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  • Pensées en vrac #16

    En ce vendredi quelques pensées diverses et variées…

    #Pour la première fois depuis des années, je n'ai pas acheté le ELLE de la semaine. Lire que selon Françoise-Marie Santucci, Kim Kardashian "bouscule les codes de la féminité" et que son mec Kanye West est, je cite l'édito, "brillantissime"…. je dis stop à la connerie. je ne peux plus valider ça. Je préfère donner les 2,20 € (x4 par mois) à quelqu'un qui en a besoin plutôt qu'arroser ce titre qui nous prend pour des imbéciles.

    #Je supporte de moins en moins les excès de notre société. Parfois, je me demande si je deviens de plus en plus conne et intolérante ou si c'est la sagesse qui me gagne. J'en viens à ne plus supporter les déballages de fringues de marques et les concours sur Instagram, et je m'en détache de plus en plus. Ceci dit j'ai été plus que rassurée en lisant vos nombreuses réactions sur le sujet.

    #Dans cette lignée de rejet des excès de notre société ce mail de Christine alias Mumisarockeuse si vrai et qui donne aussi à réfléchir…sur les it bags :

    "Moi aussi, je suis comme toi, j'aime bien les paniers et les cabas et quand je vois de jeunes blogueuses à peine plus vieilles que nos filles arborer des it-bags à plus de 2000 euros, je suis à chaque fois sidérée non par envie et jalousie mais parce que je suis atterrée de voir combien l'apparence est importante dans la vie de ces jeunes femmes (qui pour moi n'ont pas grand choses dans le chou !).
    Mes parents m'avaient offert un petit Chanel pour mes 25 ans et je ne m'en sert quasiment jamais, mon homme m'a offert un Hermès (modèle Bolide) pour mes 35 et lui non plus ne quitte guère sa belle housse en feutrine.
    D'abord je n'aime pas cette expression de it-bag (comme si on était obligée de le posséder car sinon on est rien).

    Je vais être terriblement dure mais je trouve regrettable que des produits luxe dont la qualité n'est plus à prouver se retrouvent aux bras de pétasses (et là le é pourrait être également un u) de la téléréalité et autres ! oui, j'aurais aimé un Kelly mais à force de le voir au bras des Nabilla et autres petites c.....s, je n'en ai plus du tout envie ! Je ne vais pas ouvrir ce débat car business is business n'est-ce pas et pour ces maisons, le plus important est de vendre mais si le sac est le prolongement de la personnalité alors on est entourée de connes ! Pour moi ces sacs se méritent tout simplement (mais si je dit que certaines maisons devraient sélectionner leur clientèle, on va me jeter des pierres).

    Ce qui m'étonne également, c'est le prix des sacs qui a fait un bon incroyable ces dernières années. Quand j'étais étudiante dans les années 80/90, on avait toutes plus ou moins un sac Longchamp ou une besace Upla et ils étaient abordables. Aujourd'hui avoir un beau sac en cuir semble être devenu un luxe et des maisons qui étaient moyenne gamme il y a 20 ans sont maintenant inabordables pour beaucoup d'entre nous. La preuve si on fait un tour dans les grands magasins du boulevard Haussmann particulièrement en ce qui concerne le Printemps qui est devenu un véritable temple du luxe.

    MumisaRockeuse "

    #Vos courriers et mails me rassurent, je ne deviens pas antisociale…

    #Autre constat personnel : en regardant mon fil de photos sur ig je constate que je suis obsédée par la météo... suis-je la seule ? Je ne supporte plus le gris, le froid, la pluie. J'en viens à regarder mon appli météo sur mon i phone tous les matins... 

    #Conseil ciné pour le week end : je vous recommande vivement le film avec Pierre Niney l'Homme Idéal…

    Isis

  • La problématique du pull marine

    Voilà, je suis à la recherche d'un pull marine lambda : marine foncé col V ou rond (surtout pas col bateau), de forme classique, et en laine. Je vous vois me dire : "c'est simple à trouver !" Eh bien non.

    Samedi dernier, je vais chez George Hogg mon fournisseur officiel de pulls, petite adresse confidentielle de la rue du Bac.
    Les pulls y sont simples, basiques et surtout pas onéreux : prix moyen 25 euros.
    Mais déception suprême : la boutique a fermé.
    Depuis, impossible de trouver des pulls en laine sans fioritures laides de type fleurs, paillettes, dentelles, boutons un peu partout, poches moches (la rime était trop simple).
    Pourquoi est-ce impossible de fabriquer des pulls simples et pas onéreux ?
    J'ai fait toutes les boutiques de fast fashion : Zara, H&M, Uniqlo, Monoprix, And Other Stories, Cos et même : Cyrillus, Camaïeu et Promod (ce qui reflète bien ma quête désespérée) !
    ET RIEN ! Nada ! Nothing ! Niente !

    Pourquoi est-ce si difficile de trouver du basique ? C'est d'ailleurs la même chose pour les tee shirts en coton blancs, noirs, gris ou marine !
    Est-ce que quelqu'un peut m'expliquer pourquoi ?

    C'est à se demander si ce que nous propose la mode n'est pas à l'image de notre société : en crise et très compliquée.

    Isis

    PS : si vous avez un plan pull marine basique pas cher, je suis preneuse !

  • La problématique du slim

    Je sais que ce billet va énerver certaines d'entre vous… mais je veux créer une brigade anti slim.
    Même si vous en êtes une inconditionnelle… pourquoi l'êtes-vous ?
    Pour le confort ?
    Une question : comment peut-on être confortable dans un falsart qui vous saucissonne les hanches, le cul, les cuisses, les mollets et horreur absolue, les chevilles ?
    Pour la facilité ?
    Hop un slim, un gros pull pour cacher les fesses et bim c'est parti ! Et donc pourquoi cacher l'arrière train ? Donc inutile de porter un slim alors. De toute façon ça l'aplatit et le grossit inévitablement.
    Pour la mode ?
    Si c'est votre unique raison, laissez tomber…. à midi, j'ai déjeuné à côté (non pas avec) Caroline de Maigret et elle portait un jean simple pas slim du tout. Il était coupé 7/8ème et plutôt droit et de couleur brute (ben oui j'ai maté !)
    Bon en effet, si vous allez chez Zara, H&M and co ils ne proposent que des slim bien moulants… hypra laids et qui tuent une silhouette !

    Même sur Kate Moss soit disant la fille la mieux fichue de la terre (enfin jadis) c'est laid.
    Alors imaginez quand vous n'avez pas les cuisses ni la longueur de jambes de Kate…

    Perso je n 'ai jamais porté de slim car je déteste étouffer de la cuisse… par ailleurs ça tue la silhouette.
    Si vous êtes maigre, cela accentue votre maigreur et si vous avez des formes… cela accentue le tout aussi.

    Bref soyez réalistes ! C'est laid. Regardez dans la rue… 99% des femmes (pou gamines) le portent mal !!

    D'ailleurs, je suis convaincue que bien peu d'hommes aiment ce type de pantalon sur une femme…

    C'est pour cela que j'en appelle à réhabiliter le jeans simple brut sans élasthanne et qui vieillit avec le temps. Vous pouvez le porter serré mais cela sera bien plus joli qu'un slim..
    Le pire du pire le slim : celui qui serre un max à la cheville… cela donne un effet d'optique sur le mollet qui apparait deux fois plus gros… Regardez dans la rue, vous dis je !
    A bannir encore plus le slim de couleur : gris clair, rouge, rose, jaune….. et blanc (summum du pire du pire surtout si on voit le détour de la culotte ou du string).

    Alors le slim pour homme n'en parlons même pas….

    Perso je deviens lesbienne en voyant cette image...

    Isis

  • Take a break !

    Il y a quelques semaines, j'avais listé les expressions qui m'énervent un tantinet (à lire ici)… j'en ai oublié une : "Take a break", en français : faire une pause.
    J'ai l'impression que c'est une phrase qui perdure dans le temps.
    "Attends pause !", "j'ai besoin de faire un break", "on fait un break"…
    Qui parmi vous n'a jamais osé dire à un mec (ou qui n'a jamais entendu de la part d'un petit copain flirt boutonneux d'un été) : "attends, je préfère qu'on fasse une pause… je t'aime trop, ça va trop vite (traduction : ducon tu m'énerves)…bla bla bla j'ai besoin de respirer"…."

    En ce moment, cette expression à la con (appelons un chat un chat) est souvent utilisée sur les réseaux sociaux : "j'ai besoin de faire une pause je vais donc prendre un peu de recul par rapport à instagram…" et là s'en suit la plupart une explication à la noix : "besoin de lâcher mon i phone", "mettre le tout sur pause", "arrêter de vivre par procuration", "envie de choses vraies", "envie d'amitiés réelles", "envie de me retrouver"…bla bla bla…

    Vous n'avez pas remarqué ? Ce genre de discours tient… une journée ! Et encore…. parfois une heure ! C'est affligeant. J'essaie de traduire cet état de désolation pour en arriver à de tels discours souvent accompagnés d'une photo telle que celle qui orne ce billet.
    Attention : je comprends que l'on puisse appuyer sur pause à cause d'un cas de force majeure : maladie, gros coup de blues… c'est humain.
    Mais quand cette pause devient récurrente avec à chaque fois un long discours d'explication (dont la plupart des gens s'en tapent) c'est un poil chiant et pathétique.
    Et démontre l'état de dépendance dont sont affectées certaines personnes… qui vivent et qui n'existent que par procuration.

