre moins sur Instagram me permettrait donc de me recentrer en peu plus sur moi et les autres, de regarder un peu plus attentivement le monde réel qui m'entoure ? Si vrai.

    Autre fait rigolo, je récupère la monnaie de ma pièce : comme je like moins, j'ai moins de like…
    Quand je vous disais que ce réseau social fonctionne au "donnant donnant" ?

    En fait, je crois que je vais finir par écrire un livre sur Instagram… ce sujet est décidément passionnant.

    Isis

  • Opération lavage de cerveau

    Vous allez vous dire que j'ai oublié mon engagement à être bienveillante en ce mois de juin… je sais. Mais parfois certaines choses m'agacent. Et hier, Mumisa Rockeuse a mis le doigt dessus en commentant mon billet sur Isabel Marant…
    Quid de ces marques qui fleurissent depuis quelque temps dans la blogosphère et sur les réseaux sociaux ? Je ne citerai pas de noms pour ne pas me faire d'ennemis car, là aussi, c'est un sujet qui prête à polémique (et qui réveille l'âme hystérique de certaines faschionista).

    Il y a des marques qui surgissent comme ça d'un coup du jour au lendemain.
    Elles paraissent immédiatement incontournables. Il faut "absolument" en avoir dans la garde robe sinon vous prenez le risque de passer pour une has been de la mort qui tue. Et dès qu'on les voit sur les réseaux sociaux, cela fait un effet boule de neige.. la presse en parle, puis Instagram, puis Facebook, puis Twitter, puis la presse, puis facebook, puis Instagram, puis Twitter, puis la presse, puis Instagram, puis Facebook, puis Twitter, puis la presse…

    Ce phénomène est très intéressant si l'on prend deux minutes pour l'analyser. C'est comme si notre cerveau (et notre carte Bleue du reste) étaient programmés par les décideurs de cette marque.
    Prenons une pseudo it girl, jolie et bien fichue avec un destin extraordinaire (et qui loue la coolitude absolue).
    Vous lui proposez de dessiner un tee shirt.
    Vous choisissez 10 blogueuses dites influentes.
    Ces mêmes blogueuses vous arrosent de photos sur les réseaux sociaux.
    Les moutons qui les portent aux nues vont se ruer sur le dit tee shirt.
    La presse va être intéressée et va en parler.
    Du coup, la dite marque devient incontournable.
    Et voilà comment on vous a lavé le cerveau sans vous en apercevoir avec une marque qui disparaîtra aussi vite qu'elle est arrivée.

    Intéressant ! Non ?

    Isis

  • La problématique Isabel Marant

    Je pourrais dire qu'Isabel Marant m'inspire dans mes billets car elle représente à peu près tout ce que je déteste dans une marque : mauvaise qualité, made in Bengladesh à outrance, pulls et manteaux qui boulochent, image trop parisienne et bling à mort.

    Avant, j'aimais bien Isabel Marant mais, ça, c'était avant.
    Je n'arrive pas à définir à quelle époque j'ai commencé à trouver cette marque terriblement snob, et extrêmement chère pour la qualité. Il m'aura fallu voir deux manteaux inutilisables au bout d'un hiver, une paire de boots usée en deux mois et puis, il y a eu cette collaboration avec H&M :
    Voir cette foule "hystérique" (et encore, je pèse mes mots) lors de la soirée des pré ventes se ruer sur des pulls, des robes, des jupes avec le tampon Isabel Marant pour H&M a fini par achever ma sympathie pour cette marque. D'ailleurs, j'ai été très étonnée de voir que certains vêtements de la collection sont encore en vente sur e bay à des prix dépassant l'entendement (la preuve ici).
    Je n'ai pas aimé non plus son imitation des Stan Smith… j'en avais d'ailleurs fait un billet il y a quelques mois (à lire ici).

