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  • Vous avez dit Socialite ?


    (Jeanne Damas que la presse compare à Jane Birkin… photo Garance Doré)

    Vous n'avez pas constaté ? On voit ce mot partout. Jamais une soirée hyper branchée sans la présence d'une demoiselle socialite.
    Mais finalement qu'est-ce qu'une socialite ?

    Ce mot est anglais. J'en ai parlé avec ma copine (et comparse de La Petite Gazette), Caro de New York (qui écrit des délicieux billets ici) et notre vision de la Socialite est quelque peu différente en France et aux Etats Unis.

    A New York, une socialite ressemble un peu à Dame Lily Van Der Woodsen de la série Gossip girl. Comment cela vous ne connaissez pas ?
    En gros, une socialite made in US est ainsi constituée :
    - elle a plus de 50 ans
    - est très botoxée
    - est plus que blonde lissée et brushée à souhait
    - habite sur Park avenue
    - a comme meilleur ami son coach sportif perosnnel homo
    - passe ses matinées à renouveler sa garde robe chez Barney's (avec l'argent de son époux)
    - passe ses week end dans sa sublime résidence secondaire des Hamptons
    - déjeune avec ses amies (pour parler de ses ennemies) dans les endroits les plus côtés de Manhattan (ceux où elle doit être vue)
    - organise des dîners de charité
    Bref c'est une reine de l'oisiveté en constante représentation.

    La socialite française est quelque peu différente.
    Elle est jeune, jolie, parisienne, mène une vie "simple", s'habille toujours en casual, n'aime pas la mode (noter qu'elle est est toujours en front row dans les défilés de la fashion week), adore la musique et la photographie (elle a bien sûr un compte Tumblr)…

    En fait, on ne sait pas d'où elle vient et ce qu'elle fait vraiment dans la vie : héritière ? Blogueuse ? Djette ? Créatrice de mode pour des collections capsules ? Egérie d'une marque ? Actrice ? Mannequin ?
    Tout cela est un peu flou. Certaines cumulent : mi mannequin, mi égérie, mi créatrice, mi blogueuse, mi Djette…
    Et le summum : avoir un portrait dressé dans Vogue (si ce n'est être en couverture).
    Notez aussi qu'elles sont très actives sur les réseaux sociaux.
    Les plus chic baignent (soi disant) dans le milieu arty mondain parisien… Et il parait que le monde entier nous les envie (dixit le Magazine Marie-Claire)

    Des noms de Socialite ?
    Jeanne Damas, Allyson Paradis, Clémence Poésy, Aklice Dellal, Marie-Ange Casta, Joséphine de la Baume…

    Avant on les appelait it girl mais le terme est désormais désuet (et très laid).

    Méprisées par la plupart des journalistes de mode qui voient d'un mauvais œil leur présence dans leur circuit fermé, les demoiselle Socialite nourrissent cependant la presse féminine et people à longueur d'année. « Les magazines ont sans cesse besoin de nouveaux visages pour alimenter leurs pages, explique Delphine de Canecaude, fondatrice de l'agence de communication et de publicité Etoile Rouge. Et contrairement aux mannequins, ce n'est pas juste leur frimousse que l'on suit, c'est aussi leur univers, leur style de vie, qu'elles mettent en avant sur les réseaux sociaux. »

    Bref, c'est une notoriété qui ressemble un peu à du vent. Mais qui plaît et fait rêver.
    Une question : où est le talent dans tout cela ?

    Isis

  • Coup de vieille


    (photo : Atelier du Petit Parc)

    J'ai eu l'idée de ce billet pas plus tard que ce soir en passant devant le magasin Natalys de mon quartier. Je me suis surprise à m'arrêter devant un lit pour bébé un peu à l'ancienne avec des jolies draperies, des couleurs douces, une jolies boiserie...
    Et là, coup de poignard dans le ventre avec une petite voix intérieure qui s'est pris un malin plaisir à me dire : "ce n'est plus de ton âge ma poulette ! "

    J'ai déjà évoqué ce sujet sur ce blog, j'avais aussi laissé la parole à une de mes amies qui avait évoqué la douleur de devoir faire le deuil de la maternité à 45 ans (à lire ici).

    Moi ce n'est pas une douleur. En fait, je dois vous avouer que je n'arrive pas à mettre les mots sur ce que je ressens.

    J'ai de la chance d'avoir une fille heureuse et épanouie qui a 18 ans, qui passe son bac, qui envisage de partir vivre à l'étranger (et j'en suis très heureuse pour elle). Donc j'ai déjà connu la maternité et tout ce qui va avec (nuits blanches, culpabilité, inquiétude…), maternité que j'ai assumé seule. Je l'avais déjà évoqué dans plusieurs billets anciens.
    Je suis très ambivalente et contradictoire sur le sujet. Je suis en admiration devant mes copines quadra qui font un pas vers la maternité et en même temps, je suis tellement contente d'en avoir fini avec les couches, les biberons, les maladies infantiles, l'école maternelle, les nounous, les activités périscolaires, les sorties dominicales au Parc…

    Ma fille est grande et je peux faire enfin ce que je veux.

    Mais ce soir, c'est mon corps ou/et mon esprit qui se sont manifestés devant cette vitrine et ce petit lit.
    Me dire que ce n'est plus de mon âge, alors que j'ai l'impression d'avoir d'avoir toujours 20 ans dans la tête.
    Je ne me vois pas vieillir très certainement.
    C'est cette notion de temps qui me file entre les doigts qui est très flippante. Bref, ce soir, même si je suis la plus épanouie et heureuse des mamans j'ai eu "un coup de vieille".

    Isis

  • Angoisse bordélique sur la Croisette


    (Cannes avant…)

    Je me souviens quand j'étais petite (autrement dit, jadis il fut un temps lointain), je rêvais devant la montée des marches de Cannes.
    Je m'amusais à noter les robes (déjà un côté fashion police sale gosse), à rêver…
    Lorsque j'allais en vacances dans la région et que l'on passait à Cannes, j'adorais monter et descendre les marches du Palais du Festival…. (Je devais déjà être un peu perchée).

    Je rêvais devant Romy Shneider, Fanny Ardant, Catherine Deneuve, Nathalie Baye, Isabelle Adjani, Isabella Rosselini… et tant d'autres. Je me souviens encore des frissons (et de l'émotion) ressentis en voyant Vanessa Paradis rendant hommage à Jeanne Moreau…
    Qui ne se souvient pas cette scène ?

    Oui là je n'étais plus enfant… certes. Mais à cette époque, il y avait encore la magie de Cannes.

    Même Catherine Deneuve en parlait sur France Inter la semaine dernière avec Augustin Trapenard dans son émission Boomerang. Elle Disait que "Cannes a bien changé et que le Festival a perdu de sa superbe". Ah ! Ce n'est pas moi qui l'ai dit ! C'est Catherine !
    Vous ne me croyez pas ? Ecoutez cette très bonne interview

    Bref, moi aussi Cannes ne me fait plus rêver…

    Il suffit de regarder la montée des marches : Lorie, Victoria Silvstedt (une potiche siliconée de la tête aux pieds de TF1, Lucie lucas (Clem sur TF1), Ayem Nour (starlette de la télé réalité), Aurélie (star de la télé réalité), Paris Hilton (oh pardon elle est DJ), Sonia Rolland (ex Miss France égérie Nivéa), Laurence Ferrari (chroniqueuse, ex présentatrice du 20 h et journaliste politique), Jeanne Damas (french it girl)… bref j'arrête la liste car je sens l'ulcère nerveux monter en moi (je remercie le site Pure People pour ces informations).

    Bref… la magie de Cannes n'est plus.

    Il faut donc être star de la télé réalité, égérie d'une marque ou présentatrice télé pour monter les marches (et les redescendre 5 mn après par une porte dérobée, car oui ce beau monde pour la plupart n'assiste même pas aux projections).

    Mais le meilleur reste quand même Enjoy Phoenix qui va aussi monter les marches pour Loréal….
    Comme cela vous ne savez pas qui c'est ?
    RHOOOO, c'est THE you tubeuse beauté de 20 ans qui gagne en moyenne 10 fois le smic par mois et qui vient décrire un livre sur sa vie…. (oui à 20 ans elle en a des choses à raconter) :

    Parce qu'elle le vaut bien ? (ok trop facile)

    Bref, je suis bien d'accord avec Catherine, La Croisette a bien changé. Tout cela manque de chic et de classe.

    Ah oui, j'oubliais, même Kenza… va assister au dîner si prestigieux de l'AMFAR.

    Bon on parle des films ? Comment cela non ?
    Et les acteurs ? On ne les voit pas… ok je sors… sinon on va dire que je râle encore.