    Moi moqueuse ? Non, réaliste !

    Allez, je fais une pause… d'une soirée ! A demain !

    Isis

  • La problématique Instagram

    Cela fait plus de trois ans que je suis active sur Instagram. J'y ai fait de très belles rencontres, j'ai eu de très mauvaises surprises, j'ai retrouvé des amies éloignées, et j'ai aussi décroché des missions (rédactionnelles) grâce à ce réseau social.
    Quasiment tout le monde y est. On poste des photos du quotidien, de nos tenues (#outfit ou #OOTD), de nos enfants, de notre déco...
    Mais ce petit monde en apparence fort sympa est-il vraiment sincère ?
    Combien de gens y sont vraiment par plaisir ?
    Qu'est-ce que cela signifie vraiment avoir 200, 2000 ou 20000 followers ?
    A la base, le réseau permettait de partager… maintenant j'ai l'impression que le mot d'ordre est vendre. Et ça me dérange. L'arrivée de la publicité y est aussi pour quelque chose.
    Cela me dérange aussi de voir des gens faire des crises parce qu'on a piqué leurs photos… Par essence, si on choisit de mettre sa vie sur les réseaux sociaux, c'est pour que cette dernière soit publique.
    Et combien de clichés sont réellement pris sur le vif, spontanément ? Bien peu à mon goût.
    Certaines instagrameuses étalent trop leurs "biens"…C'est un peu la surenchère de qui postera son dernier it bag pour avoir un maximum de likes : un Deyfuss c'est 200 likes assurés, un Chanel le double.
    Et ne parlons pas des : "si je te suis tu me suis et je te suis.."
    Ne parlons pas non plus de la mise en scène : enfants parfaits, maison parfaite, cuisine parfaite, même les chiottes y sont parfaites !
    Lorsque je regarde mon fil de photos je me dis que chez moi c'est vraiment bordélique par rapport aux autres intérieurs. Mais en même temps… Est-ce vrai tout ce que l'on voit ? Je me demande.
    Je peux comprendre que cela puisse créer des frustrations chez des personnes jalouses. J'ai lu un article très intéressant sur ce sujet dans un Madame Figaro qui parlait du "Bovarysme" créé par Instagram. Ce phénomène est assez flippant mais si vrai.
    Bref, ce manque de sincérité me laisse des doutes…
    Et en même temps ce réseau social est formidable, car il permet de découvrir de nouveaux univers, de voyager, de voir un tas de trucs sans bouger de chez soi.
    Vaste débat que j'ouvre ici avec vous.

    Isis

  • Pensées en vrac #15

    #Quoi de plus beau que ce cerisier en fleurs ? J'acore cette période où tout renaît ! C'est un peu comme si le monde sortait d'un gros nuage gris.

    #En cette fin de semaine, et surtout premier jour du printemps, je relisais mes derniers billets ce matin, et je me dis que mes pensées sont très négatives en ce moment. Non ? Finalement, ce blog est en quelque sorte mon journal intime !
    Je ne peux que vous remercier pour votre fidélité qui est croissante… Et parfois je me demande pourquoi ! Par contre, je suis infiniment désolée car j'ai beaucoup de retard dans mes réponses à vos mails et commentaires… Je vais me rattraper ce week end ! Promis.

    #Sinon coté news, j'ai transféré toutes vos réactions, questions et commentaires sur le devenir du magazine Elle à Denis Olivennes le Président du Directoire de Lagardère Active ainsi qu'à Constance Benqué sa directrice de la Publication…. Pas de réponse ! Ils ont du me prendre pour une illuminée. No comment. Le pouvoir éloigne les gens de la réalité.
    Je n'ai pas encore ouvert le dernier numéro, mais je vois qu'ils se sont aussi mis au "click and buy" comme Grazia… Piqûre de rappel qui nous démontre bien que ce magazine est à la botte de ses annonceurs.

    #Tout à l'heure, en cherchant un truc dans mes cahiers Moleskine (vous ai-je déjà dit que ce sont les prolongements de ma mémoire ?) je suis retombée sur le thème astral que m'avait dressé une astrologue en décembre dernier. Tout ce qu'elle m'avait prédit pour 2015 se réalise. C'est incroyable. Moi qui suis plutôt méfiante sur ces trucs… je vous la recommande vivement. Je vous donne ses coordonnées volontiers si vous le souhaitez !

    #Sinon, je songeais à créer une brigade anti slim… je sais, vous allez me dire que je suis intolérante. Mais franchement, c'est laid un slim. Non ? Cela tue une silhouette aussi fine soit elle ! J'en reparlerai !

    #Je prépare un dossier sur les sites de rencontres. Vous y croyez Vous ? Moi pas du tout… Pourtant j'ai plein d'amies qui rencontrent leur âme soeur de cette manière. La rencontre 2.0 nouveau lieu de drague ?

    Allez haut les coeurs ! C'est le printemps !

    Isis

  • La crise de la mère

    Aujourd'hui, ma BFF m'a dit que je vis très mal le fait que ma fille (unique) vient d'avoir 18 ans.
    C'est vrai, depuis quelque temps, je suis irascible, stressée, fatiguée, énervée et je me sens vieille. Je sais que vous allez bondir en me rappelant que 43 ans c'est encore jeune. Oui, je suis en pleine force de l'âge pour me réaliser professionnellement, j'ai aussi la chance d'être en bonne santé… mais le pour le reste…

    Jeune est un terme très relatif. Il faut arrêter l'hypocrisie et ouvrir un tantinet les yeux.
    Mon corps change (ok j'ai arrêté le sport à cause d'un genou capricieux et abimé suite à une mauvais chute de ski), je dois faire le deuil de la maternité car je ne me sens pas du tout capable de repartir dans les couches, les nuits blanches, la crèche, et les sorties d'école (et encore faut-il avoir le conjoint aimant équilibré et parfait), je vois ma fille s'envoler (et j'en suis très fière)… et voilà.. la vie file.

    Et je me retrouve seule, de plus en plus seule.
    C'est flippant.

    Un homme de 43 ans ne se posera pas ces questions existentielles puisque lui cela ne le concerne pas. 43 ans pour lui c'est la force de l'âge. Il peut refaire 10 fois sa vie. Il y a peu de temps, j'ai croisé un de mes ex marié à une jeune femme (qui est à peine plus âgée que ma fille) avec un petit garçon de 3 ans à peine. Son projet ? Avoir un autre enfant…

    Soyons enfin réalistes les hommes et les femmes ne sont pas du tout sur un pied d'égalité.
    Bref c'est vache.

    Isis

  • Pourquoi je n'aime pas les achats en ligne

    J'ai des copines qui passent leur temps à acheter des fringues et accessoires sur Internet.
    C'est vrai que c'est un marché géant à portée de clic ! Une boutique de mode où tout est réuni. Même pas la peine de se déplacer ! (Enfin sauf si vous êtes la quiche que je suis qui n'est jamais là quand le livreur passe). Vous imaginez c'est comme si les Galeries Lafayette vous étaient ouverts rien que pour vous…. Galeries Lafayette, et consorts du monde entier réunis.

    Donc que vous habitiez au centre de Paris ou au coeur d'une ferme dans le Cantal ou encore dans une cabane dans les bois au Canada, vous pouvez acheter ce qui est incontournable selon les codes des modeuses : fringues, chapeaux, lingerie, sacs, bijoux, lunettes, chaussures, le tout neufs, vintage ou d'occasion.
    C'est aussi une mine d'or pour dénicher des petits créateurs (seul point positif de ce grand marché virtuel selon moi).

    Eh bien tout cela ne me parle pas. J'aime la fringue au sens propre du terme. Et par fringue ou sac ou encore chaussures, j'ai besoin de les toucher, de les caresser, de voir la matière avant de les adopter.
    Oui, pour moi acheter une fringue c'est comme une adoption. On doit faire un parcours de vie ensemble. Alors autant ne pas se tromper.

    Et recevoir un trench ou un pantalon plié en quatre et (souvent) tout froissé dans un colis ne me fait guère rêver. Je reconnais que certains sites comme mytheresa.com ont l'art d'emballer les colis (des jolies boîtes rose avec un joli noeud).

    Autre souci, si vous n'êtes pas là quand le livreur vient le déposer, vous êtes bonnes pour la poste… et là ce n'est plus un gain de temps mais une grosse perte de temps (et moi j'ai toujours le don pour m'énerver à la poste…). En plus, je suis du genre à oublier ma pièce d'identité pour récupérer le colis, et c'est un miracle quand je n'ai pas perdu l'avis de passage.

    La seule chose que j'aime dans ses sites (surtout les étrangers) ce sont les tendances et les articles qui les accompagnent avec pour la plupart des super photos ! A l'image de the Webster miami ou encore luisaviaroma

    Pour le reste, j'aime bien me déplacer. Bon, je reconnais que pour celles qui habitent loin de tout cela peut être sympa.

    N'oublions pas non plus, que les magasins sont vecteur de lien social ce qu'il ne faut pas oublier.
    Moi vieille rétrograde ?
    Un tantinet.

    Isis

  • Que devient "ELLE" ?

    Vous avez été nombreuses à réagir (sur Instagram ou sur le blog) suite à mon billet relatif au dernier article du magazine Elle sur la mode des nombrils à l'air.

    J'ai essayé d'entrer en contact avec Constance Benqué sa Directrice de Publication mais pas de réponse. Je ne désespère pas !
    Loin de moi l'idée de faire du Elle Bashing !