    Mais, il y a eu la semaine dernière…
    Fatiguée d'avoir mal aux pieds même avec des birk, des Scholl, des havainas, me voici partie aux Galeries Lafayette à l'espace chaussures pour trouver le graal. Je tombe en arrêt devant une paire de claquettes noires en cuir avec les anses rembourrées. Seule hic : la marque (et forcément le prix).
    Je les essaie et là, une cliente vient vers moi (à la limite de l'hystérie, car oui je crois qu'Isabel Marant a un don pour réveiller l'hystérique qui sommeille en nous) en me disant qu'elle les veut si je ne les prends pas. Il parait que c'est la dernière paire. Vous imaginez la pression ?
    Je lui réponds qu'elles sont à elle car je n'aime pas cette marque… bla bla… je vous épargne les détails.
    En rentrant chez moi, je songe à nouveau à ces chaussures (non pas à la marque) mais au confort ressenti par mes pieds (oui je personnifie mes pieds.. je vous assure, ils m'ennuient tellement).
    Bref, je retourne dans un corner Isabel Marant. Je les achète et voilà…

    Sauf, que je n'ai jamais été autant arrêtée dans la rue pour avoir la marque de mes chaussures… C'est vraiment hallucinant.

    Je vous le dis cette marque réveille certaines choses chez les femmes…et il me semble qu'il n'y a qu'Isabel Marant qui produit cet effet (et aussi son mec pour les sacs). Il suffit de regarder les commentaires postés sous une photo de ces mêmes chaussures sur IG : soit on aime, soit on déteste. C'est comme la marque en fait, on est pro ou anti. Il n'y a pas de place pour les neutres chez les passionaria de la mode.

    Bref, toujours est-il qu'elles sont peu esthétiques (il parait qu'on dirait des ZAN) mais sont très confortables, mais que je ne suis pas à l'aise quand on me demande la provenance.

    Isis

  • Pensées en vrac #22


    (photo : instagram de Booksandblackcoffe)

    Quelques pensées en vrac en ce soir de (presque) été.

    #Je suis un peu moins présente sur le blog car un tantinet débordée par la Petite Gazette de la la Mode dont le succès nous ravit (nous : la team : Marie, Caroline et Cat). Nous avons dépassé la centaine d'abonnés en une dizaine de jours.
    Preuve que le papier a encore un bel avenir devant lui.
    Et preuve aussi, qu'il y a de la place pour une presse plus libre, plus engagée et plus fantaisiste qui n'est pas à la botte des annonceurs.

    #Nous sommes encore en train de prendre nos marques, de faire connaître ce petit bout de papier prometteur, alors j'espère que vous nous pardonnerez certaines coquilles, certains retards dans les envois (haro sur la Poste), et du retard aussi dans les réponses à vos mails (nombreux et très encourageants).
    Je précise que je suis à votre disposition si vous avez un quelconque souci (problème de paiement, Gazette qui n'arrive pas…), n'hésitez pas à me contacter !

    #Du coup, je m'aperçois aussi que je suis moins présente sur la blogosphère… signe que je me lasse de la lecture sur ordi et tablette. Et je ne suis pas la seule à en lire vos commentaires.
    Certains jours, j'aimerais être moins présente sur les réseaux sociaux (surtout Instagram) que je trouve de plus en plus anxiogènes, chronophages, flippants parfois. Et en même temps, il y a des gens tellement sympathiques ! Alors j'y reste pour eux !

    #Ma question de la semaine : est-il encore possible de faire exister la Patite Gazette sans utiliser les réseaux sociaux ?
    J'aimerais tellement, mais cela me parait utopique. Notre société est donc ultra connectée et dépendante.
    Flippant. Mais il faut être réaliste, on ne peut plus rien faire sans internet.

    #Continuez à m'envoyer des photos de la Petite Gazette arrivée dans vos univers. J'adore !! Je recueille toutes les photos dans la mesure du possible !!