    Isis

  • Pensées en vrac #21


    (illustration blog d'Accro de la Mode)

    # Je ne peux démarrer ce billet qu'en vous remerciant pour l'accueil réservé à "La Petite Gazette de la Mode Mais Pas Que". Le stock des premiers 250 exemplaires (commandés avec prudence) a été épuisé en quelques heures, j'ai du repasser une commande expresse chez mon imprimeur. Quelle joie de voir que le papier n'est pas mort et qu'il est toujours et encore un moyen d'expression.
    Certains vont bondir en lisant cette comparaison, mais les événements du 7 janvier dans les locaux de Charlie Hebdo doivent nous rappeler que nous vivons dans un pays où la presse est libre !
    Et c'est pour cela que j'ai envie de dire encore et toujours je suis Charlie ! Et je sais que mes comparses de cette belle aventure Caroline, Marie et Cat vous diront la même chose : nous sommes Charlie ! Ne jamais oublier.

    #J'ai été peu présente sur les réseaux sociaux et sur ce blog ces derniers jours, vous avez bien compris pourquoi. Franchement, je ne pensais pas que me lancer dans une telle aventure nécessiterait autant d'énergie (énergie positive bien évidemment). Il a fallu tout mettre en place et même des choses essentielles, mais qui me passaient un peu par dessus la tête (pour moi la grande perchée que je suis) : la partie administrative et juridique !
    Je suis devenue une pro en dépôt INPI, dépôt légal, numéro ISSN, constitution d'un ours d'une publication (non ce n'est pas anodin). Je dois avouer que j'ai été bien aidée par mon avocat de choc Gautier (Gautier si tu me lis… hommage du soir !).
    Pro aussi en tarifications de la Poste, en compte pro...
    Et maintenant, je travaille sur les conditions générales pour les abonnements (qu'il va falloir gérer…aussi).
    Bref, aventure fantastique pour la journaliste que je suis et qui voit l'envers du décor.
    Sans oublier la partie marketing, publicité sur les réseaux sociaux, réponses aux mails, gestion de la distribution dans des points de vente…
    Bon, euh c'est quand les prochaines vacances ?

    #Celles et ceux qui sont abonnés à la newsletter auront bien compris qu'elle s'arrêtera le 20 mai. Le jour de son anniversaire. 1 an de petits conseils, de citations, de clins d'oeil et de bonne humeur quotidienne. Mais là, je dois me consacrer à mon travail de journaliste au sens stricto sensu du terme. Sinon je vais friser le burn out ! Mais vous pouvez continuer à m'écrire pour me me demander des conseils ou partager des choses diverses et variées ! Et puis il y a tant de newsletter maintenant !

    #Et pour finir cette longue diatribe, un point mode : je pressens le retour du sabot Scholl comme Carrie B dans Sex and the City !! Dire que j'en avais en rose fluo, il y a 10 ans…
    Je vous dis que bientôt, les sandales Swedisch Hasbeens, et consorts Kirsten Adolphsen (et toutes les autres marques) seront has been !
    On lance les paris ? Moi je vais en commander dans ma pharmacie !! C'est super ce n'est guère onéreux et c'est confortable. Et puis, ça va changer des Birkenstock. Les mecs vont encore crier O sacrilège ! Mais on s'en fiche ! Nous sommes libres. Non ?

    Isis

    PS : Pour acheter La Petite Gazette de la Mode, les points de vente se mettent en place au compte goutte.
    Vous pouvez déjà en trouver là :
    Librairie du lycée Jules Ferry
    55 rue de Douai
    75009 Paris

    je vous tiendrai au courant pour les autres lieux (je cherche des boutiques de fringues et concepts store… je suis preneuse pour vos idées)

    Sinon, vous pouvez passer commence !

  • Et c'est parti !

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    La Petite Gazette de la Mode Mais Pas Que est en vente ici

    Vous découvrirez ce petit fanzine tout simple mais tout beau grâce aux illustrations de Marie Insolubile. Notre but : vous faire sourire, vous divertir, et vous faire aimer le chiffon plus que la mode !

    Une belle aventure humaine, le numéro est déjà prêt et encore plus chouette !

    Merci à ma team de chic et de charme : Marie, Caroline et Cat.

    On en reparle très vite !

    Isis

  • Fashion faux pas pour vous les hommes

    C'est vrai que dans ce blog, je passe mon temps à parler des femmes.
    Et si on parlait un peu des hommes ce soir ?
    Cette idée de billet m'est venue aujourd'hui en regardant les allures masculines dans la rue alors que je marchais du côté de la rue Drouot.

    Pour celles qui ne connaissent pas la rue Drouot c'est un quartier où règnent des banques, des assurances et pas mal de cabinets d'avocats.

    Ma réfléxion a ensuite continué en arrivant dans mon quartier ce soir, quartier plus populaire, plus bobo, plus mixte.

    Ce billet sonne comme un cri d'alarme.
    Messieurs, c'est quoi ce fashion bordel ?

    Je résume :

    - les costumes gris informes avec une chemise rose ou parme
    - les chemisettes (non mais qui a pu inventer ce truc immonde ?)… le summum du pire portées avec une cravate
    - les chaussures marron avec un costume gris ou noir
    - les cravates à motifs
    - les sacoches difformes d'informaticiens qui pendent sur l'épaule
    - les barbes de 3 jours alliées à un costume gris (STOP ! vous n'êtes pas hipster avec un costume gris quand vous bossez dans une banque !)
    - les pantalons de toile beige trop courts (vus et trop revus)
    - les lunettes genre Alain Afflelou (3 paires pour le prix d'une) rectangulaires en métal allégé associées à la cravate ou à la couleur de la chemise
    - stop aux chaussures à bouts pointus ou carrés
    - stop aux bermudas à poches sur les cuisses
    - stop aux tongs avec vos pieds poilus et les ongles non faits

    Autre genre : ceux qui se prennent pour des pseudo star de la télé réalité :
    - non aux bun.
    Comment cela vous ne voyez-pas ?
    Et ça ?

    Vous comprenez mon alerte fashion faux pas ?

    Et pour le reste :
    - stop aux bonnets beanie sur la tête, on est en été ! Et vous n'êtes pas David Beckham !
    - marre de voir des jogging difformes dont le cul vous arrive aux genoux
    - stop à la capuche sur la tête pour les plus de 18 ans

    Pour les pseudo Hipster :
    - arrêter de vous mouler dans des slim qui vous font des cuisses de mouche
    - stop aux cheveux longs et à la barbe de 18 jours
    - stop aux aux pantalons retroussés jusqu'aux genoux
    - arrêtez de piquer les fringues de votre copine
    - arrêtez aussi de prendre les tote bag de votre copine

    N'oubliez pas non plus le déodorant et une dose de parfum !

    Franchement ce n'est guère glamour tout ce bordel (et encore j'ai été tolérante). Bref, je sais c'est dur d'être un homme… mais bon… pour nous aussi c'est difficile ! Vous manquez d'inspiration ? Regardez Alain Delon dans la Piscine.

    Isis

  • Dis t'as pas un peu grossi ?

    Vous voyez ça c'est le genre de question qui me rend dingue et que je trouve d'une impolitesse absolue, surtout quand on sait que 80 % des femmes sont complexées par leur poids.
    Autre question qui me tue : "Tu as l'air fatigué !" (traduire : tu as une sale gueule ma pauvre !
    Bref je me dis que parfois il faut être un peu délicat avec autrui.

    Je vais développer un peu plus sur la prise de poids. Oui du haut de mes 173 cm, j'ai pris un peu plus de 5 kg en quelques mois. Ma graisse a hiberné dans mon corps pendant l'hiver et s'y trouve bien. Au début, quand j'ai vu le poids s'afficher sur la balance du médecin, j'ai cru que c'était une erreur, après, j'ai failli fondre en larmes.

    Bilan de la chose : je ne rentre plus dans mes vêtements de l'été dernier. Et moi qui déteste être "boudinée" de la taille et des cuisses cela tombe mal.
    Beaucoup de gens me disent : "oh mais Isis tu restes toujours aussi mince ! " . Oui, certains vont dire que j'abuse mais c'est ainsi, je n'ai plus la taille de mes 30 ans. Je le sens c'est un fait.
    Certes, je fais encore partie de la catégorie mince du haut de mon 38-40 mais le corps change après 40 ans.
    C'est le triste constat de cette prise de poids. Les kilos passés 40 balais ont du mal à partir, c'est un peu comme quand on manque de sommeil, la fatigue s'efface de moins en moins vite.
    Eh bien à cela, je vais vous dire (et c'est la première fois que j'éprouve une telle sensation) : je m'en fiche.
    Oui, pour la première fois de ma vie je me fiche de ces kilos en trop qui se sont bien calés sur mes hanches et mes fesses (comme ma mère finalement, merci à elle). Je sais très bien que même à coup de km parcourus en running, en aquabike ou autre. Ils resteront là bien collés à moi.
    Alors, il va falloir que j'apprenne à cohabiter avec eux.
    Donc point de régime. Je mange déjà très équilibré au delà ce serait de la torture. Et du fromage et un bon verre de rosé c'est agréable en été !