    Nous nous posons toutes la même question : où va le magazine Elle ? A qui s'adresse-t-il ? Quel est son coeur de cible ?

    Avant ce magazine était intergénérationnel. Chez moi, il touchait trois générations de femmes. Quand on le recevait, c'était la querelle familiale pour le lire en premier. Je me souviens à 15 ans, j'en faisais des piles dans ma chambre et cela me servait de meuble pour déposer mes affaires.
    A 20 ans, j'attendais le lundi avec impatience pour l'acheter.
    C'est grâce à ce magazine que je suis devenue journaliste et que j'aime tant parler des femmes.

    Et maintenant ? Ma mère ne le lit plus depuis longtemps, ma fille de 18 ans préfère son concurrent direct Grazia, et moi je ne me reconnais plus dedans.

    Michèle Fitoussi, ex journaliste de ce magazine a commenté mon post sur Instagram en écrivant je cite : "Elle reste un beau journal, et il ne change pas tant que ça au fond, il y a eu beaucoup de beaux reportages et beaucoup d'inepties. Mais on se lasse précisément parce qu'il ne change pas. Le bleu est le nouveau noir, le ventre est le nouveau décolleté…. c'est aussi ce qui fait son charme (….) et ses faiblesses. Il n'est plus intergénérationnel c'est un journal de niche. C'est difficile de se renouveler avec la presse qui va mal et les blogueuses si pointues et si actives."
    Je remercie infiniment Michèle pour cette intervention si fine et intelligente à son image.

    Mais cela ne répond pas à ma question. Quel est le public visé ? Pourquoi avoir retiré cette magie à Elle qui avait le truc en plus par rapport aux autres féminins ?
    Il est tombé entre les mains de bureaucrates énarques qui ne pensent qu'au fric. Mais pas aux lectrices.

    Alors si Constance Benqué ou Françoise-Marie Santucci lisent ce billet, voici un condensé des commentaires que j'ai reçus :

    "Quant aux dérives du magazine Elle, je trouve que c'est de pire en pire; la mode est de moins en moins portable et les articles où des femmes "normales" mais avec du style donnaient leurs idées, leurs marques fétiches… n'existent plus au profit de conseils de journalistes parisiennes trés décalées de la réalité ! Je ne vais même pas renouveler mon abonnement." Nathalie

    "Quant au magazine Elle, il y a bien longtemps que je ne le trouve plus intéressant du tout". Chris

    "Quant à "ELLE", ça fait longtemps que la rédaction ancienne et nouvelle a perdu de vue le fait que ses lectrices sont AUSSI des femmes de plus de 30 ans et donc, qui ne se reconnaissent pas dans le contenu éditorial, les pages modes et tout le tintouin." Liberty

    "Elle Fait effectivement un grand n'importe quoi en relayant ce genre de stupidités. Je n'achète plus que rarement ce magazine." Les Petites adresses

    "Je suis dépitée par le Elle et c'est de pire en pire. Où est donc le magazine que j'ai découvert quand j'étais lycéenne ? Aujourd'hui, j'ai l'impression de ne plus être concernée par la majorité des articles". Tagati

    "Si Sophie Fontanel s'en va, je me désabonne". Anna

    "Le Elle dit de plus en plus n'importe quoi. Soit on nous adule (les femmes d'âge mûr) soit on lit des niaiseries du genre apologie du bidet à l'aire.. et je te passe la rubrique beauté de cette semaine. oui je vais sortir avec de l'orange autour des yeux et une raie verte verte sur la tête !" Lily

    "Elle est régie par la pub". Céline

    Voilà tout est dit ! C'est un peu notre patrimoine féminin qui part à vau-l'eau ! Et je ne peux qu'avoir une pensée pour Hélène Lazareff qui a créé ce magazine en 1945.
    A bon entendeur !

    Isis

  • Le nombril décolleté de l'été 2015 ?

    Encore un article qui m'a un tantinet fait sortir de mes gongs.
    Selon le dernier Elle, les créateurs jurent que "le nombril, c'est le décolleté 2015" et que cette tendance, je cite en "dit long sur les nouveaux codes de la sensualité".

    Mais Elle est devenu un magazine pour ado sylphide limite anorexique ?
    Ce type de mode pose deux problèmes.
    - c'est discriminant
    - c'est un appel à la maigreur.
    Car imaginez une femme bedonnante porter ce type de haut :

    Bref impossible ! En plus, c'est hypra laid !

    Alors pour quoi vouloir faire une mode qui ne s'adresse qu' à 10 % des femmes ? Et pourquoi un magazine comme Elle relaie ce type d'information ?
    Pour nous complexer ? Pour faire l'éloge de la minceur ? Pour soutenir les laboratoires de produits diététiques ?

    Je pense qu'il faudrait vraiment que la presse féminine cesse de nous prendre pour des connes abruties. La journaliste ose citer Bernard Andrieu, philosophe du corps (?) qui rappelle que "le ventre est le coeur de nos émotions" et qu'il est "bon de le dévoiler" à autrui.
    Je le cite : "le dévoiler c'est donner à contempler un peu de son état émotionnel intime. Notre époque est plus émotionnelle que sexuelle…".
    Alors mon cher monsieur, il est grand temps de changer de métier et d'apprendre plutôt à découvrir les vraies femmes !

    Qui est citée dans l'article ? Kendall Gener et Gigi Hadid qui exhibent leurs ventres plats et musclés à souhait. Rappelons que ces deux demoiselles qui ont à peine 20 ans sont des purs produits de la télé réalité… et ont une classe au degré zéro.

    Toujours est-il qu'il parait que sur Instagram il y a un mouvement qu'il s'appelle la "fitspiration" où le ventre occupe une place centrale et le montrer c'est une preuve de son travail…

    Bref cela va encore complexer un tas de femmes. Et c'est bien triste.

    J'en perds mon latin.

    Isis

  • Pensées en vrac #14

    Après une semaine plutôt agitée et positive sur le plan professionnel, des petites pensées en vrac pour débuter ce week end.

    - Mon livre avance à grands pas. J'ai été plus que ravie de recevoir le premier prix de l'auteur indépendant la semaine dernière. C'est en partie grâce à vous. Et je ne peux que vous remerciez. Le livre fini sera encore plus chouette, encore plus rigolo grâce aux dessins de Marie Insolubile, et encore plus incisif. La super équipe de mon Best Seller.com m'entoure et me soutient. C'est chouette de travailler dans un bon et bel esprit. J'ai tellement besoin de m'entourer de gens humains et là je crois que c'est vraiment le cas.

    - Mon deuxième livre est en route.. son titre ? L'antiguide de la parisienne… Tout un programme.

    - Je me suis remise sur Facebook et je dois reconnaître (à mon grand désespoir) que c'est un réseau social encore incontournable. Mais j'ai vraiment encore du mal à y retourner.

    - Sinon une question me taraude depuis quelques semaines : peut-on corriger les erreurs de notre passé ?
    Je n'arrête pas de me dire : et si je n'avais pas…. et si j'avais…. et si, et si… C'est dur d'avancer en pensant au passé. Peut-être est-ce du au passage à l'âge de la majorité de ma fille. C'est un peu un chamboulement intérieur. Est-ce que cela vous arrive aussi à vous de vouloir réparer certaines choses et erreurs du passé ? De vous vouloir vous réconcilier avec des fantômes ? Ou suis-je la seule à m'obstiner et à certainement me faire du mal ?

    Isis

  • Savez-vous parler 2015 ?

    Vous aurez remarqué que je suis très attachée aux mots et surtout aux expressions anciennes comme un tantinet, coquillart, falsart… j'ai un côté fort rétro.
    D'où cette idée de test d'évaluation sur votre degré d'adaptation au parlé 2015.

    Les réponses sont en fin de billet… attention on ne triche pas !

    Alors aujourd'hui :
    1. Comment dit-on dépression nerveuse ?
    2. Comment dit-on faire la grasse matinée ?
    3. Comment dit-on surdoué ?
    4. Comment dit-on draguer ?
    5. Comment dit-on crise de foie ?
    6. Comment dit-on décontracté ?
    7. Comment dit-on tenue du jour ?
    8. Comment dit-on meilleur ami (e) ?
    9. Comment dit-on avoir du style ou être chic ?
    10. Comment dit-on allergique à un aliment ?
    11. Comment dit-on nouveau gris ?
    12. Comment dit-on lettre ?
    13. Comment dit-on photographier ?
    14. Comment dit-on bleu ?
    15. Comment dit-on faire un régime ?
    16. Comment dit-on "comme ça" ?
    17. Comment dit-on pas de chance ?
    18. Comment dit-on télé réalité ?
    19. Comment dit-on Jean Neige ?
    20. Comment dit-on Inès de la Fressange ?
    21. Comment dit-on bureau de style ?
    22. Comment dit-on gastronomie ?
    23. Comment dit-on camion itinérant ?
    24. Comment dit-on devenir célèbre ?
    25. Comment dit-on zen ?
    26. Comment dit-on pantacourt ?
    27. Comment dit-on pattes d'éléphant ?

    A vos stylos !