    #Autre question de la semaine totalement différente : que mettre dans les pieds quand il fait chaud et qu'on vit en plein Paris ?
    Je m'aperçois que cela devient une obsession. Je passe mon temps à regarder les pieds des passants que je croise. Moi fétichiste ? Absolument Pas.

    Isis

  • La problématique du prix

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    (photo : Charlotte Stone)

    Le numéro 2 de la Petite Gazette Mais Pas Que est sorti vendredi dernier.
    Je ne peux que vous remercier au nom de toute la team (car, je ne la fais pas seule ! Il y a aussi Marie, Caroline et Cat) pour votre accueil et votre confiance.
    Les petits mots que je réceptionne avec vos achats ou abonnements nous vont droit au coeur.

    Mais je me dois d'écrire ces lignes ce soir, car certaines personnes me disent que ce petit fanzine est vendu trop cher…

    2 euros et les frais de port… soit 2,76 euros pour 10 articles, un test, des mots croisés (non, ils ne sont pas pompés sur le net), et un édito. Cela semble hors de prix pour certains (es) d'entre vous.
    Je peux le concevoir, les temps sont durs, c'est la crise…. etc.

    Mais en même temps, pensez que :

    - tout a été fait à la main, y compris les illustrations
    - il n'y a aucune publicité
    - les frais de port réels sont à 1,25 € (faites le calcul pour 900 exemplaires envoyés)
    - nous le faisons parce que nous sommes des passionnées du papier
    - que nous n'avons aucun support sur les réseaux sociaux (le seul moyen de communiquer se passe par nos comptes IG)
    - que rien n'a été sous-traité
    - que les enveloppes sont remplies à la main
    - que les corrections sont faites par nos propres mains (pardon, pardon, pardon pour les coquilles… mais je vous encourage à regarder la page 26 du Grazia de le semaine…) et celles de nos proches qui font aussi une dernière relecture. Alors, oui, on aurait jamais du écrire Yves Saint-Laurent mais Yves Saint Laurent…
    - que nous y mettons toute notre énergie
    - que l'on parle de mode sans être rédactrices de mode ni stylistes certes.
    - que les abonnements nécessitent une gestion de folie (oui, cela aurait été bien plus simple de monter un énième journal en ligne)

    Alors, vous pourrez comprendre que lorsqu'on me dit que 2 euros c'est trop cher pour une "vulgaire feuille de papier en noir et blanc", cela m'agace un peu… J'invite juste ces personnes à réfléchir 5 minutes sur le travail que cela nécessite.

    Et c'est là, que l'on voit que le travail perd de sa valeur et ça c'est flippant.
    Oui, on vit à l'ère du gratuit, et oser vendre une feuille de papier avec du contenu (aussi léger soit-il) est malhonnête ? Je ne le pense pas.

    Les 2 euros ne tombent pas directement dans notre poche… (pensez aussi aux charges, aux tarifs de la Poste, au prix du papier, des enveloppes…).

    Bref, vous pouvez le dire : nous sommes un tantinet dingues !

    Isis

  • Un monde pressé

    J'ai eu l'idée d'écrire ce billet en consultant mes mails ce matin.

    La plupart de ceux que je reçois sont des communiqués de presse, quelques invitations, beaucoup de newsletter (c'est devenu très à la mode… trop à la mode enfin le sujet n'est pas là).
    Le reste sont des réponses pour des demandes d'interview, des propositions de piges, des échanges avec la team de la Gazette, des appels de mon éditeur pour mon livre qui n'avance pas et des mails de gestion de la vie quotidienne (EDF, RSA, URSAFF…)
    Quatre mails consécutifs ont particulièrement retenu mon attention.
    Les quatre contenaient les phrases et expressions suivantes : "débordé", "sous l'eau", "faute de temps", "semaine chargée".

    Puis, une copine me propose de boire un verre dans la semaine, je décline et lui réponds : "je suis sous l'eau". Et là, je dois vous avouer que j'ai été très mécontente de… moi.
    Ne pas avoir le temps de faire une pause avec une copine appartient selon moi à la catégorie du pathétique.