    Isis

  • Mon avis sur le Manifeste de Li Edelkoort

    Ce matin, j'ai lu avec beaucoup d'attention l'article de Libération relatant le manifeste de la Défricheuse de tendances Li Eldekoort. (A lire ici)
    Manifeste virulent lapidaire qui dénonce un système dépassé, envahi par les financiers et des divas qui ne laissent plus de place à la création.
    Je suis en partie d'accord avec ce qu'elle dénonce.
    Un seul bémol cependant : son avis plus qu'élogieux sur les marques françaises Maje, Sandro, The Kooples, Comptoir des Cotonniers… qui font selon elle, je cite, "leur chemin humblement. Comme ils ne dépensent pas de sommes folles en budgets publicitaires (quid de la Campagne Mère et fille avec Sarah Lavoine de Comptoir des Cotonniers ?), ne lancent pas de parfum (euh Zadig et Voltaire a lancé un parfum depuis longtemps), ne parle beaucoup d'eux. La presse féminine ignore leurs produits (AH BON ?) et le Ministère de la Culture ne les met pas en avant (encore heureux !).
    Pour le reste, tout est malheureusement juste : étudiants mal formés dans les écoles, le trop plein de IT people, le burn out des designers, les rapports incestueux des blogs avec les industries de la mode…

    Bref à lire !
    Isis

  • Dis tu me montres tes abdos ?

    C'est en lisant le très bon billet de Lise Huret sur son site Tendances de mode au sujet d'Instagram qui devient, je cite, selon elle : "un outil de promotion de la perfection" (à lire ici) que j'ai eu l'idée d'en rajouter une couche.
    Oui, je le dis et redis encore, Instagram perd de sa superbe et surtout de sa spontanéité. Et c'est bien dommage.

    Depuis quelques mois, apparaissent de plus en plus de comptes de filles qui parlent constamment de leur poids, de leurs muscles, de leurs abdos et de ce qu'elles mangent.

    Certains comptes sont des ventres en série. Des ventres avec des muscles frisant la perfection. Des corps parfaits sortant de salle de musculation.

    Ces corps parfaits sont un supplice de Tantale pour les filles qui ne font pas un 38 toutes mouillées, n'aiment pas le sport et aiment bien la bouffe. Ce qui est encore plus dingue c'est que ces comptes de corps "body sculptés" sont suivis par énormément de personnes qui admirent, qui vénèrent, qui encouragent, qui envient, qui veulent des conseils…

    Preuve que la société dans laquelle nous vivons est obsédée par l'image et le culte de la perfection. Or rappelons nous que la taille moyenne des françaises est un 40-42.

    Je suis la première à dire : "un corps sain dans un esprit sain", mais quand cela frise l'obsession c'est flippant. Vivre en comptant les calories de ce que l'on mange, puis de celles que l'on va brûler en courant, c'est un tantinet triste. Baver devant un big burger en mangeant une petite salade pour avoir bonne conscience c'est aussi très triste.

    L'autre chose que je trouve dangereuse avec les comptes de ces filles "body sculptées", c'est qu'elles donnent des conseils de régimes ou de menus types. Et certaines disent des grosses bêtises. On ne s'improvise pas nutritionniste ! D'autre vantent les mérites de compléments alimentaires vendus sur Internet. C'est archi dangereux !
    Pour être mince, il faut manger équilibré, ne pas grignoter. C'est la base de la base. Et puis l'essentiel c'est d'être bien dans son corps et dans sa tête ! Si j'avais un quelconque souci de poids j'irais en référer à un médecin et non à un compte Instagram.

    J'en ai marre de voir ces comptes qui véhiculent la bêtise. Et là c'est de la bêtise dangereuse selon mon humble avis.

    Isis

  • Dis t'as un VLOG ?

    Non, non je n'ai pas fait de faute de frappe, je parle bien de VLOG avec un V.
    V comme vidéo.
    Log en référence à blog.
    Donc si on additionne les deux : blog en vidéo.

    Pour la petite histoire, j'ai découvert ce phénomène assez hallucinant et intéressant sur un plan psychologique grâce à ma fille.

    Bref, un soir j'étais attablée seule sur la terrasse (Margaux si tu lis ce billet c'est toi que j'attendais ce jour là) et je vois que mon voisin parlait à son téléphone. Je croyais au départ que c'était un Face Time. La grande curieuse que je suis a commencé à écouter la chose… et là je me suis aperçue qu'il étais en train de se filmer et qu'il expliquait en anglais le lieu où il était, ce qu'il buvait et parlait de sa journée à Paris.
    Bref, je garde cette histoire dans un coin de ma tête et en parle à ma fille qui me dit l'air blasé : "ben c'est un vlogueur !".

    Donc, j'ai passé quelques jours à analyser ce phénomène sur you tube et là, je dois vous avouer que les bras m'en sont tombés.

    Des gens passent leur temps à se filmer du lever au coucher et à raconter leur journée. Ils racontent toute leur vie. Vive l'intimité ! Certains montrent même leurs enfants…
    Et le plus étonnant, c'est le nombre d'abonnés à ces chaînes !

    Bon, je dois vous avouer que j'étais prête à en faire une (parodique à souhait je précise), mais je manque un peu de temps en ce moment.
    Mon synopsis aurait été simple :
    -prise 1 : la peau du visage fripée par l'oreiller, je vous aurais dit : "bonjour à tous ! Je me réveille il est 7 heures, j'ai mal dormi à cause de mes voisines qui ont encore fait une fête. Il va falloir que je m'achète des boules Quiès. Bon je me lève, je sors le chien et je vous reprends".
    - prise 2 (dans les toilettes) : "hello je fais pipi avant de sortir le chien. Ben oui, il faut bien se vider la vessie. A tout à l'heure…"
    - prise 3 (dans la rue) : "c'est remoi, ça y est je sors le chien, on est dans la rue là, il fait beau, j'ai un outfit de n'importe quoi et je ne suis pas maquillée. Bon à plus"
    - prise 4 ( dans la salle de bains) : "coucou je suis sous la douche ! Hum c'est bon ! A tout à l'heure"…
    - prise 5 (dans la cuisine) : "Alors là je me fais un maxi petit dej : céréales, fraises, et bananes. Hum c'est bon (gros plan sur le bol). Il va me falloir au moins 3 cafés pour affronter la journée : on a un long programme : cinéma, présentation presse, dej avec Caro, inauguration d'une boutique, épilation des sourcils chez Benefit…Bon je m'habille et on y va" (programme qui n'est pas le mien mais je mets dans la peau d'une vlogueuse.
    - prise 6 (dans les toilettes) : "coucou je fais caca ! Il faut que je mange des graines de lin pour mon transit !"….
    Bref 120 prises (je vous épargne le reste) après je vous dis : "bonne nuit".

    Le plus ahurissant dans cette nouvelle forme de communication bien pathétique c'est que les marques ont trouvé une manne pour faire du placement de produits. Et certaine vlogueurs vivent très bien de leurs vidéos !

    J'en ai parlé à ma copine Marie Claire qui est psy et voici son point de vue sur la chose : "Nous sommes dans l'ère de l'ultra moderne solitude comme chantait Souchon. Le narcissisme de ces personnes est poussé à l'extrême. Ils ont besoin d'être quelqu'un et de remonter leur ego en se montrant ainsi. Et en même temps, c'est très paradoxal, car avec cette communication , on n'est plus personne. On communique dans une virtualité qui est hallucinante. Il n'y a plus rien de réel".

    Bien sûr, je ne peux finir ce billet sans vous montrer certains phénomènes (sachant que certains dépassent le million de vues…)

    Alors ? Qu'en pensez-vous de cette ultra moderne solitude ?
    Maintenant, vous ne serez plus étonnés de voir des gens parler à leur téléphone dans la rue !
    Isis

  • Quid de la Petite Gazette de La Mode Mais Pas Que ?

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    Vous avez été super nombreux à réagir suite aux différentes annonces du lancement de mon fanzine avec ma joyeuse équipe Marie, Caroline et Cat.
    Nous sommes toutes excitées de cette belle aventure "osée" et nous avons hâte au 15 Mai !

    Alors voici un extrait du dossier de presse qui explique la ligne éditoriale de cette feuille de chou toute simple mais qui va révolutionner les codes. Je précise que pour l'instant, elle sera mensuelle et vendue sur abonnement via mon blog.

    "A l’heure où tout le monde se lance dans les magazines en ligne et les newsletter, nous avons décidé de remettre le papier au goût du jour car non, le papier n’est pas mort !

    A l’heure où la presse féminine ne trouve plus son public, et où son public ne s’y retrouve plus, nous allons redonner aux lectrices l’envie d’être à nouveau conquises par la mode, une mode simple et accessible.

    A l’heure, où les lecteurs se lassent des blogueuses « portes manteaux » noyées par les marques et qui n’ont plus aucune objectivité.

    Ce fanzine, cette feuille de chou, ce petit journal, cette gazette est la preuve que l’on peut encore parler de la mode d’une manière libre et sans publicité.

    Son titre ? La Petite Gazette de la Mode mais pas que…

    Un titre audacieux pour un pari audacieux.

    On y trouvera de tout : des tendances, des tests, de la psycho mode, des bons plans, des astuces, des jeux d’esprit, des interviews de personnalités qui font la mode et même une correspondance avec New York !

    Notre objectif ? Apprendre aux lectrices à être elles-mêmes pour oser ! Nous donnerons les clés pour décrypter la mode et ses tendances et apprendre à ne pas forcément être à la mode !
    Les femmes sont sollicitées et noyées par un trop plein d’informations sur Internet. A nous de les guider le tout avec une bonne dose de futilité et de légèreté.