    Isis

    1. Burn out
    2. Faire mon yoga
    3. Hyperactif
    4. Aller sur Tinder
    5. petite gastro
    6. Effortless
    7. OOTD Outfit of the Day (si tenue de soirée c'est OOTN : Outfit of the Nigth…)
    8. BFF (Best Friend Forever)
    9. Avoir le swag
    10. Etre intolérant alimentaire
    11. Kaki
    12. Mail ou sms
    13. Instagramer
    14. Indigo
    15. Cure de détox ou no gluten ou encore gluten free
    16. Sa comme
    17. La loose
    18. Faire du business ou devenir it girl
    19. Jean qui tâche
    20. Caroline de Maigret
    21. Influenceur
    22. Fooding
    23. Truck
    24. Faire le buzz
    25. Keep calm
    26. 6/8ème
    27. Flare

    Si vous avez plus de 25 réponses bonnes vous êtes bien ancrés en 2015. Pour le reste, mettez vous à l'anglais et révisez votre langage dans la presse féminine !

  • Les codes de la parisienne

    Vous allez finir par me dire que je suis un tantinet barbante avec la parisienne.
    Mais le sujet est encore venu à moi ce matin alors que je buvais un thé à l'hôtel Amour avec une amie qui souhaite s'installer à Paris. Au travers de la conversation, elle me demande quels sont les codes parisiens.
    La réponse tient en une phrase : il n'y en a pas.

    Il n'y a aucun code pour entrer dans la sacro sainte caste (largement créée par le marketing et la presse).

    La parisienne, c'est juste celle qui ne fait aucun effort contrairement à l'italienne, l'anglaise ou l'américaine.
    En ce moment c'est très à la mode de parler de "l'effortless" (sans effort pour les non anglophones) : pas coiffée, pas maquillée, égérie de la désinvolture vestimentaire.
    Je dirais que ça aussi c'est faux et surtout très ambigu. Il faut arrêter de se prendre la tête avec ces codes à la noix qui complexent un max de filles.

    Moi, je suis la reine de l'effortless.
    Pas parce que c'est la mode, mais parce que j'ai toujours été naturelle et plutôt décontractée.
    Je n'ai jamais été coiffée. Je me maquille peu voir pas du tout même pour aller à un rendez-vous professionnel. Ce n'est ni par snobisme ni par désinvolture, mais par "non envie" d'être récurée de la face et des cheveux ! Quand je sors de chez le coiffeur un peu trop apprêtée, je file directement sous la douche.
    Et cela ne me plait guère de ressembler à un pot de peinture sorti direct de chez Castorama.
    Je passe mon temps en Stan Smith. Les talons de 12cm, c'est pour les new yorkaises qui sont conduites par un chauffeur. D'ailleurs, c'est pareil pour les jupes sans collants par -2 : c'est faux. N'importe quelle fille normale qui arpentera les rues de Paris en plein hiver pour aller bosser ne le fera pas jambes nus à moins d'être ultra résistante à l'angine de poitrine. Idem pour le manteau déposé délicatement sur les épaules… Non, le manteau, on le porte parce qu'on se pèle ! Et puis dans le métro ce n'est point pratique.

    J'en ai franchement ras le bol de ces fantasmes cons. Que la prochaine qui me dit qu'elle "adoooooore" préparer un poulet au curry (sans oublier le velouté de champignons, le carpaccio et la charlotte aux fraises) pour 12 personnes en 5 mn en totale improvisation, ose avouer que c'est sa femme de ménage qui l'a préparé toute la journée. Rendons à César ce qui appartient à César.

    Non, le matin je ne me lève pas à l'aube pour faire MON yoga et méditer (ça c'est pour les californiennes) mais pour me jeter sur le premier café !

    Le total look blanc est possible si vous n'avez pas de chien, de môme, ne prenez ni le métro ni le bus et ne travaillez pas. Bref du pur fantasme de magazine.

    Isis

    Et juste une petite parenthèse : à Marseille, une femme qui se renseignait sur un itinéraire, m'a dit que je faisais très marseillaise… Alors ça veut dire quoi ça ? Rien justement.

  • Quelles sont vos envies chiffons pour ce printemps ?

    Allez nous allons un peu prendre de légèreté ce soir pour oublier la morosité ambiante et la tristesse des événements actuels.

    Question favorite avec ma BFF : "Alors ? Tes envies pour cette nouvelle saison ?". J'adore ce débat car nous en revenons toujours à la conclusion que comme nos placards sont remplis, on sera très sages cette année… mais qu'il faut bien se faire des petits plaisirs de temps en temps. Donc opération déculpabilité et bim un tour chez Cos !

    Vous n'avez pas compris notre raisonnement qui se résume en trois étapes ?
    - nous avons été très raisonnables dans nos achats cet hiver
    - continuons à l'être car nous n'avons besoin de rien
    - et comme nous avons été très sages cet hiver on peut se faire plaisir au printemps.
    Compliquées ?
    Oui mais nous sommes des filles !

    Bref, voici la liste de mes envies printanières :
    - une couleur éternelle : le bleu alliée à du blanc. Pas plus que trois couleurs je vous le rappelle. C'est pour cette raison que je ne céderai pas à l'appel des grosses jupes fleuries.
    - du denim dans tous les états encore et toujours : boyfriend avec des talons à la Jenna Lyons, un jean coupé 7/8ème, un patte d'éph éternel
    - des jupes midi très évasées type année 50 vues à porter avec des Stan ou des Superstar
    - des pantalons d'homme sur des Stan ou des Superstar ou mieux avec des espadrilles
    - des chemises d'hommes portées loose et retroussées aux manches
    - des mules type babouches
    - des pieds colorés
    - des bracelets par dizaine pour orner mes poignets
    - de l'or rose

    et toujours et encore, des sabots, des paniers, des robes très seventies, du coton léger, et de la légèreté (j'ai quelques KG à perdre aussi)
    Bref, Rien à Signaler sur mes envies chiffons du printemps.

    La sagesse me gagne je vous le dis !

    Et vous ? Quelle est la liste de vos envies ?

    Isis

  • C'est quoi ce bordel ?


    Adieu Florence !

    En ce mardi 10 mars, jour de la Saint Vivien, 69ème jour de l'année, je me réveille en colère...
    La télé réalité a encore tué.
    Je ne supporte plus cette horreur qui abrutit nos sociétés. Entre ceux qui y laissent leur vie dans des accidents idiots, ceux qui partent à la dérive, et ceux qui se suicident...
    Mais où allons nous ?
    Tout part en vrille. Ce matin, la France a perdu trois sportifs dans un jeu débile. Deux jeunes qui avaient la vie devant eux, et Florence si belle si libre.
    Exemple pour toutes les femmes. Morte juste après le 8 Mars.

    Et pendant ce temps, les photos de la Fashion Week circulent, et on ne voit que des photos de Kim Kardashian, sa soeur et sa mère, purs produits de la télé réalité. C'est à nous dégoûter de cette semaine si magique pour la mode.
    A nous dégoûter de cet argent facile, de la réussite sans talent.
    Et dire que moi je me bats avec mon manuscrit sous le bras pour être éditée... Bref no comment.
    Allez hauts les coeurs !

    Isis

  • Vieillir

    C'est en réaction à la très bonne interview de Françoise Hardy dans le dernier Match (oui, je l'avoue et je l'assume j'ai acheté ce magazine car il y avait un article sur la love story entre Edouard Baer et Sandrine Kiberlain… oui j'ai un côté midinette ! Mais ils sont canons ! Non ?) que j'écris ce billet.
    Au premier abord, ses propos sont très durs sur le fait de vieillir...mais je trouve qu'elle a tellement raison. Ce témoignage aussi bouleversant que choquant est furieusement réaliste et fait réfléchir.
    Vieillir, c'est violent. On vit dans une société où le jeunisme est roi. Pourquoi ? Pour ne pas voir la vieillesse en face !
    Soyons réaliste qui n'a pas peur de vieillir ? Moi cela me terrorise.

    Moi je ne veux même pas imaginer comment je serai à 80 ans…. Très peu de gens vivent très bien cet âge. Il faut être un tantinet réaliste.
    J'ai peur de la déchéance physique et mentale, de la peau fripée, des rhumatismes, des trous de mémoire, de la solitude, de la prise de poids, de la déformation du corps et surtout de la maladie. Nous ne sommes pas toutes des dotées de la même génétique et aussi du même compte en banque ! Car s'entretenir est chose onéreuse. Par ailleurs, toutes les images des Inès, Jane, et autres consoeurs des médias rayonnantes sont quand même aussi fortement retouchées grâce à photoshop !
    On voit de plus en plus de femmes septuagénaires ou octo poser dans des magazines. Je repense même à la dernière campagne Céline avec la très belle Joan Didion en photo (photo ci-dessus).
    Mais combien de femmes sont comme elle à cet âge ? Bien peu.

    Isis

  • Le 8 Mars c'est notre journée !