    Une amie qui bosse dans les ressources humaines, avec laquelle j'ai évoqué la chose, m'a dit que j'ai l'impression d'être noyée car "je ne sais pas gérer mes priorités".
    Donc, cela voudrait dire que boire un verre avec une amie n'est pas une priorité ?
    Encore plus pathétique.

    Quand je regarde autour de moi, il y a trois catégories de personnes : celle qui a trop de travail (mais qui a la chance d'avoir poste fixe), celle qui en a plus que trop (toutes les personnes en free lance) qui rêve de faire partie de la catégorie des "trop" et celle qui n'en a pas (qui rêve d'entrer dans les "plus que trop" car c'est mieux d'en avoir "trop" que pas assez) et qui se bat pour exister.

    Assez pathétique, quand on voit qu'en ce moment, le discours à la mode est celui sur le partage : partage du jardin, des outils, des nounous, des potagers, des voitures..

    En gros, il y a les bien lotis, les mal lotis et les non lotis qui doivent se partager un gâteau (qui est de plus en plus petit).

    Et si on égalisait un peu les parts ?
    Loin de moi, l'idée de prôner un retour au communisme, mais juste de vivre dans un monde un peu plus égal et surtout, moins pressé.

    Isis

  • Summertime à Paris

    Loin de moi l'idée de commencer à râler parce que l'été est enfin arrivé à Paris.

    Je vais mettre mon billet en lien avec celui de ma comparse New Yorkaise Caro qui a écrit un très bon billet sur le sujet version US que vous pouvez lire ici.

    Donc quid de l'été à Paris au niveau météo ?

    2 options s'offrent à vous :
    - un temps pluvieux automnal (déprime assurée)
    - un soleil associé une chaleur de plomb (dépression due à la chaleur)

    Je vais l'avouer : l'été (au sens caniculaire) n'est guère une saison super top à Paris.
    Quand il fait chaud comme aujourd'hui, c'est, je dirais, limite désagréable, nous avons pris au bas mot 25°C dans la tête en 12 heures. Un tantinet difficile pour l'organisme.

    Surtout qu'à Paris, il n'y pas la clim partout… (promis je ne râle pas, je dresse un tableau réaliste).
    Donc quand la chaleur s'abat subitement sur la capitale, c'est dur.
    Tout le monde n'a pas la chance de pouvoir aller dans des club privés ultra sélect du Bois de Boulogne, le soir venu, pour nager.

    Les piscines publiques et extérieures sont prises d'assaut. Et j'avoue que les bassins remplis de pipi et de mycoses ne m'attirent guère (non, je ne suis pas mauvaise langue, je suis réaliste). Et nager avec un bonnet de bain, c'est tout sauf glamour… (sauf les bonnets de bain à fleurs so années 50).

    Quand il fait 40 degrés dans l'air, imaginez la température du bitume.. Quelles chaussures porter ? Vaste débat ! Aujourd'hui j'ai croisé une journaliste (bien connue de la sphère blogo et IG) dans une conférence de presse qui portait une robe ravissante mais avec des bottines aux pieds…. J'ai passé une heure à imaginer la souffrance ( et l'odeur) de ses pieds. Bon, c'étaient des Isabel Marant mais quand même.
    D'ailleurs, j'ai vu un ado qui portait une doudoune et un bonnet… j'appelle cela un OMNI (Objet Marchand Non Identifié). Il n"avait guère l'air malade je vous assure.

    Il est aussi hyper difficile de trouver une tenue adéquate (traduction : qui permet d'être chic sans auréole sous les bras). Perso, j'ai tout de suite envie de me jeter sur un tee shirt en coton bien léger et mon short en jean de plage. Mais bon, pour les rendez vous professionnels ce n'est guère simple (et là je pense à toutes celles qui doivent avoir des tenues strictes pour bosser).
    Sortir en décolleté c'est l'idéal, mais imaginez quand vous êtes en position de la sardine dans le métro aux heures de pointe ! (en gros vous faites plaisir à vos voisins), porter une jupe plutôt légère c'est chouette aussi mais gare à la longueur…

    Et la joie des jambes qui gonflent...