    Notre Petite Gazette de la Mode n’aura pas de site internet ni de présence sur les réseaux sociaux (pas de compte twitter ni Facebook).
    Un point rétro peut-être, mais un tantinet audacieux à l’heure où nous sommes connectés en permanence".

    Isis

    Pour le moment pour nous contacter : contact@isisdepaname.fr

  • Pensées en vrac #20

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    # Avril s'achève enfin et je retrouve ce tant aimé mois de mai. Je sais que beaucoup de gens n'aiment pas ce mois avec ses ponts, moi je l'adore (même si je bosse tous les jours au final… avantage et désavantage du télétravail). Paris revête en mai un semblant de torpeur estivale. Tout fonctionne au ralenti et j'aime.

    # Mes 10 jours passés en Provence s'achèvent demain matin avec un doux retour à la réalité parisienne qui m'attend à la descente du TGV. Je suis contente car j'ai réussi à totalement décrocher. Une amie m'a proposée de fixer un dej mardi prochain et je ne savais pas quoi lui répondre… mon moleskine est resté sur mon bureau à Paris. Donc chère Murielle, je te donnerai ma réponse demain soir !
    J'ai vécu pendant 10 jours au rythme de la nature. Réveillée avec le soleil (il n'y a pas de volets dans la maison), couchée avec le bruit (le chant ?) des crapauds du Canal de Marseille, que dire ? Bonheur tout simple mais infiniment doux et bon.
    Je suis restée dans ce coin de campagne de Marseille sans même aller sur le vieux port. J'avais envie de ce tête à tête avec la nature.

    #Dès lundi je m'attelle à mon nouveau bébé au nom plus qu'original (attention scoop) et révélateur sur le contenu éditorial : "La Petite Gazette de la Mode Mais pas que…."
    Je bats les records au niveau de la longueur. Mes comparses (Marie, Caro et Cat) de cette nouvelle aventure sont aussi convaincues que moi par l'originalité de notre titre.
    Sortie le 15 mai… on a hâte de vous présenter ce fanzine et vous dire : "vive le papier" !

    #Hier soir, je regardais mon compte IG et je me suis aperçue que beaucoup de gens se sont désabonnés de mon compte pendant ce long break printanier en Provence. Jalousie ? Frustration ? Envie ? Je ne comprends pas, moi, je suis toujours heureuse pour les autres. Toutes les photos que j'ai postées étaient dans une volonté de partage et non de "m'as tu vue". J'avais juste envie de crier à la terre entière : "je suis bien".
    De même, que certaines de mes amies de longue date (dans la vraie vie) ne se sont pas manifestées pour me souhaiter de belles vacances ou laisser un commentaire gentil alors qu'elles sont abonnées à mon compte.
    Les gens sont étranges parfois. C'est à se demander s'ils ne prennent leur pied que devant le malheur d'autrui ! Postez une photo avec un hashtag cancer, deuil, chimio, maladie vous allez voir votre nombre d'abonnés grimper en flèche. Pathétique.

    Isis

  • L'extase selon Nina Ricci une vision bien pathétique de la femme

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    Loin de moi l'idée de promouvoir ce nouveau parfum de Nina Ricci.
    C'est là un large avantage de ne pas être affiliée à une marque ou à une régie publicitaire qui me dicterait ma conduite si ce n'est mes mots.
    Je suis libre, et libre de dire que la publicité pour ce parfum me dérange.

    Voir Laetitia Casta se rouler nue dans des draps, la bouche en phase orgasmique, qui mord les doigts de son partenaire m'agace un tantinet. Certains vont me dire que je suis prude. Peut être.

    Mais cela laisse à réfléchir sur l'image de la femme que véhicule cette publicité.
    Le nom du parfum est largement évocateur et on ne peut plus clair : L'Extase ou L'Erotisme féminin… (deux noms en un pour bien appuyer sur le coté érotique de la chose).
    En gros, si vous voulez être une bombe au lit, mettez ce parfum… Mais quand les publicitaires arrêteront-ils de prendre la femme pour un objet sexuel ?

    Je me souviens des publicités Chanel avec une Carole Bouquet bien plus classe. Et qui faisaient rêver. La femme était comme un être inaccessible, qui faisait fantasmer l'homme sans pour autant la voir (ou l'avoir) au pieu. Je ne vais pas me lancer dans la sémiologie de l'image, mais vous devez comprendre ce que je veux dire.

    Pour celles et ceux qui ne voient pas mon idée, comparez ces deux spots :

    Alors ?

    Isis

  • L'art de la culpabilité

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    Vous commencez à le savoir, je suis en vacances en Provence.
    Cet après-midi, je me suis surprise à culpabiliser alors que je postais cette photo ci-dessus sur Instagram (ainsi que Facebook et Twitter car tous mes comptes sont liés).
    Je culpabilise par rapport à tous ceux qui bossent, à tous ceux qui ne peuvent pas partir en vacances, à tous ceux qui n'ont pas cette chance de "larguer les amarres". J'aurais tendance à me justifier en disant que je travaille quand même ! La newsletter continue, le blog aussi, et je finalise mon fanzine (je réhabilite la presse papier et j'y tiens) à distance avec mes partenaires de choc qui sont à Paris et à New York. Oui, je passe presque autant de temps sur mon Mac Book ici qu'à Paris.
    La seule différence est que je travaille dehors et au bord d'une piscine.
    Alors pourquoi cette culpabilité ? Par peur de la jalousie ? Des langues de vipères ? Des esprits mal placés ? Certainement, et en même temps j'ai envie de dire que je m'en tamponne le coquillart !

    C'est la société qui nous culpabilise en fait.

    Une amie m'a fait remarquer que ma vidéo du mistral postée sur Instagram ce matin était déplacée eu égard au drame du Népal. J'ai ôté la photo sur le champ. Elle a raison. Moi, la petite française bien lotie en vacances, je me plains de la météo.

    Il en est de même avec ma fille. Beaucoup me demandent pourquoi elle n'est pas avec moi dans le sud (on ne voit que Fleur Simone le chien sur mes photos). Eh bien, cette jeune demoiselle de 18 ans est à Londres avec ses grands parents. Et elle est grande ! Avant, j'aurais culpabilisé de la laisser… mais là non !
    Cela me renvoie à l'époque où elle était petite et que je devais la laisser à une baby sitter pour travailler. Quelle mère ne culpabilise pas dans de tels moments ?

    Je culpabilise aussi par rapport à mon mec qui est resté travailler à Paris mais c'est un choix de sa part.

    C'est comme quand je réclame pour la énième fois à un journal de régler ma pige que j'ai rendue plus qu'à temps. J'en suis gênée. Or il me semble que tout travail mérite salaire.

    Je culpabilise aussi quand je mange une pizza 4 fromages… certes ce n'est pas idéal pour la ligne, mais c'est si bon ! Ras le bol du diktat de la détox et de la minceur….

    Et si on arrêtait de culpabiliser ? On apprécierait mieux l'instant présent. Non ?

    Isis

  • Le snobisme littéraire


    C'est un lisant le dernier roman d'Agnès Martin-Lugand (La vie est Facile, Ne t'inquiète Pas, aux éditions Michel Lafon) que cette idée de billet m'est venue.
    Je dois vous l'avouer, je n'ai pas osé posté la couverture de cet ouvrage sur Instagram…. Oui, c'est avoué (donc je suis à moitié pardonnée, non ?).

    En y réfléchissant bien, je me dis que c'est complètement absurde ! J'ai bien aimé ce roman, pourquoi ne pas en parler ?
    Parce que ce livre n'est pas celui d'un auteur… "digne" de passer dans l'émission La grande Librairie sur France 5.
    Et pourquoi, cet auteur n'y passerait pas d'ailleurs ?

    C'est là, que j'ai envie de soulever le problème du snobisme littéraire. Il est très en vogue de dire dans un dîner : "tu as lu le dernier Nothomb ? ou le dernier Houellebecq ?"
    Cela ferait un peu tâche de dire : "moi, j'ai adoré le dernier Marc Lévy" ou pire : "j'ai dévoré le dernier Musso"… Et si vous osez placer que vous avez été transporté par le livre de Sophie Davant ou celui de la miss Météo de TF1 Catherine Laborde qui vient de sortir un témoignage sur la jalousie dans le couple (ok, non là, je vais trop loin, quoique cette dernière a été interviewée sur le sujet chez France Inter)… là vous êtes virés du dîner et qualifiés de gros beauf inculte.

    Mais comment expliquer que ce sont ces livres là qui sont justement en tête des ventes ?
    Pas forcément bien écrits, avec des sujets souvent déjà vus et revus (amour, infidélité, suspens…).
    J'ai une seule réponse : je dirais qu'ils sont divertissants et pas "prise de tête".
    Finalement, c'est ça qu'on cherche dans la littérature : la détente avant tout (surtout en vacances). Non ?

    Et puis, on lit pour soi et non pas pour les autres. Moi, je ne choisis pas mes livres pour parader en société. Bref, c'est encore la preuve que le souci de l'apparence est partout même dans la littérature.