    Dimanche 8 Mars, c’est la Journée Internationale des Femmes. C’est bien, c’est chouette, mais c’est ahurissant. Comment cela ? Oui, c’est ahurissant de voir que les femmes ne sont pas encore sur un pied d’égalité avec les hommes.
    Je ne veux pas faire de cette tribune une ode au féminisme, quoique…
    Donc dimanche, c’est la journée de toutes les femmes. Le thème décidé par les Nations Unies cette année : « faire un bilan sur la situation des femmes dans le monde ». Femmes sous les burqas, femmes battues, femmes opprimées, femmes censurées dans trop de pays : interdiction de s'exprimer, interdiction de se maquiller, interdiction de vivre.
    En France, nous n’en sommes plus là. Quoique…
    Chaque année, en France, plus de 216.000 femmes sont victimes de violences commises par leur partenaire, selon des chiffres du gouvernement. Parmi ces victimes, seules 16% déposent plainte. En outre, 86.000 femmes rapportent avoir été victimes de viol ou de tentative de viol et seulement 10% d’entre elles déposent plainte, selon le ministère des Affaires sociales et des Droits des femmes.
    Ne pas oublier ces chiffres.
    Et la parité où en sommes-nous ? Bien loin de l’égalité : salaires, postes à responsabilité...
    Et puis en cette journée, je ne peux que penser à nos femmes écrivains, femmes politiques, femmes médecins, femmes journalistes qui militent pour les droits de la femme.
    Pensons à Simone Veil qui s’est battue pour le droit à l’IVG, droit qui est en danger en France rappelons-le.
    Pensons à Françoise Giroud, à Marguerite Duras, à Françoise Sagan, à Colette, à Coco Chanel qui ont vécu comme des femmes libres.
    Et comment ne pas finir cette tribune avec Simone de Beauvoir : “La femme a toujours été, sinon l’esclave de l’homme, du moins sa vassal ; les deux sexes ne se sont jamais partagé le monde à égalité; et aujourd’hui encore, bien que sa condition soit en train d’évoluer, la femme est lourdement handicapée. En Presque aucun pays son statut légal n’est identique à celui de l’homme”. Extrait du Deuxième Sexe. Ce texte écrit en 1949 est encore malheureusement terriblement d’actualité.
    Alors femmes de tous pays, luttons pour nos droits.
    Luttons en écrivant pour dénoncer, partager, témoigner, rêver. Femmes, prenons nos plus belles plumes. L’écriture demeure la plus belle forme de liberté.
    Isis
    Et n'oubliez pas de porter un ruban blanc dimanche !

    Retrouvez mes tribunes sur le site Mon Best Seller

  • Le cancer du sein parlons-en !

    Vous savez que ce blog vous est ouvert. il suffit de m'envoyer un mail et je publie votre témoignage. Celui de Tagati m'a particulièrement bouleversée...

    "Contrairement à beaucoup de femmes atteintes de ce mal, je ne peux pas dire quand ma vie a réellement basculé....
    Début 2014 lors d'une visite chez mon médecin, je lui fais part du fait que plusieurs femmes de ma famille sont décédées d'un cancer du sein dont ma mère quand j'avais 13 ans.
    J'ai été sensibilisée sur ce sujet suite à la lecture d'une article d'Angelina Jolie qui parlait de ce fameux gène BRCA1 ou 2.
    Et j'ai commencé à me poser des questions....
    Je décide donc de faire ce fameux test mais d'emblée, on m'annonce que les délais pour les résultats sont très très longs : il faut attendre plusieurs mois pour avoir le résultat !!!
    Les semaines passent et puis les mois...
    Mon père que j'adore et que je vénère plus que tout rentre d'un long voyage je lui en parle et il me dit avec cette façon qui le caractérise très bien:
    "Si c'est un gène hérité de ta mère je ne m'en fais c'était une lionne et tu tiens d'elle..."
    Et puis, début juillet mon père tombe subitement malade et là, je sens que malheureusement la seule fois de sa vie où il est malade c'est du sérieux.
    Effectivement quelques semaines plus tard, le diagnostic tombe : cancer...
    Cette saloperie de maladie l'emportera début septembre.
    Mon monde s'écroule, mais je dois être forte je suis l'aînée d'une grande tribu.
    Alors je suis forte.... Je suis une lionne.
    Et je m'accroche...la vie continue!
    En effet, je suis mère célibataire avec petit garçon de 7ans..... Ma vie doit continuer pour lui surtout.
    Je n’ai pas le droit de me laisser aller.
    Et puis mi-octobre je reçois enfin mes résultats (que j'avais un peu oubliés)
    Positif BRCA 1....
    Oups! L’ombre du crabe pèse au dessus de ma tête alors que je suis en deuil de mon père chéri.
    Pas possible, pas moi!
    Et pourtant, malgré tout je fais vérifier cette petite grosseur que je viens de découvrir sur mon sein gauche.
    Et s’en suivent examens, biopsie etc...
    Négatif ! Je suis soulagée.

    Mais on me rappelle, la technicienne souhaite "approfondir" les examens....
    La fameuse grosseur est bégnine mais j'en avais une deuxième bcq plus petite à côté....
    Comme me l'a dit mon médecin : « j'ai de la chance énormément de chance ».
    Et je remercie cette technicienne qui selon moi faisait preuve d'un peu trop de zèle à vouloir approfondir un peu plus...et encore plus... (La relou quoi !l)
    Mais qui au final me sauve peut être la vie!
    Le 29 janvier, j’apprends que j’ai un cancer du sein à un stade précoce.
    J'ai depuis subi une tumorectomie et je vais avoir le droit à de la radiothérapie.

    Malgré tout je suis inquiète et en colère :
    Ma maladie me fait prendre conscience que les femmes ne prennent pas soin d'elles !!
    J’ai un tas de copines qui ne vont jamais chez le gynécologue, qui ne font pas de frottis.
    Quant à faire une mambo, quelle idée ! C'est uniquement pour les cinquantenaires !

    Quand on sait que détectée à temps cette maladie n'est plus mortelle.

    Les filles s'il vous plaît faites des frottis
    Apprenez l'auto palpation des seins
    Allez voir votre médecin si vous avez un doute.
    N'attendez que ce soit trop tard...

    Tagati"

  • Suis-je une vraie ou une fausse blogueuse ?

    Voilà la question qui m'est venue tout à l'heure alors que j'étais à une présentation presse organisée par le bureau de la très sympathique Catherine Miran (et son équipe aussi charmante).

    Catherine me présente à une fille de sa team et dit :"voici Isis, la blogueuse". Sur le coup, j'ai dit : "non, pas blogueuse, plutôt journaliste" en regardant mes Stan smith…
    Alors est-ce une honte d'avoir l'étiquette blogueuse "post itée" sur le front ?
    Est-ce une appellation devenue taboue ?

    Parce que pour moi, la blogueuse est celle qui vit de son blog, en étant porte manteau, et soumise aux diktats des marques qui lui remplissent ses placards et lui payent ses voyages, son dernier i phone, ses sneakers, son maquillage, son shampoing, ses restaurants, son vernis permanent, ses courses gratuites en Uber, ses bougies et ses tampons hygiéniques.
    Voir ce billet pour les retardataires…et têtes en l'air.

    Du coup, en remontant sur Marcel (je précise pour celles et ceux qui n'ont pas Instagram que Marcel est un scooter et non un mec…), cette question s'est posée : suis-je une vraie, une fausse blogueuse ou alors je n'assume pas du tout mon statut ?

    C'est vrai que certaines sont vraiment pitoyables au niveau vulgarité et absence de classe. Non ce n'est pas méchant de ma part. Ce n'est pas de la jalousie non plus, car quand je vois certaines toujours entre deux avions, je me dis qu'elles sont courageuses. Alors, non je ne suis pas une langue de vipère, je suis juste réaliste ! Et puis voir des gamines de 20 ans faire la pluie et le beau temps dans la presse cela m'énerve.
    En même temps, je comprends les marques car ces filles aussi ploucs soient elles ont un réel pouvoir de nuisance pour une marque !
    Je les apparente un peu (beaucoup) à des filles de la téléréalité qui sont à la recherche permanente d'un buzz.
    Pourquoi les jeunes les aiment ? Parce qu'elles sont proches d'eux… en apparence. Certaines sont "déifiées" en tout point.
    Et en ce moment, le débat revient sur le tapis avec la Fashion Week.
    Paris Fashion Week qui se déroulait avant avec de vraies stars aussi bien sur le catwalk (podium) qu'en front row (il suffit de regarder les défilés d'Yves Saint Laurent)…

    En fait, je crois je suis devenue une vieille conne nostalgique...

    Isis

  • Pourquoi un livre ?


    La si brillante Françoise Sagan

    Je sais que parmi mes proches une partie me prend pour une allumée obstinée et une volontaire passionnée pour l'autre.
    J'ai toujours voulu écrire. J'ai toujours aimé aligner les mots sur un papier, donner mon avis, exprimer mes sentiments ou mes ressentiments.
    Ce blog est une catharsis.
    Vous avez un tantinet remarqué que j'aime y râler, y pousser mes coups de gueule en fonction de l'actualité un peu, en fonction de ce que je vis souvent.

    Maintenant, je suis à une seconde étape de vie : le livre. Tout coucher sur un papier.

    J'aurais pu choisir un roman et y raconter ma vie qui n'a pas toujours été un long fleuve tranquille. J'aurais pu parler de mes parents et balancer au monde mes problèmes privés. Cela aurait pu faire office de psychothérapie… j'aurais pu parler de ma grossesse en solo… mais je n'en ai pas envie, c'est un domaine qui m'appartient.
    C'est pour cela que j'ai choisi l'option de la dérision en parlant du si difficile cap de la quarantaine.

    J'ai beaucoup de mal avec les gens qui étalent leurs soucis familiaux en public. Regardez le nombre de livres qui sortent en ce moment écrits par des acteurs ou actrices qui ont eu des soucis avec leur père (Marc Lavoine, Gérard Darmon…). Un éditeur m'a dit que c'est hyper vendeur. Les comités de rédaction adorent !