    Bref c'est quand la rentrée ? NON je plaisante !!!! Vivement les vacances au bord de l'eau ! Parole de parisienne !

    Bon sur ce, je vais aller mettre mes pieds dans une bassine d'eau froide !

    Isis

  • Quid de la bienveillance masculine ?

    J'ai écrit hier que ce blog allait être rempli de bienveillance pour ce mois de juin.
    Donc point de méchanceté mais une question : où sont les hommes bienveillants ? polis ? bien élevés ? gentils ? galants ? courtois ?
    Est-ce une race en voie de disparition ? Je le crains.

    Posez à vos amis (i) quelques questions de base :
    - qui entre en premier dans un restaurant l'homme ou la femme ? Et pourquoi ?
    - dans un escalier qui est en premier lors de la montée ? L'homme ou la femme ?
    - et dans la descente dans ce même escalier ?
    - la femme doit marcher côté rue ou côté mur ?
    - qui tend la main en premier ? La femme ou l'homme ?
    - qui sert le vin à table ?
    - d'ailleurs qui choisit le vin ?
    - qui sert l'eau ?

    Faites le test…

    Donc, si l'on parle de la bienséance… de moins en moins d'hommes en connaissent les règles ou ne les appliquent.
    Il suffit de regarder autour de nous et même près de nous. Nous sommes entrés dans l'ère du chacun pour soi, même dans les relations hommes femmes. C'est assez triste.

    Lorsqu'un homme me tient la porte à la sortie du métro, je suis toujours surprise. C'est dingue. Non ? Mais je me dis "tiens un homme poli !". Bon c'est aussi la monnaie de la pièce du féminisme mais quand même !
    Egalité des sexes et parité ne veulent pas forcément pas dire goujaterie ! Perso, un homme mal éduqué… je le fuis !

    Et puis messieurs, sachez-le c'est tellement séduisant un homme courtois et bienveillant.

    Isis

    Réponses au test :
    - c'est à l'homme de rentrer en premier dans le restaurant, pour vérifier que la dame ne risque rien à l'intérieur (tradition du 19ème siècle)
    - c'est à l'homme de monter les escaliers en premier (pour qu'il ne se penche pas sur l'arrière train de la dame)
    - mais c'est lui qui est devant lors de la descente pour rattraper la dame au vol en cas de chute
    - la dame doit marcher côté mur et le monsieur côté chaussée
    - c'est à la femme de tendre la main en premier sinon pas de poignée de main
    - c'est l'homme qui sert le vin à une dame mais c'est à elle de se servir de l'eau
    - par contre au restaurant, le monsieur doit consulter la dame pour choisir les vins…

    C'est bon la courtoisie non ?

  • Haro sur la polémique

    Non, je ne vais pas écrire un billet polémique, mais je vais partager avec vous une petite pensée remplie de sagesse (ou du moins je vais essayer).

    Donc, comme je vous l'ai déjà dit, j'étudie chaque jour (à peu près) les statistiques de ce blog sur Google Analytics qui permet d'avoir de multiples informations sur vous mes lecteurs (surtout lectrices en nette domination).
    Je tiens à vous rassurer, je ne vois rien de ce qui se passe derrière votre écran et je n'ai aucune information privée.

    C'est super intéressant de voir vos réactions : temps de lecture d'un billet, lieu de consultation (et c'est là que je vois que ce blog est lu partout dans le monde, minute de fierté), support utilisé (iphone, tablette, Android ou ordi de bureau)…

    J'ai remarqué que lorsque je rédige des billets gentils, doux et remplis de poésie comme celui d'hier sur l'été… cela ne vous intéresse guère ou très peu (le temps de lecture est moins de 30 secondes en moyenne et il y a très peu de commentaires).
    Par contre, si je commence à lancer un débat (pour ou contre l'ultra médiatisation de KK par exemple… au passage vous saviez qu'elle est enceinte ?) là les statistiques de consultations s'envolent et les commentaires aussi.