    Au fait, qui a lu le dernier Mona Ozouf ?

    Isis

  • Dis tu vas à Hyères ?

    Voilà la question que tout le petit monde de la mode, de la presse, de la blogosphère, de la photographie, se posait depuis quelques semaines : "Alors, on se donne rendez-vous à Hyères cette année ? Tu descends dans quel hôtel ? Tu prends quel avion ? Oh ma pauvre ! Tu y vas en train ? Mais c'est le bout du monde ! Tu crois qu'on peut prendre les maillots ? L'année dernière, on n' a eu que de la flotte…"

    Descendre à Hyères.
    Pourquoi faire ?

    C'est "the place to be" pour tout ce petit monde fermé cité à l'instant.
    Tout le monde se retrouve à la Villa Noailles, pour y découvrir les créateurs de demain. La trentième édition de ce festival haut en couleurs a commencé hier sous le joug de Maître Karl Largerfeld.

    Il fallait y être, sauf que moi je n'y étais pas.
    J'ai décliné poliment l'invitation, il y a quelques jours. Eh oui, I did it.

    Plusieurs personnes qui savaient que je devais être à Marseille pendant cette période m'ont dit : "Mais viens donc faire un saut à Hyères, on va s'y amuser comme des petits fous !"….
    Eux oui, moi non.

    Je me mets à la place des habitants de cette ville tranquille qui voient débarquer pour 4 jours des capelines sur la tête, des jupettes courtes, des chaussures graphiques ou vernies et imprimés édulcorés.

    Car Hyères n'est pas la mode selon moi, c'est la surenchère de la mode. Et ça ce n'est guère mon truc.
    Une amie m'a dit : "il faut y être pour se montrer".

    Se montrer devant qui ? Pourquoi ? C'est plus facile de faire glisser un cv de blogueuse à une rédac chef d'un magazine de mode sous le soleil ? Je ne pense pas. Hyères, révèle des nouveaux talents certes, mais c'est aussi les retrouvailles du milieu si particulier des modeux.

    Moi, je préfère rester dans la campagne marseillaise en toute simplicité et ne guère jouer à quelqu'un que je ne suis pas.

    Voilà pourquoi je ne suis pas Hyères ce soir, ni demain.

    Isis

  • Larguer les amarres

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    (moi cet am)

    Bon c'est facile de donner de tels conseils alors que je suis sous le soleil méditerranéen au bord d'une piscine avec une ambiance un tantinet estivale…

    Mais larguer les amarres est faisable partout. Quand je dis "larguer les amarres", c'est apprendre à décrocher.

    Décrocher, oublier, penser à soi, se faire plaisir, vivre au ralenti cela vous arrive souvent ?
    Je suis sûre que non car c'est finalement un exercice difficile.

    On vit dans une société qui nous absorbe le cerveau, nous use, nous ronge. Et parfois revenir à des choses simples c'est si bon et salvateur. Pouvoir faire des "break de vie" de temps en temps pour partir à la recherche d'un bonheur simple.

    Pourtant avec mon métier ce n'est pas si facile de décrocher. Mais j'y arrive je m'autodiscipline (désolée pour les retards dans mes réponses de mails… mais je note tout).

    Ma recette ?
    - ne pas aller sur les réseaux sociaux pendant au moins 5 heures d'affilée (tant pis si je loupe la photo du jour)
    - couper la sonnerie du téléphone et le déposer loin (pour ne pas être tentée de le regarder)
    - n'envoyer que des SMS si urgence
    - ouvrir les mails deux fois par jour (matin et soir) et tant pis s'ils s'accumulent (le monde continue à tourner)
    - lire non pas sur écran mais se noyer dans des romans légers (j'en ai embarqué 6 dans ma valise)
    - ne pas porter de montre (c'est le clocher de l'église qui m'indique l'heure)
    - regarder les nuages
    - marcher pieds nus
    - être habillée comme il nous plait sans penser au regard d'autrui (moi c'est combo jean coupé en short, chemise et espadrilles)
    - ne pas écouter les actualités (je délaisse France Inter au profit d'une playlist de Jazz et de classique)
    - vivre au rythme de la nature et la regarder
    - écouter les chants des oiseaux
    - s'allonger dans l'herbe
    - manger sainement
    - laisser les soucis du quotidien de côté (ils reviendront bien assez vite)
    - s'écouter
    - éviter les lieux publics pendant quelques jours (y compris les cafés et restaurants)
    - respirer par le ventre

    C'est un luxe mais c'est si bon. Rien de tel pour revenir à la vie réelle en pleine forme.

    Isis

    PS : merci à Nicole qui m'a largement inspirée pour ce billet...

  • La transe de la fripe

    Tout à l'heure après avoir fait un shopping de maillots (traduction : prêt de maillots dans un bureau de presse pour faire un shooting photo) chez ma copine Marie-Dominique Tabard, je me suis retrouvée par hasard dans le temple du vintage : Kilo Shop.

    Qui ne connait pas cette enseigne ? Des vêtements vintage y sont vendus au poids.
    Bref, le temple du bonheur pour moi. J'y suis un peu comme Alice au Pays des Merveilles.

    J'ai passé une bonne heure à chercher le graal…. sous entendu rien mais un truc au cas où….
    Genre la robe extraordinaire (à 8 euros) qui me ferait ressembler à Vanessa Seward ou encore le bomber parfait (à 30 euros) semblable à celui de Caroline de Maigret (à chaque fois que je la croise elle en porte un kaki).

    Et dans ce genre d'espace, je suis en transe.
    Je touche, je caresse, je sens la fripe.
    J'aime ce mot FRIPE.

    La paire de jeans 501 y est à 25 euros. C'est le vrai jean qui a du vécu. Le délavage est authentique et non fait par des ouvriers chinois par un procédé de délavage qui m'échappe et qui laisse le cul blanc (pardonnez-moi l'expression).
    J'aime les foulards qui ressemblent à ceux que portait ma mère dans les années 70.
    Les Tee shirt sont en vrai coton tels que je les aime.
    Bref, bonheur.
    Bonheur de fouiner et de rechercher… de l'authenticité et de la fantaisie.

    Et franchement, dans ce genre d'endroit, les gens ont un style de dingue !
    Certaines (la plupart) de mes copines ne comprennent pas cet amour du vintage avec des commentaires du genre : "mais d'où viennent ces fringues ? ", "qui les a portés avant" ? .. Moi je m'en moque… Au contraire, je leur imagine une histoire, une belle histoire.

    Et puis le must c'est d'allier une fringue de fripe à une belle pièce de créateur… ça c'est chic… (rdv dans la Gazette de la Mode… on en reparlera).

    Isis

    PS : demain soir pas de billet car je serai en Paris et Marseille….
    A jeudi au bord de la piscine !

  • Likez moi !

    Il parait que certaines personnes conditionnent leur vie aux nombres de like qu'elles recueillent sur Instagram. J'ai appris que des petits malins en ont même fait un business. Vous pouvez acheter des like et des followers. Je vous assure. C'est stupéfiant mais ça existe. On peut par exemple s'offrir "1000 fans France pour 199,90 euro ".

    Je me souviens quand je sortais de l'université et qu'on entrait sur le marché du travail, on se demandait : "alors toi combien tu pèses ?" (Je ne parle pas de poids mais de salaires). C'était une question courante chez les diplômés des écoles de commerce. Déjà, cette question m'énervait un tantinet à l'époque.

    Donc aujourd'hui, c'est : "combien tu as de like (et de followers)" ? Donc en gros, "dis moi combien tu existes ?" Et ça c'est très flippant. Plus tu as de followers, plus tu es cool. Et plus tu en as, et plus tu en auras. Il parait que c'est la règle mathématique de la croissance exponentielle (non promis je ne rentre pas dans les détails).

    Instagram peut être très déprimant pour certaines personnes qui regardent défiler les photos de la vie formidable de leurs « amis » et par ricochet, cela leur file la sensation que leur propre vie est minable…

    Moi j'ai des copines qui se refusent à aller sur Instagram car elles trouvent "que leur vie est plate", "qu'elles n'ont rien à montrer" ou que "leur intérieur est très moche". D'autres aussi dépriment car leur nombre de like stagnent.

    Ce phénomène commence à intéresser les chercheurs en sciences sociales qui jusqu'à présent se penchaient sur Facebook. Selon les dernières études, Instagram est pire que Facebook. J'ai lu qu'une photo a le pouvoir de provoquer immédiatement une comparaison sociale, et cela peut déclencher des sentiments d'infériorité. Une chercheuse de l'Université Humboldt de Berlin, Hanna Krasnova, co-auteure de l'étude sur Facebook et la jalousie, a défini ce qu'elle appelle «la spirale de l'envie» : «Quand on voit de belles photos d'un ami sur Instagram, une manière de compenser est de publier des photos de nous encore meilleures, comme ça notre ami les voit et poste des photos encore plus belles, etc. L'autopromotion déclenche encore plus d'autopromotion, et le monde des réseaux sociaux s'éloigne de plus en plus de la réalité.» Etude très bien résumée par le Slate US ici.