    Moi aussi j'aurais pu en faire un livre. Tiens j'aurais même pu aller plus loin en racontant qu'un de mes oncles n'a pas été très correct avec moi quand j'étais gamine. Oui, il aimait passer sa main poîlue dans ma culotte de petite fille. Face à cela, j'ai du me taire pour ne pas contrarier ma famille si parfaite en apparence. Pourquoi faire des histoires ? J'ai préféré ne rien dire pendant des années et en souffrir en silence. Cet événement n'est pas anodin dans ma vie.
    Je comprends pourquoi je déteste l'injustice à présent, ça explique aussi mon comportement très particulier avec les hommes. Sûrement.

    Cela m'a donné aussi cette soif de vivre par souci de revanche, ce côté tête brûlée par mépris envers cette personne qui a détruit une partie de mon enfance.

    Mais je n'ai pas envie d'en faire un livre. Un jour peut-être quand je serai une vieille dame devenue sage…

    Isis

    Ps : vous pouvez retrouver mon Guide de survie de la quadra (ou plutôt anti guide) en téléchargement gratuit ici.

  • La sagesse vestimentaire vient-elle avec le temps ?

    Cette idée de billet m'est venue suite à un mail que j'ai reçu ce matin : " (...) Je suis également en train de lire ton bouquin sur les quarantenaires et cela me remplit d'aise et de joie et je me reconnais parfois (bien que je sois proche maintenant des cinquantenaires).
    A ce sujet, je me pose souvent une question : comment se fait-il qu'à 25/30 ans, je m'habillais très dadame (attention pas trop versaillaise quand même) avec tailleurs, chemisiers bien repassés et carrés de soie bien mis comme il fallait alors que maintenant, si je remettais les mêmes choses, je prendrai 10 ans d'âge ! J'ai la chance de pouvoir aller au bureau en jeans et sneakers et cela est vraiment devenu mon uniforme (avec les cabas en toile ou les paniers l'été). Est-ce qu'on ressent toutes cela ? et non je n'ai pas l'impression de vouloir à tout prix faire jeune car rien n'est pire qu'une vieille qui veut faire jeune et s'habille comme une gamine. J'ai une fille de l'âge de la tienne et c'est elle qui vient piocher dans mon dressing (sans me demander, of course !).

    Moi aussi je me pose cette question.
    Et moi aussi à 18 ans je fantasmais (je dis bien parfois car il m'arrivait d'avoir des élans de coolitude avec mes Converse, mes gilets Agnès B, mes marinières, mon caban et mes Stan) sur les tenues de "dame" : jupe droite, mocassins Weston, Barbour, carré Hermès and co…(ahhh je me souviens d'une jupe camel Benetton en drap de laine..) Je bavais devant les pubs Chanel avec Inès de la Fressange qui ornaient le mur de ma chambre d'étudiante.
    Quand je sortais, je portais des trucs pas glamour du tout : jupes en satin, chaussures à bouts carrés, collier de perles ou maxi BO.
    Avec du recul, je comprends maintenant pourquoi à cette époque j'étais célibataire !

    Alors oui, chère Christine je suis comme toi, et je vis la même chose que toi avec ma fille de 18 ans qui elle est très cool.

    Alors est-ce que l'on se bonifie avec le temps ?
    Oui !

    Je me sens bien mieux dans mes baskets depuis que j'ai compris que certaines tenues vieillissent terriblement et que tout n'est pas dans la valeur des fringues que l'on porte.
    Peut être qu'à 18 ans c'est ce que je voulais… mais alors plus maintenant.

    J'ai compris aussi (et cela rejoint ce commentaire que j'ai reçu suite au billet précédent) que la valeur d'un vêtement ne fait pas le chic. On peut porter une robe à 800 euros et être hyper moche avec !
    Ce n'est pas le vêtement onéreux et ostentatoire qui garantit une allure parfaite !
    Et j'ai compris cela aussi sur le tard.

    Par contre, oui au pull Bompard parce qu'il m'accompagnera longtemps ! Et c'est un classique.
    Idem pour une belle paire de chaussures, je préfère y mettre le prix mais parce que c'est une garantie et non pour dire "j'ai telle marque aux pieds" ! J'ai des escarpins Prada noires que je sors à chaque évènement que je préfère largement aux Louboutin que l'on voit aux pieds de toutes les Nabilla de la téléréalité. Là c'est une autre débat, je m'égare.

    Isis

  • La mode devient-elle inaccessible ?

    Cette idée de billet m'est venue ce matin en feuilletant le spécial mode de Grazia.
    J'adore ces numéros où se profilent les tendances des rédactrices de mode, euh non pardon des annonceurs. Bref, on sait tous que la presse féminine est désormais soumise aux exigences des annonceurs publicitaires et donc, des marques qui font la pluie et le beau temps dans le contenu éditorial.

    Mais ce matin, mon billet est tout autre.
    Je regardais les pages : "22 commandements pour avoir le bon look et la bonne ligne dans les mois à venir". J'aime bien ces articles qui sont souvent accessibles à toutes… en théorie !

    Déjà moi sur 22 looks, j'en garde seulement 9 ! Exit :
    - les fleurs énormes sur les vêtements (ça grossit terriblement une silhouette)
    - assortir son sac à son look pour je cite, "avoir un effet bourgeois chic garanti" moi je dirais surtout pour ressembler à Bernadette Chirac ou mamie Bettencourt !
    - casser sa fibre romantique… euh ? oui ?
    - inviter la jungle en ville (vu et revu)
    - résille : beurk Madonna est finie les amis !
    - porter sa croix : no comment
    - porter du Wax : parfait pour aller au Camping des Flots Bleus avec Franck Dubosc ! On y rajoute la dosette de pastis 51 et les sandales Décathlon !
    - twister les codes sporty : euh ????
    - s'encorder de la tête aux pieds : hum, oui moi c'est mon cou que je vais encorder. Oui, à la corde mais juste en ceinture.
    - passer à la boucle tribale avec l'allure jungle c'est parfait !
    - vivre kaki : l'allure jungle en kaki, avec des BO tribales : appelez-moi Indiana Jones !
    - Oser la queue de pie : bouh….j'aimerais voir cette jupe portée sur une fille d'1m50.

    Par ailleurs, les pièces qui me plaisent sont inaccessibles au niveau prix : 389 € pour une robe en voile de coton, 570 € pour une combinaison, 270 € pour un jean flare blanc...

    Bref je n'ai qu'une envie en lisant ces pages : repartir en Provence et ne plus en sortir ! Et garder mes basiques : chemise bleue, jean usé à la corde (et non par zara), short en jean coupé de mes mains… et mes sabots suédois.

    Isis

  • Le paradoxe masculin


    (crédit photo : Rowenta)

    C'est suite aux commentaires très justes d'Alexa et de Geraldine Dormoy de l'excellent Café Mode que j'ai eu l'idée de ce billet.

    Effectivement, les femmes sont paradoxales, contradictoires en gros chiantes… et contrariantes selon de les dires de nos amis les hommes.
    Mais si c'était le contraire ?

    Et si c'était aussi de la faute des hommes ce paradoxe soi disant, si féminin ?
    regardons la chose de plus prêt.

    Prenez n'importe quel homme et demandez lui quel est son style de femme. Il vous répondra qu'il aime plutôt les femmes avec des formes… mais se retournera que sur les profils taille mannequin.
    Il y a longtemps j'avais un ami qui posait pour des magazines, en gros l'Apollon de base : beau. Il me répétait sans cesse que pour lui "la beauté d'une femme ne compte pas et que seule la beauté intérieure est importante"… mais il ne sortait qu'avec des filles de 180 cm minimum, minces à souhait et belles de l'extérieur (et souvent stupides de l'intérieur… non ce n'est pas de la jalousie !).
    Combien d'hommes trompent leur femme ?
    Beaucoup mais sont les premiers à dire à leur maîtresse que "jamais ô grand jamais ils ne quitteront leur tendre épouse". Alors question : pourquoi la trompent-ils la dite épouse si elle est si parfaite (bonne mère, gentille, sensible qui ne supporterait pas un divorce…) ?
    Autre paradoxe très masculin : la jalousie.
    "Ma chérie (ma puce, mon lapin, mon dindon, ma caille) tu ne vas pas sortir habillée comme ça ?" sous entendu en mini jupe, talons et RAL bien rouge. Alors que c'est un fantasme bien masculin. Mais monsieur a peur que sa caille, son ange, son amour se fasse mater par d'autres hommes…
    C'est certes flatteur pour l'ego mais quand même il ne faut point abuser. Sa femme lui appartient.
    Et la paradoxe suprême : le duo courage lâcheté.
    Les hommes sont soi disant une épaule sur laquelle on peut s'appuyer, une force, un roc… mais compensé par une lâcheté sans faille.

    N'est-ce pas un tantinet vrai ?

    Isis

  • Test : quel est votre degré de parisianisme ?


    (extrait du livre La Parisienne d'Inès de la Fressange et Sophie Gachet)

    Parisienne, Parisien, Paris, qui font tant rêver.
    Vous en êtes où d'ailleurs dans votre quotient parisianisme ?
    Selon Wikipedia, je cite : "Parisianisme est un terme péjoratif français désignant une attitude, perçue comme méprisante, consistant à distinguer systématiquement ce qui se passe à Paris (et par extension, d'Île-de-France) de ce qui se passe dans les autres villes et départements français, considéré comme moins important. Cette attitude peut être considérée comme une forme localisée d'ethnocentrisme. Le terme peut être dirigé contre des personnes autant que contre des modes de fonctionnement (médiatiques ou culturels par exemple)". Vous pouvez retrouver l'intégralité de la définition ici.