    Ce qui me laisse un tantinet dubitative… Il faudrait donc que je sois tous les jours critique et polémique sur ce blog ?
    Cela ne m'intéresse guère ! J'aime les débats de fond certes, j'aime analyser ce qui me dérange dans notre société actuelle (et il y en a beaucoup), j'aime décrypter les tendances des réseaux sociaux et de la société. Mais, j'aime aussi parler de choses plus légères et drôles.

    J'imagine que certains sont déçus par certains billets (ce qui est normal) et se disent : "oh, Isis nous parle de l'été…. Oh elle est chiante aujourd'hui ! Je passe…". Mais les chiffres parlent d'eux mêmes : vous n'aimez donc pas quand je suis trop lisse.

    Pourtant, c'est bien d'avoir des billets de temps en temps remplis de bienveillance (non hypocrite évidemment). Non ?
    Critiquer pour critiquer c'est un tantinet épuisant.

    Je pense que c'est aussi très français d'aimer les débats, les confrontations, les envolées lyriques.

    Et si en ce mois de juin, on faisait une pause douceur ?

    Isis

  • Déclaration d'amour


    (blog les Paresseuses illustration Soledad Bravi)

    Cher mois de juin,

    Tu es mon mois préféré vois-tu ?
    J'aime la douceur de tes températures (quand ta cousine dame météo le permet), ton soleil et tes longues soirées qui nous préparent à un bel été.
    Bon à cause de toi, je frise un tantinet l'alcoolisme à cause des terrasses ensoleillées et arrosées à coup de vin rosé bien frais.
    Mais c'est tellement bon de pouvoir sortir en jupette pour te montrer mes gambettes.
    Cela fait la joie des manucures et esthéticiennes qui nous rendent jolies nous les femmes (ben oui, on ne peut guère s'afficher avec des poils aux pattes).
    Donc grâce à toi, on fait marcher l'économie.
    On sort nos pieds vernis.
    Les balcons et les jardins sont fleuris.
    Grâce à toi, tout est (presque) permis.
    Ce mois est rempli d'amour.
    Qui nous donnerait envie de dire oui pour toujours.
    On fait aussi marcher l'économie car juin est la période qui annonce les soldes (désolée rien ne rime avec soldes à part carte bleue vide)
    Grâce à toi aussi, les gens retrouvent une certaine gaité et joie de vivre.
    Les hirondelles nous offrent des chorégraphies tous les soirs au dessus de nos toits.
    Roland Garros ton compagnon sportif nous rappelle aussi que l'été approche et qu'il est temps de faire un tantinet attention à nos cuisses.
    Et notre quotidien se met doucement au rythme des vacances.
    Bref, juin je t'aime et je me permets de serrer très fort dans mes bras.
    Alors bienvenue à toi, et n'oublie pas d'être bienveillant avec nous qui t'aimons tant.
    Isis

    PS : par contre pour la mère que je suis, tu es aussi le mois du STRESS, car juin rime avec examens et baccalauréat de ma fille chérie.