    Ces chercheurs sont en train de prouver qu'Instagram peut réellement influer sur notre moral et même créer des dépressions avec cette surenchère du cool et du beau.

    Cela me laisse dubitative.

    Et regardez cette petite vidéo excellente sur le sujet…

    Bref, cela donne envie de réfléchir un peu. Instagram serait un peu comme les bonnes choses : à consommer avec modération…

    Allez qui poste la photo du plus beau bébé ou du plus beau cupcake ?

    Isis

  • Pensées en vrac #19


    (Illustration : Accro de la mode)

    En cette fin de week end quelque pensées en vrac diverses et variées…

    #Le printemps semble bien installé sur la France et je suis étonnée de voir des gens se plaindre. Le soleil et dame chaleur seraient là "trop tôt" selon ces râleurs…. Notre belle France est bien la reine de la plainte, je vous le confirme !
    C'est ce qui nous différencie de notre cousine américaine. Je viens de passer 1h30 au téléphone avec une amie qui vit à New York, nous nous sommes amusées à faire un comparatif entre les deux villes… même si la vie est loin d'être rose dans la Big Apple, les gens y sont bien plus positifs.

    #J'ai annoncé (enfin !) aujourd'hui sur les réseaux sociaux la naissance de mon nouveau bébé : "La Gazette de la Mode". Ce sera un fanzine tout simple (je n'en dis pas plus) que vous pourrez commander et payer (2 euros) via Tictail. Je m'attache, m'accroche, me bat, pour dire que oui, le papier a encore de l'avenir ! Pour preuve cette interview hier sur Inter de Franck Annese (Fondateur de Society) que vous pouvez écouter là..
    On y parlera de mode mais pas que…. Cette gazette aura un mot d'ordre : liberté d'expression.
    Ce fanzine se fera avec les moyens du bord (traduction : faibles) mais on y arrivera ! Puisque les piges ne viennent pas à moi, je les fabrique moi même !

    #Vous avez été nombreuses et nombreux à réagir sur les cumulards… ce qui ne fait que confirmer mon point de vue et me donne encore plus envie de laisser parler ma plume "libre".

    #Mardi dernier, j'ai été ravie d'interviewer (et de rencontrer) Cécile Sépulchre auteur du Défilé des Vanités, un pamphlet sur le monde de la mode. On en reparle cette semaine. En attendant, je ne peux que vous conseiller de le lire !

    #Mercredi, je pars à Marseille pour une dizaine de jours, pour prendre le soleil, me couper de Paris, et écrire au calme. Preuve que quand on écrit, il n'y a jamais de vacances ! Ma newsletter continuera (peut-être pas à 8h00 du matin mais vous la recevrez !) et le blog aussi !

    Isis

    PS : mon livre avance ! Il est chez le correcteur. les illustrations sont superbes…. Merci à Marie Insolubile !

  • Ode aux sabots

    Depuis toujours, j'ai ressenti un amour inconditionnel pour les sabots.
    Petite cela me donnait l'impression d'être grande (cette phrase est absolument nulle mais veut tout dire). Quand j'étais en vacances avec mes cousines, j'étais la seule à avoir des sabots. Déjà je faisais oeuvre d'un goût pour me démarquer des autres. Ma mère me disait tout le temps : "tu ne peux pas être comme tout le monde ma petite fille ? " (sachant que le terme petite était péjoratif dans sa bouche). Mais j'aimais bien le bruit des semelles de bois sur le bitume. Pourtant, je tombais, me tordais souvent la cheville ou je les perdais en courant !

    J'ai du avoir ma première paire vers 4 ans. Je revois encore cette photo prise dans un parc à Paris, où je pose avec un gilet rouge crocheté par ma mère, un petit jean patte d'éph et des sabots. Promis, si je retrouve cette photo je vous la montre !

    Et 40 ans après, je porte encore des sabots été comme hiver, avec ou sans chaussettes. J'aime tous les sabots, les purs Clogs suédois comme les sandales à talons. J'aime ce côté seventies qui s'en dégage.
    J'adore trainer des heures dans la petit boutique Kerstin Adolphson bd St Germain. Je regarde, touche les semelles de bois, respire l'odeur du cuir. Dès que je vois des sabots dans une boutique, je rentre pour les regarder.
    Attention les beaux sabots à mon goût sont une denrée rare.
    Plusieurs critères entrent en compte : le cuir, la couleur, la couleur de la semelle de bois, la "prise du pied", et le confort. Un sabot ne doit pas donner d'ampoules ! Le cuir doit être gras ou original, le talon bien carré et pas trop haut ni trop bas. Et le prix se doit d'être abordable !

    Ma dernière lubie ? En avoir en doré !

    Moi obsessionnelle ?
    Un tantinet !
    Beau week end à vous.

    Isis

    PS : Kerstin Adolphson 57 bd St Germain 75006 PARIS 01 45 48 00 14

  • Haro sur les cumulards !

    Cela fait plusieurs fois que j'évoque ce cumul à outrance de certains journalistes et autres professionnels de la mode (je ne parle pas des autres métiers car malheureusement des gens sont obligés de cumuler des CDD précaires et sous-payés pour bouffer…).

    Je parle ici des journalistes qui cumulent radio, télévision ou presse écrite. Je pensais à cela hier en regardant le non moins très bon Patrick Cohen qui assure la matinale de France Inter et qui est aussi chroniqueur le soir dans C à vous (France 5). Comment faites-vous cher Patrick pour tenir le choc ? Est-ce grâce à une surdose de vitamines ou à des assistants sous payés qui vous mâchent le boulot ?

    Je le dis à vous, mais je pose aussi la question au séduisant Augustin Trapenard, à Léa Salamé, Audrey pulvar, Laurence Ferrari, Jean-Marc Morandini, Cyril Hanouna, Laurent Ruquier et j'en passe. Je vais arrêter la liste sinon, vous n'irez pas au bout de ce billet.

    Je vois apparaître ici certaines langues de vipères qui vont encore dire : "Isis est aigrie car elle n'a pas de poste de journaliste elle"… mais je m'en fiche cela me fatigue (et dire que j'avais décrété ce matin sur ma newsletter qu'aujourd'hui était la journée du zen…) ! Et je pense à tous les journalistes qui comme moi, ont fait des écoles, ont une plume, une motivation, un tas d'idées et sont sur le carreau !

    C''est surtout lassant de voir toujours (ou d'entendre) les mêmes têtes. Il faudrait arrêter de prendre les spectateurs pour des abrutis !

    Ces messieurs et dames ont-ils peur pour leurs fins de mois ou ont simplement peur que le téléspectateur ( ou l'auditeur) ne les oublie ? Ce n'est pas chiant à la fin d'être toujours sur le devant de la scène ?

    Il en est de même pour la gentille présidente de la SPA (soi disant bénévole…) qui est aussi vétérinaire chroniqueuse à Télématin, chroniqueuse expert sur Europe 1 et journaliste sur Equidia mais aussi accessoirement productrice audiovisuelle.

    Mais comment font ces gens ? Moi j'aurais le cerveau en vrac à leur place...

    N'oublions pas le monde de la mode !

    La palme est quand même attribuée à Inès de la Fressange, qui : développe sa marque, mais est aussi ambassadrice de la maison Roger Vivier, dessine des vêtements pour Uniqlo, collabore pour Citroen, Allianz, est devenue égérie Loréal et aussi rédactrice d'une newsletter depuis mars (Lettre dans laquelle elle nous vante les mérites de bons plans telle une bonne copine… hum… ). Un peu trop de mercantilisme ne risquerait il pas de nuire à son image ? Ce qui est bien dommage, car elle était bien sympa notre Inès nationale !

    Et cerise sur le gâteau : Carine Roitfeld ex redac chef de Vogue, mais aussi fondatrice et rédactrice en chef du CR Fashion Book, ainsi que Directrice Mode de l’ensemble des éditions internationales du Harper’s Bazaar qui devient aujourd'hui collaboratrice pour Uniqlo (décidément cette marque ratisse large ! Ou alors ses dirigeants n'ont pas été convaincus de l'aspect Cyrillus de la dernière collab avec Inès ?). Elle baisse quand même en gamme cette dame Roitfeld ! Passer de marques de luxe à Uniqlo… hum, je dis ça je dis rien.

    Bref c'est un n'importe quoi tout cela ! Non ? Bientôt notre président deviendra Pape ! Notre boucher deviendra notre manucure et notre cordonnier notre vétérinaire !
    Oui, ce soir, je suis en colère car moi aussi j'aimerais (et d'autres) avoir une place quelque part dans une rédaction… il faudrait juste que certains et certaines apprennent juste à partager ou à lâcher un peu leurs postes (avec un S).
    Isis

    PS : et là je n'ai pas évoqué les politiciens cumulards… ni le nombre de chômeurs en France.

  • La problématique du pied

    J'ai eu l'idée de ce billet tout à l'heure alors que j'étais en train de me laver les pieds pour la quatrième fois de la journée. N'y voyez pas dans cet acte une quelconque allusion religieuse ou autre rite sectaire.