    Moi je donnerais une définition plus précise et d'actualité fashion à ce terme : c'est celui ou celle qui croit que Paris n'est habité que par des clones de Caroline de Maigret et d'Inès de la Fressange, qui croit que les parisiens ne se chaussent que chez Louboutin (Louboudin comme dirait le mari d'une copine qui se reconnaitra en lisant ce billet), ne s'achète que des babioles chez Hermès, et ne bouffe que chez Costes.
    Sinon vous relisez mon billet pour relire le parlé parisien.

    Bon il est temps d'évaluer votre quotient de parisianisme. Ce test est aussi valable pour celles et ceux qui vivent en Province bien évidemment.

    1. Votre juron préféré :
    a. Putain
    b. Flûte

    2. Le jean qui te fait un cul parfait :
    a. tu le cherches encore
    b. tu l'as trouvé (prix : 250 euros chez Seven)

    3. Vos glaces préférées sont :
    a. Haagen Daz chez picard
    b. Berthillon

    4. Votre spot déco
    a. Ikea, Habitat, des petites boutiques de Bastille et la récup dans la rue
    b. Merci

    5. le verlan
    a. c'est cool
    b. c'est plouc

    6. les beaux quartiers
    a. tout sauf le 15 et le 16ème
    b. Neuilly Auteuil Passy Troca (ça craint pas)

    7. la bougie
    a. Cire Trudon ou AV (Astier de Villatte)
    b. Dyptique

    8. il pleut
    a. je porte un bonnet
    b. jamais sans mon parapluie

    9. le samedi soir
    a. on se mate une série US en VO
    b. c'est fête

    10. le sac
    a. en fonction de l'état de mon compte en banque mais exit Longchamp et Michael Kors
    b. un Hermès sinon rien ou à défaut un Vuitton bien monogrammé

    11. les soirées entre potes
    a. tous les jours sauf le week end
    b. uniquement le week end

    12. la chemise blanche
    a. oui, portée comme Jenna Lyons
    b. oui, mais bien fermée sur les manches ou portée comme Inès

    13. le ski
    a. quand personne n'y va (sous entendu le reste de la France)
    b. tous ensemble ! tous ensemble !

    14. le RAL rouge
    a. ça fait une femme
    b. c'est vulgaire ou c'est moche sur moi

    15. Inès
    a. est has been surtout depuis qu'elle fait de la pub pour les assurances et Citroën
    b. toujours chic et the modèle à suivre

    16. Caroline
    a. j'envie sa frange
    b. pourquoi tout le monde en parle ?

    17. En soirée, je bois
    a. du Champagne (ça tache pas)
    b. du Spritz (c'est si hype)

    18. La cool attitude
    a. c'est ne pas chercher à l'avoir
    b. c'est Caroline de Maigret

    19. J'ai 1500 euros à claquer
    a. je me casse en week end
    b. je file chez Hermès

    20. j'ai 30 000 euros à claquer
    a. je me casse en vacances au soleil
    b. je m'achète une voiture Citroën C4 comme Inès

    Bon bien faites les comptes…
    Vous avez:
    -un max de a vous êtes un tantinet parisien cool qui ne cherchez surtout pas à l'être que vous habitiez à Paris ou en Province. En fait, vous ne souffrez d'aucun complexe d'infériorité à l'égard de la chose. Je dis même que vous vous en tamponnez le coquillart.
    -un max de b vous êtes atteint de parisianisme aigu que vous habitiez à Paris mais aussi Lille ou Marseille. Un conseil : arrêtez de rêver. Paris n'est pas non plus le paradis sur terre. Allez sur la ligne 13 aux heures de pointe. On en reparle.

    Isis

  • Le paradoxe des femmes

    Cette idée de billet m'est venue en faisant mes courses chez Franprix.
    Le caissier me dit : "Alors vous ! Vous êtes en totale contradiction ! Vous ne mangez que du bio mais vous achetez de la purée Mousseline (je précise que je ne fais aucune publicité gratuite pour cette pseudo purée régressive à souhait mais si bonne avec du steak haché) !".
    Sur le coup, un tantinet vexée je me suis dit : "mais de quoi il se mêle ? Il fait une étude sur le contenu du panier de ses clients ?"… Mais en même temps sa remarque est subtile et pas si fausse.
    Oui, je suis contradictoire comme 99 % des femmes.
    Et j'ai commencé à lister mes contradictions :
    - je me dis protectrice de l'environnement mais : j'achète de la sauce Soja, je roule avec un scooter qui pollue, j'adore prendre l'avion, et je me délecte dans les bains brûlants.
    - J'adore manger équilibré (c'est un de mes leitmotiv) : mais qu'est ce que j'aime la combo totale gras garanti sur les cuisses : croque monsieur et frites.
    - Je me ruine en crèmes Aesop alors que je ne mets que de la Nivea (seule que ma peau supporte au final)
    - J'achète des jupes et des talons or je ne porte que des tennis et des jeans.
    - Je dis oui aux hommes qui tiennent les portes aux femmes, qui entrent en premier dans un restaurant… (genre le mec galant) et je me dis féministe.
    - J'adore le maquillage, je sors 90 % du temps sans.
    - Je me ruine (enfin je me ruinais la sagesse me gagne) en sacs de marques onéreux, et je ne porte que des paniers et des tote bag (ou des sacs en tissu).
    - Je crie haut et fort : vive le sport… hum je n'en fais plus.
    Et j'en oublie !

    Bref que celles qui ne se reconnaissent pas dans ce paradoxe lèvent le doigt !

    Isis

  • Chacun ses complexes...

    Cette idée de billet m'est venue en discutant avec la délicieuse Dame Pepette à couettes.
    On parlait de nos complexes de filles.
    Oui ! oui ! Que celles qui n'ont aucun complexe lèvent la main !
    Alors ?

    Donc moi mon complexe est dentaire…. je focalise sur ma dentition. Je ne supporte ni mes dents ni mon sourire. Oui, ça y est c'est dit (ben cette semaine vous aurez eu le droit à toutes mes névroses et traumatismes ! Ouvrez un blog c'est mieux qu'un psy !).

    Cela remonte à l'enfance : un dentiste m'a traumatisée car il aimait faire "ses travaux" sans anesthésie (le salaud) quand j'étais gamine. Bref, trauma qui a fait, que j'ai négligé mes dents pendant des années. Et voilà le résultat : je suis traumatisée de la dent ! Elles sont grises (alors que je ne fume pas), pas alignées… bref je ne vois que cela en moi.

    Je vous assure, quand je regarde des femmes à la télévision ou en photo, je focalise avant tout sur leur dentition et leur sourire (alors qu'une femme normalement constituée focalise plutôt sur les fringues).

    A cause de cela, je déteste être prise en photo. Pour me filmer c'est tout un art… Vous remarquerez que je me cache souvent la bouche avec les mains. Voilà c'est dit. Il parait que c'est un complexe peu commun chez les femmes. Le complexe du cul et de la cuisse sont plus fréquents. Suis-je normale ?
    La plupart de mes copines parlent de leur cellulite (souvent imaginaire), de leurs cheveux indomptables (mouais… au moins ils ne sont pas filasses), de leurs pieds… plats (mais qu'est ce qu'on s'en fiche du pied à moins d'être fétichiste de la chose !)…

    A vous ! Quel est votre complexe ? Allez défoulez-vous !

    Note pour les copines : je n'ai pas donné vos prénoms dans mon listing de complexes (seins trop gros, trop petits, cheveux roux, cuisse molle, grosses joues, mains boudinées, nez trop long, trop petit, trop gros, bossu….). Ah je vous adore mes cops !

    Isis

  • Parler la parisienne


    (Crédit photo : Topito.com)

    Comme en ce moment, la parisienne est très à la mode, je me disais que j'allais creuser un peu plus le sujet.
    Maintenant avec toutes ces bibles sur la parisienne, on sait comment s'habiller à la parisienne (chemise blanche, pull marine, trench et Roger Vivier aux pieds.. ), comment se bijouter à la parisienne (Aurélie Bidermann, Marie Hélène de Taillac aux doigts…), où aller se restaurer à la parisienne (Merci, Le Flore), quel sac avoir à son bras pour faire parisienne (Jérôme Dreyfuss, Vanessa Bruno)…) et des petites adresses secrètes (qui ne le sont plus depuis des lustres) seront désormais vôtres pour devenir parisienne (Soeur, Bonton, sans oublier La Grande Epicerie du Bon Marché…).

    Bref pour m'aurez compris, j'ai écrit cette brève liste récapitulative avec une certaine autodérision car la parisienne de base, ne passe pas ses journées à la terrasse du Flore, dans le salon de thé de chez Merci, dans le rayon légumes bio du Bon Marché et dans les cabines Bonton avec ses mômes.
    Car la parisienne de base est fauchée (traduisez : à découvert), travaille (et oui !), et aime aussi faire autre chose que faire du shopping.