  • Une petite musique dans la tête

    Je ne sais pas si cela vous arrive aussi souvent qu'à moi, mais j'ai toujours une petite chanson qui me trotte dans la tête. Non, je ne veux parler de la petite voix qui me parle lorsque je veux m'acheter une paire de chaussures de la mort alors que mon compte frise le rouge vif fluo.
    Je parle des chansons qui m'envahissent le cerveau. A chaque jour, sa chanson…

    Au moment où j'écris ces mots, je fredonne (malgré moi) une chanson de Claude François. Son titre ? Une chanson populaire "Et ça sonne comme un refrain… tralalala"...
    Et je ne sais même pas où j'ai pu l'entendre.
    Car évidemment, ces chansons qui squattent mon cerveau ne sont pas celles que j'écoute au quotidien. En ce moment, j'écoute en boucle le dernier album d'Izia Higelin. Eh bien non, je ne vais pas fredonner ses chansons ! Ce sont des airs qui s'attachent, qui se collent qui se greffent dans la tête. J'ai beau essayer de changer de titre, en vain ! Et parfois ça m'empêche quasiment de m'endormir.
    Par contre, je vais entendre mon cerveau chanter de la Compagnie Créole "Au baalll au baaaal masqué ohé ohé !", du Michel Sardou "je pars, mes parents je pars", du Chantal Goya "Bécassine c'est ma cousine…" (je sais là c'est la méga honte) et je vous passe le reste.

    Bref mon cerveau est un véritable juke box.
    Rassurez-moi, je ne suis pas la seule ?

    Allez tous en choeur ! On partage ?

    Isis

  • La problématique de la Stan Smith

    IMG_1594

    Dans le numéro 1 de La Petite Gazette de la Mode Mais pas Que (je sais c'est long à dire…), le port de la Stan Smith a été évoqué dans deux articles.

    Certaines lectrices ont critiqué cette pseudo "insistance" voyant cela comme un diktat de "fashion victime" (ce que nous nous défendons d'être à la rédaction).
    Pour moi, la Stan c'est un incontournable de la garde robe depuis mes années lycée. J'en ai toujours eues (pour preuve cette photo, une des paires a au moins 15 ans).

    Je dois avouer que j'ai été la première à râler quand j'ai vu cet élan de mode il y a plus d'un an déjà. Toute le monde était à la recherche de la Stan !
    Je me souviens même avoir été abordée par deux jeunes filles (à peine plus âgées que ma fille) dans un TGV qui en cherchaient désespérément. Là je me suis dis : stop j'arrête, je boycotte.
    Sur le coup, j'ai été snob je dois l'avouer… j'ai tenu un mois ! Pourquoi ?
    La réponse est simple : je n'ai pas trouvé d'alternative !
    Nike je n'aime pas, Veja en Blanc bof, Puma Idem, idem aussi pour les autres marques. J'ai même cédé à la tentation du modèle Superstar (parce que j'ai croisé Caroline de Maigret avec une paire de blanches à plusieurs reprises…), mais je ne suis pas à l'aise avec . Je ne les trouve pas du tout confortable.

    Bref, je suis revenue vers ma bonne vieille paire de Stan, non pas pour être à la mode, mais parce que je n'ai rien trouvé d'autre, tant au niveau allure que confort.
    Seul bémol, les nouveaux modèles sont de bien moins bonne qualité que les anciens !

    C'est un fait, on en voit sur tout le monde. Et alors ? D'ailleurs, des comptes IG anti Stan se sont montés. A lire ici.

    La tennis blanche est du même acabit que la chemise blanche ou la petite robe noire, c'est l'élément indispensable de toute bonne garde robe qui se respecte.
    Alors, oui, en ce moment, je constate que la Converse blanche (merci Inès de la Fressange) revient sur le devant de la scène. J'adore, mais quid en hiver ou quand il pleut ?
    On revient forcément vers la Stan qu'il pleuve, qu'il vente, qu'il neige… de nuit comme de jour… en robe, en jupe ou en pantalon.

    Isis

  • L'été sera chaud mesdames

    Voici la température qui s'annonce pour nous les femmes à en lire la presse féminine. Euh non, je ne parle pas de météo.

    Tous les ans à la même période, on nous ressort le même discours : nous devons être des "bombes" sur la plage.

    Bombes de corps, d'esprit et de cul bien évidemment.
    La mère de famille (ou pas) que nous sommes doit se transformer, le 21 juin venu, en une déesse.