    Je déteste avoir les pieds noirs (n'y voyez pas non plus ici un quelconque racisme…) ou sales. Or marcher les pieds dans des sandales dans un Paris pollué n'est guère chose facile pour la délicate du peton que je suis.

    Non, j'ai envie de pousser un coup de gueule contre les fabricants de sandales ! Je ne citerai pas de noms pour ne pas me faire d'ennemis mais je trouve anormal de payer des sommes délirantes pour avoir des chaussures dont le cuir déteint sur le pied.
    Hier, je portais des sandales à lanières noires… imaginez le soir, j'avais le pied zébré ! (en plus les motifs animaux ne sont même plus à la mode…pfff ! )
    Aujourd'hui, même résultat avec des chaussures d'un prix fort peu raisonnable si l'on compte le cm de bout de cuir (c'est à dire zéro et en plus les semelles sont en pneu recyclé… je ne plaisante pas).

    J'ai été obligée de sortir l'éponge Spontex pour ôter les traces des brides (ma fille ne m'a d'ailleurs pas loupée en poussant un : "rhaaaa beurk" en voyant la couleur de mes petits petons ce soir). Imaginez la fille qui a un rdv galant et qui ôte sauvagement ses sandales avant de passer à l'acte…. enfin imaginez surtout la tête de son amant en voyant l'allure des pieds de sa maîtresse. Il part en courant !
    Bref, c'est pour cette raison que je voue un culte aux espadrilles ! Pas onéreux et point de traces.
    En même temps, ce n'est ni sexy, ni hyper confortable, ni chic en plein coeur de Paris.
    Donc quelle est la solution ?

    Des rondini sur mesure ? Il faudrait que j'en vende des piges…
    Porter des chaussettes dans les sandales ? Trop chaud et j'ai envie d'aérer mes pieds.
    Rester en botte ou basket ? J'étouffe du pied quand il fait chaud.
    Revenir en hiver ? Je plaisante.

    Bref, c'est un tantinet casse pieds...

    Bon en même temps, je transpire peut-être du pied ? Alors, là c'est pas le pied (elle était facile !)
    Je suis glamour. Non ?

    Isis

  • In bed with Fonelle (suite)

    IMGP0283 - copie

    Sophie Fontanel n'a pas pu répondre à toutes vos questions sur la vidéo.
    Alors voici les réponses aux autres questions posées par la Horde.

    Anne
    "Fonelle, peut-on réussir aujourd'hui, dans la mode ou la presse par exemple, sans être "parrainé" pour dire les choses joliment par quelqu'un du milieu? Idem pour publier?"
    C'est une vraie question, j'espère qu'elle y répondra de façon franche!
    Merci,
    Anne.
    Réponse de Sophie : « je veux y croire, j'ai recruté il y a 3 ans une jeune fille pour le Daily Elle. Elle sortait de nulle part. Je l'ai vue au café et je lui ai donné une chance. Je passe mon temps à repérer les jeunes talents. Maintenant on ne peut pas nier que le système s'auto régénère avec les filles de ».

    Dominique
    Chère Sophie , savez-vous que vous usurpez votre prénom ! Que vous n'êtes pas du tout SAGE ?
    Parole de Catchoum3
    Réponse de Sophie : Je suis d'une grande sagesse. on dit que le grand sage est celui qui rit. Je crois que la gaieté est une réponse à bien des choses. Et pour ce qui est de ma folie…. heureusement qu'elle vient contrecarrer quelque chose en moi de presque monacal.

    Cat
    Chère Sophie,
    Es tu amoureuse ?
    Réponse de Sophie : "J'aime quelqu'un depuis des années. Une histoire qui ressemble à rien de connu, je crois. En tout cas, dans mon milieu. J'ai raconté cette histoire dans le roman Sublime Amour.

    Chezmargaux.com
    J'ai enfin un peu de temps pour poser mes deux questions @isisdepaname et @sophiefontanel : Sophie, quand comptes-tu organiser une rencontre intimiste avec ta horde ?
    La seconde : Que penses-tu sincèrement de la blogosphère par rapport au magazine de mode papier ? Merci pour cette superbe initiative qui va faire parler la toile ! PS : si tu organises une rencontre j'espère être conviée !
    Réponse de Sophie : « C’est difficile d’avoir une intimité avec autant de monde. Mais ça vaudrait le coup d’y réfléchir.
    Je pense que la force des blogs, c’est qu’ils ont encore maintenant tout à inventer. Leur manière de se présenter sur Instagram, leur manière de faire de la pub (sans laquelle ils ne pourront pas survivre), leur ton et leur connivence entre eux. Les magazines vivent un grand déclin, les bons comme les moins bons. Ils ont des structures lourdes, les pauvres, qui les ralentissent. Les blogs eux ont des attelages légers. J’y crois beaucoup. Merci pour ce que vous dîtes !

    Pascale
    1/ Qu'est ce qui te fait courir Sophie ?
    Réponse de Sophie : L’intelligence, me prouver que l’intelligence sert à quelque chose.

    2/ qu'est ce que "notre" Isis a de différent ?
    Réponse de Sophie : Une grande classe et une formidable authenticité.

    3/ est ce que tu as accompli les rêves de la petite Sophie que tu étais enfant ? Lesquels ?
    Réponse de Sophie : Oui, presque. Je voulais vivre de ma plume, je me rêvais célèbre, sans trop savoir comment, je voulais un grand amour que j’ai eu, d’une certaine façon, mais au milieu de tant d’obstacles que j’attends encore du nouveau de ce côté là. Et puis je rêve encore d’une grande maison en Grèce…

    4/ pourquoi la mode (et ce qu'elle peut avoir de futile ou d'anecdotique) te rend "dingue" ?
    Réponse de Sophie : Parce que c’est du faux qui fait croire que c’est du vrai.

    Cat Bd
    Chère Isis,
    Voici ma question pour votre interview de Fonelle (excellente idée au passage!):
    "Est-ce qu’un jour Fonelle recréera un espace pour la Horde ou mieux encore, la rencontrera en chair et en os, après toutes ces années où nous l’avons suivie chaque jour dans un monde virtuel…. !!!??"
    (Dommage qu'on ne puisse en poser qu'une! j'en aurais eu plein!)
    Pour votre info, voilà pourquoi je pose cette question : sur Instagram, les commentaires font deux mots, maximum deux ou trois lignes, sur un site chacun peut aller jusqu’à une dizaine de lignes, se confier, ça fait toute une différence. Instagram, c’est l’instantanéité, la rapidité, un sujet en chasse un autre, il faut être sur son téléphone, et c’est plutôt anonyme. La Horde, on peut dire qu’on se connaissait presque, on dialoguait parfois entre nous, bref, il y avait une certaine proximité qui s’était créée. Et puis, tout le monde n'a pas de téléphone intelligent!! (et ne souhaite pas en avoir!...) J’avoue que c’est une grande déception de voir qu’il n’y a plus d’espace de commentaire sur le nouveau site
    « Fonelle Time ». Parce que la richesse du blog de Fonelle, c’était bien sûr l’interaction avec elle, par ses PS, mais aussi l’interaction entre les membres de ladite « Horde » qui finalement s’est dissoute et n’existe plus vraiment.
    Lilou, fidèle lectrice du blog de Fonelle depuis ses débuts, et qui n’a pas manqué la lecture d’un seul post !!
    Voilà, merci beaucoup ISIS !
    C’est génial cette collaboration, félicitations! J’espère qu’il y en aura plein d’autres !

    Réponse de Sophie : « On en peut pas tout avoir. Instagram permet de très très longs commentaires et j’y passe plusieurs heures par jour. Je me dis que c’est mieux d’être là vraiment plutôt que de venir lire les commentaires des gens une fois par jour. Je ne crois pas que la horde soit dissoute, je retrouve une à une les âmes de la Horde sur Instagram, on accueille les nouvelles venues qui découvrent ahuries l’existence de cette Horde…

    SR
    Bravo pour l’Envie…
    Une question futile : quelle est votre marque préférée ?
    Réponse de Sophie : Véronique Leroy. Ses jupes me rendent noble

    Beforeland
    Je suis Sophie sur Instagram. J'apprécie beaucoup son humour, et son univers sensible et raffiné. Je pense que c'est une personne de valeur. Je voudrais savoir si elle a conscience de cruauté que subissent les animaux pour de la mode quand elle publie des photos de fourrures. Cela me choque et me peine. Ma question est.
    Pouvez vous ne plus publier ou promouvoir de la fourrure en aucunes façons ?
    Réponse de Sophie : c’est une question ou un ordre ?! Je pense que la vraie question est celle de l’origine de la fourrure.

    Virginie
    A quand un duel décoiffant, décapant mais toujours hilarant et pertinent Fonelle / Isis ?
    Alias Pepette à couettes
    Réponse de Sophie : « on l’a là » !

    Eleonore Costargent
    Bonjour,
    Voici une question pour Sophie Fontanel:
    Quel est le livre dont vous ne pouvez vous passer ?
    Merci beaucoup pour cette initiative ! J'ai hâte d'avoir ma réponse.
    By @booksandblackcoffeee
    Réponse de Sophie : une anthologie des poèmes d’Aragon. Une pièce de Molière.