    Un trait commun par exemple aux parisiens : traiter les gens de beaufs dès lors qu'ils habitent hors du périphérique, traiter les gens de beaufs dès lors qu'on leur coupe la route sur une piste noire de Val d'Is, Courch, ou Val Tho (mais en fait dans ce cas précis, c'est assez drôle car à cette période de l'année tous les parisiens sont à Val d'Is, à Courch et à Val Tho, traiter les gens de beaufs dès lors qu'on les bouscule au cinéma (note : aller au cinéma un dimanche soir à la séance de 18h c'est ultra méga beauf), traiter les gens de beaufs parce qu'ils roulent en Diesel, traiter les gens de beaufs quand ces mêmes gens racontent leur vie à haute voix dans le métro et qui plus est avec un accent du sud….
    Donc le parisien a l'insulte facile.

    Autre trait commun, le parisien est snob sur ses origines : quand vous vous rencontrez entre parisiens pour la première fois avant de dérouler votre CV, vous donnez le nom de l'école dans laquelle vous avez grandi : êtes-vous plutôt La Tour ou Les Oiseaux ?

    Autre trait commun : l'amour inconsidéré pour les expositions hyper mega hype à la mode (même si c'est supra moche du genre Jeff Koons). Extrait d'une conversation dans un dîner : "Il y a une super expo en ce moment au Palais de Tokyo", "Oui, je sais il faut que j'y aille avec les enfants", "c'est à ne pas louper", "il faut absolument y aller" (en gros tu joues ta réputation culturelle et ta vie si tu n'y vas pas).
    Et le méga snob achètera le catalogue de l'expo qu'il mettra bien en avant sur la table de son salon (et aussi en photo sur Instagram).

    Autre trait commun : le parisien adore utiliser l'adjectif "petit" pour parler d'une bonne adresse. "Hier, nous avons testé un petit restos sympa avec Jean Mich et Béné". Oui, parce que le parisien aime bien donner des surnoms à ses amis pour faire plus fun.
    Jean Michel : Jean-Mich
    Bénédicte : Béné
    Marie-Camille : Marie Cam
    Marie-Caroline : Marica
    Adélaïde : Adé
    Stéphane : Stéph
    Emilie : Mimi

    De même, qu'on ne va pas au Jardin du Luxembourg mais au luco, on ne ne va pas au Parc Monceau mais à Monceau.

    Le parisien n'a pas de vélo mais roule en vélib ou en auto lib (pour l'environnement).

    Et le point commun du point commun : tous rêvent de campagne, mais ne quitteraient Paris "pour rien au monde". "Il y a tant de choses à y faire"…

    Isis

  • Pensées en vrac #13

    En ce dimanche de mi février quelques pensées en vrac…

    #J'ai l'impression que l'hiver a été plus long et plus dur que d'habitude. Je regarde tous mes échanges de mails ou de sms, toutes les copines hibernent et ne parlent que de printemps.
    C'est incroyable de voir à quel point le temps joue sur notre moral. Perso c'est terrible. Une journée de pluie, de froid humide peuvent me flinguer une journée.
    Il y a longtemps un médecin m'avait vanté les mérites de la luminothérapie. J'y crois de plus en plus.
    Dans une semaine, je vais partir me faire une cure de lumière sur la Côte d'Azur. Je compte les jours.
    J'adore Paris, mais tout en sachant que je peux la quitter. Sinon, Paris deviendrait ma pire ennemie. Pour les gens qui fantasment sur la capitale… je vous assure que ce n'est pas vivable, si vous ne pouvez pas vous en échapper de temps en temps. Les gens qui disent qu'ils sont très bien à Paris 365 jours par an sont des menteurs… ou très fauchés.

    #Ca y est, j'ai une attachée de presse ! Elle s'appelle Charlotte et elle est top et très pro. J'ai aussi un tas de projet avec une super illustratrice et vidéaste qui s'appelle Marie Insolubile, pour voir ses créations c'est . La team "Isis de Paname" commence à s'agrandir. Je n'arrive pas à le croire. Comme quoi la volonté paye ! Et avec Marie on vous promet des vidéos mais des vidéos…. on en reparle !

    #Et puis autre bonne nouvelle de la semaine : mon manuscrit Guide de Survie de la quadra a été mis en ligne . En 4 jours, je me retrouve à la 50ème place… C'est un bonheur immense. Le tome 2 est déjà en préparation.

    #Bref après ce mois de janvier horrible sur un plan perso et familial, j'ai l'impression que février me cajole un tantinet… Vivement le printemps !

    Isis

  • 50 nuances de…. médiocrité

    Cette idée de billet m'est venue en écoutant Augustin Trapenard ce matin sur France Inter. Ce film est donc interdit juste au moins de 12 ans !!
    J'ai failli tomber de ma chaise.

    Non mais où allons nous ? Des gamins peuvent aller voir un film qui prône le Sado masochisme à partir de 12 ans !!!!! Alors ça veut dire que toute une famille peut aller voir ce film. "Allez les enfants, on vous fait votre éducation sexuelle dimanche après midi. On va tous au cinéma voir 50 Nuances de Grey !". "Et surtout on n'oublie pas les pop corn !"

    OUI, Je l'avoue, j'ai acheté ce roman par curiosité quand il est sorti : j'ai tenu 20 pages. C'est mal écrit, violent, pervers bref à chier. (Franchement, j'ai largement préféré le livre de Valérie Trierweiller… quitte à comparer des hauts chefs d'oeuvre de la littérature…).

    Le livre, je peux comprendre qu'il excite des vieilles bourgeoises mariées (et cocues) depuis 30 ans avec leur notable de mari et qui s'ennuient dans leur vie.
    Je les imagine le soir en train de le lire en cachette sous leur couette et mouiller d'excitation devant des phrases telles que :
    -"Une tension douloureuse, charnelle, hypnotique, m'envahit tandis que j'essaie d'imaginer ce qu'il va me faire…" p 333 (ouh tout un programme !)
    -"Vas y ma cocotte ! Ma déesse intérieure agite ses pompons : elle s'est mise en mode majorette". p 335 (Ouh ouh je m'excite)
    -"Quant à Christian, il est à tomber, comme toujours, jean chemise en lin blanc, pieds nus, cheveux en bataille… L'électricité crépite plus que jamais entre nous, grésillant dans mon ventre…. m'attirant vers lui…." p 338
    - "Il souffle sur mes poils… Putain" p 159

    Bref, Christian et Anastasia (c'est sûr que c'est plus exotique que Jean-Paul et Monique dans le choix des prénoms. ) s'éclatent au pieux, se fouettent, se griffent, se mordent… Vaste programme pour des adultes. J'ai des copines qui ont adoré. On est en démocratie et chacun fait ce qu'il veut de son cul, ses soirées et son argent.

    Mais pour des gamins de 12 ans…

    Après on dit que le harcèlement sévit à l'école, sur les réseaux sociaux… Ben cela ne m'étonne guère si la société ne leur offre que de telles merdes.

    Isis

  • Faire simple : pourquoi est-ce si compliqué ?

    Pour rebondir sur l'excellent billet de Sophie Fontanel, le simple est chose difficile à obtenir.
    Je parle de mode évidemment mais aussi dans notre quotidien.

    Au niveau mode, je ne reprendrai pas les mots de Sophie que je ne peux que vous encourager à lire tellement ils sont remplis de sagesse.
    Mais il est vrai qu'il est hyper difficile de trouver le vêtement simple parfait.
    Beaucoup de modeuses pensent qu'il est nécessaire de mettre le prix fort pour obtenir une chemise ou un pull parfait. Or c'est faux.
    Moi les chemises que je porte le plus… (le critère étant pour moi : lavage, séchage et non repassage (et chemise qui ne bouge pas) et en coton bien évidemment…) viennent du rayon homme de H&M et coûtent 12€95.
    Pour les Pulls, j'adore la tenue des Cos.
    Pour les cachemires, les Monoprix tiennent parfaitement la route (en gardant le code couleur de base : marine, noir, gris).
    Bref, tout ceci pour dire que le simple n'est pas forcément onéreux.
    Seul bémol : les chaussures. Là la donne est différente ! Il faut savoir investir dans le modèle classique et parfait et SURTOUT non ostentatoire.
    Autre bémol le jean… C'est si difficile à trouver…

    L'homme simple est aussi ultra difficile à trouver. Il faut qu'il soit beau, généreux, intelligent, cultivé, drôle mais pas graveleux, fin mais pas trop, élégant mais point trop… bref chose aussi rare que le parfait caban marine (et encore facile à trouver dans une coopérative Bretonne).

    Les gens simples aussi sont difficile à trouver. Par gens simples, j'entends : sincérité, générosité d'âme et de coeur, sans jugement hâtif, et pas prise de tête. Chose rare.

    La bouffe simple est aussi très difficile à trouver. Trouver un resto qui vous serve un plat équilibré et pas cher sans fastes ni chichis… Donnez moi l'adresse si vous l'avez !

    Bref, la vie n'est pas simple… La société nous pousse à atteindre les sommets de la perfection en tout : beauté, poids, cul, travail, lifestyle… Il faut être parfait en tout ! Les réseaux sociaux nous poussent encore plus dans cette spirale infernale. Regardez Instagram : qui ne culpabilise pas devant les plats parfaits de certaines Intagrameuses qui sont aussi des mères parfaites dans des décorations parfaites avec des enfants parfaits ?

    Mais finalement, si on ne passait pas notre temps à nous mettre la barre très haute… ce serait mieux. Non ?
    Et si on assumait nos défauts ?

    Allez ce soir, je me fais un bon plateau de fromage avec du bon vin, devant un bon film. Quoi de plus simple ?

    Isis

    PS : autre exemple : je cherche une location simple à Menton qui accepte les chiens…. eh bien non cela parait trop compliqué aux propriétaires !

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