    Donc en gros, vous, qui croyez laisser tomber les dossiers du boulot, le cocktail "métro+ménage+bouffe+quotidien+mômes" pour vous reposer les doigts de pieds en éventails sur la plage et ne penser à rien, je vous dis : que Nenni !
    Ceci est un mirage mes amies.
    L'équinoxe d'été venu, nous devons continuer le cocktail cité ci dessus mais en y ajoutant : le sexe !
    Oui, l'été nous devons être une bombe au lit (ou autre, cela dépend de vos fantasmes).

    Donc en gros pas de repos, même votre sieste se doit d'être "coquine" (terme très souvent utilisé par mes consoeurs de la presse féminine).

    Coquine, bombasse, chaudasse… ça veut dire quoi au fait ?
    Etre "open" 24 sur 24 ?
    Prendre la chose en main (vous interpréterez ce terme comme bon vous le semble) ?
    Etre une maîtresse parfaite ?
    Connaître le Kama Sutra sur le bout des doigts ?
    Refuser le missionnaire pour passer à des choses plus actives (désolée je n'irai pas plus loin, ce blog est lu par des copines de ma fille) ?

    Donc point le droit à la fatigue et au laisser aller.
    Préparez vous arrivée à cette veille de juin à avoir :
    - un corps parfait
    - un cul parfait
    - une épilation parfaite
    - un ventre parfait
    - une libido parfaite

    Vaste programme. C'est quand la rentrée ?

    Isis

  • Si j'étais PDG… dans un monde utopique

    Ah si j'étais dirigeante d'une énorme boîte type multinationale….
    J'imposerais certaines règles :
    - création d'une crèche et d'une garderie pour les enfants de mes employés
    - une pause régulière sur le temps de travail et rémunérée pour que les mamans puissent venir voir leurs enfants dans cette même garderie
    - je n'imposerais pas aux filles de l'accueil la tenue type tailleur marine ou noir avec des collants opaques même par 40 degrés. Je leur imposerais juste le sourire.
    - bienveillance, confiance et courtoisie feraient partie du règlement intérieur
    - le premier jour des soldes serait férié
    - Muji nous fournirait notre papeterie
    - les animaux seraient autorisés
    - il y aurait des grands canapés un peu partout
    - il y aurait un grand jardin pour faire des pauses ou travailler (d'ailleurs tous les ordinateurs seraient portables pour faciliter la mobilité)
    - il y aurait des oeuvres d'art modernes sur les murs
    - la pause sieste serait obligatoire
    - j'écrirais des mantras sur tous les murs et dans les ascenseurs : "oui, tu le peux, partage, aime, écoute…"
    - j'interdirais les réunions après 16h
    - d'ailleurs, ma boîte fermerait à 18h00 le soir
    - je n'accepterais pas les heures supplémentaires
    - hommes et femmes recevraient les mêmes salaires à fonctions égales
    - je n'imposerais pas le costume cravate, ni le tailleur talons, mais je dirais oui à la fantaisie et à la couleur
    - tout à la cantine serait bio et bon, d'ailleurs cela ne serait pas une cantine mais un lieu de détente
    - toute personne pourrait travailler en musique si elle le souhaite
    - il n'y aurait pas d'open space sauf pour les volontaires
    - les pauses clopes auraient lieu dehors et non dans des espaces fermés
    - je dirais oui au télétravail
    - je bannirais la moquette grisâtre au sol
    - j'imposerais des photos choisies par mes employées partout et chaque bureau serait personnalisé avec une dominante de vrai bois
    - il y aurait des fleurs sur chaque bureau
    - il y aurait des cours de yoga, de pilates, et de méditation à toute heure
    - toute jalousie ou coup bas entre employés serait une faute professionnelle
    - ma porte de PDG serait toujours ouverte pour les nouvelles initiatives

    Bref, je sais c'est utopique.
    Mais on peut toujours rêver. Non ? Et vous, que feriez-vous ?

    Isis

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