    Gobert
    Votre icône de mode ?
    Réponse de Sophie : Hamish Bowles
    Pourquoi avoir quitté Elle ?
    Réponse de Sophie : j’avais fait le tour de tout ce que je pouvais faire dans et pour ce journal. Je pars écrire sur la mode dans un grand news, c’est passionnant. Je ne vais plus parler à des acquis de la mode mais à des gens qu’il faudra convaincre. J’adore l’idée.

    Sylvie
    Jupe ou pantalon ?
    Réponse de Sophie : Jupe. Hélas, dès qu’il fait froid, je trahis mo, amour des jupes.

    @laisalalavande
    Tu connais ma loositude au fin fond de ma campagne, je ne suis ni fashion, ni très au jus des derniers potins et publications mais j'ai toujours admiré Sophie Fontanelle pour sa sincérité et l évocation de sujets pas du tout it girl compatibles ! Moi qui me débat actuellement avec la prise en charge de ma mère malade et vieillissante je voudrais la remercier d avoir osé aborder ce sujet dans une société qui aimerait bien cacher ses vieux ! Et au passage j aimerais bien quelques conseils pour ne pas sombrer dans l épuisement quand on est dans cette situation.... Mais surtout j aimerai que tu lui transmettes ma gratitude... Continuez à être nos portes paroles nous les sans voix ! Merci Isis et Sophie
    Réponse de Sophie : Oh merci. Le destin de ce livre Grandir est une merveille. Je suis fière de pouvoir aider des gens à vivre ce moment si important de la vieillesse d’une maman.

    @rorococoeugvic
    Question futile ... Mais comment faites vous ces collages d'anthologie sur IG qui me rendent verte (même pas bleue) de jalousie ? Voilà ...
    Réponse de Sophie : application Brushes

    @cecileamadrid
    Sophie, j'ai une autre question: Voilà, j'aime me balader dans les magasins, dans les magazines, ou sur les blogs en attendant d'avoir le coup de foudre pour un vêtement, une coupe, un longueur, un détail... C'est ça qui me donne envie d'acheter et de porter... Mais comment faire quand on n'a plus de coup de foudre, justement? Il y a des époques, des saisons, où rien ne me parle... Tout me parait moche ou plus exactement étranger. Et c'est terrible, et ennuyeux... Donc comment faire pour survivre gaiement à ça? C'est une question en prévision de vaches maigres, parce que cette saison il y a plein de choses qui me font de l'oeil....
    Réponse de Sophie : je te comprends tellement, la mode se mord un peu la queue, parfois, elle n’est plus à la mode et on la perd de vue et de désir. Les nouveaux médias ont un grand rôle à jouer, sur internet, ils ont la capacité d’apporter une authenticité, un ton, un vrai goût. Ce qui nous tue, c’est l’absence de goût partout. Tout n’est qu’au service d’un commerce.

    @puppy13013
    Oui.. Moi aussi..... d' ou viennent ces collages-chats ?
    Réponse de Sophie : je dessine les chats. Je m’y suis mise un jour et j’ai vu que je savais faire ça. Je ne comprends pas comment j’y arrive.

    @le_genou_de_claire
    Question: comment l'intelligence d'esprit , brillante et ironique , et l'intelligence authentique de cœur de notre chère Fonelle peuvent elles résister face à tout ça ? Garder l'envie et l'élan ? On est loin de Saint Laurent... #ultra moderne solitude
    Réponse de Sophie : Justement j’ai crée le Fonelle time pour apporter un sang neuf y compris à moi même.

    @pimprenelle_woodynette
    En tant que Quadra, 45 ans exactement, j'aimerais savoir comment, elle, Sophie-Fonelle aborde-t-elle les signes du temps qui passe avec apparemment cette légèreté et cette insouciance ? Vaste sujet !...
    Réponse de Sophie : Je vieillis en essayant de ne pas grossir, de ne pas me laisser glisser sur une pente « foutu pour foutu ». Je soigne ma peau avec de la Retina et de la Vitamine C en crème. Je me dis que je vais faire du sport mais je n’en fais pas. Parfois je fais du yoga chez moi le matin, je me sens tout de suite une autre personne. Je ne pense pas à mon âge. Quand j’ai quitté Elle, là, p m’a dite que j’étais folle «à mon âge ». Mon dieu mais que tout ça est bête. On a l’âge de son imagination, c’est tout.

    Isis
    MERCI !

  • In bed with Fonelle

    IMG_0479

    Comment décrire Sophie Fontanel ?
    Une grande dame (ne te marre pas Sophie, on fait la même taille !) de la presse et de la littérature (qui parmi vous, n'a pas été ému par Grandir ou touché par la franchise de l'Envie ?), qui a signé ses premiers articles dans Le Monde et Le Matin de Paris, qui a été de l'aventure de Nulle Part Ailleurs sur Canal + et qui a fait partie des grandes années du Elle (elle est aussi à l'initiative du Daily Elle).
    Fan du bleu, des rayures, de la mode, des mots, d'Elvis, de Robert, des yeux bleus de Cary, Sophie a accepté de me recevoir chez Elle en toute simplicité pour accepter de répondre aux questions de sa horde à la veille d'un nouveau départ dans la presse (je n'en dis pas plus).
    Bref, Fonelle est l'exemple même de la nana qui n'a pas du tout la grosse tête (malgré ses 12400 followers sur instagram et 20917 sur twitter), un modèle d'humilité, de générosité et de simplicité.
    Le preuve en est dans cette vidéo filmée hier chez elle.

    Isis

    PS1 : Merci infiniment à Charlotte qui a tenu la caméra pendant 27 minutes sans bouger ainsi qu'à la marque 71 bis pour les sublimes chemises de nuit.
    PS2 : Merci infiniment à la horde pour toutes les questions et tous les mails adorables. Coeurs sur vous !
    PS3 : Je vais mettre les réponses des questions auxquelles Sophie n'a pas répondu en commentaire !
    PS4 : YUKULELE d'or bleu remis à Sophie pour sa gentillesse.
    PS5: Et ne pas oublier de vous inscrire à la newsletter de Sophie la Fonelle Time !

  • Pensées en vrac #18

    IMG_1928

    En ce vendredi quelques pensées diverses et variées…
    D'ailleurs, j'aime de plus en plus ce rdv du vendredi qui sonne un peu comme un bilan de la semaine. Qu'en pensez-vous ?

    # Luxe d'un semaine de 4 jours, le beau temps qui est enfin présent, bonheur de ressortir quelques vêtements plus légers, et d'ôter enfin les chaussettes. Je m'aperçois en regardant mon fil de photos IG que je suis une véritable obsédée de la météo. Une photo sur trois a un lien avec la couleur du ciel (#pointmeteoparis). J'ai quand même 4 applications météo différentes sur mon i phone…. Une amie m'a appelée hier et me dit : "tu dois être de bonne humeur avec ce temps ! " Bon bien, j'en déduis que quand le temps est gris je suis fort désagréable !

    #J'ai un peu tardé à répondre à tous vos commentaires cette semaine mais je vais me rattraper ce week end ! J'adore quand vous rebondissez sur les sujets que j'aborde. Et encore mieux, quand c'est à vous de dresser des listes ! J'adore !!!! Les listes de vos manies m'ont fait mourir de rire et me confortent aussi… Non je ne suis pas mono maniaque dans certaines situations (notamment les odeurs de viande et le fait de dormir la tête sous la couette !). A ce sujet, il parait que les gens qui dorment la tête sous leur couette ont un besoin de protection… J'ai lu sur un site que la façon dont on dort en dit long sur notre personnalité. Si ça vous intéresse, j'ai trouvé ce lien amusant : à lire.
    Bref, j'adore ces échanges avec vous, je vous aime fort ! (Bon, ça fait un peu la blogueuse qui a la grosse tête mais que nenni !).

    #D'ailleurs, je vais devoir changer d'hébergeur et passer en mode pro car vous êtes nombreux à venir ici et ça bloque pour beaucoup au niveau des commentaires. Mais j'aime tant ce côté artisanal et intimiste (bon intimité, à 37 000 visiteurs le mois dernier). Cela rejoint d'ailleurs une conversation avec plusieurs amis qui ne comprennent pas pourquoi je ne gagne pas d'argent avec ce blog… Mais je m'obstine à chercher des piges dans la presse… ce blog est à part. Non ? C'est un blog d'humeur et non de mode, alors le "monétiser" me parait un tantinet incongru… qu'en pensez-vous ?

    #Sinon, avec le beau temps nouvelle fashion obsession (récurrente tous les ans à la même période) : la quête des espadrilles marine (oui je sais c'est ma couleur, mais n'allez surtout pas croire que c'est un message politique caché… ). Vous avez un plan ?

    #Celles et ceux qui me suivent sur IG ont pu voir notre projet avec Sophie Fontanel. Je vais être le porte parole de sa horde (comme elle aime appeler son fan club) le temps d'une interview. Si vous voulez lui poser des questions, vous avez jusqu'à demain 22h00 pour me les envoyer sur mon mail (isisdepaname@gmail.com). Elle vous répondra devant ma caméra et la vidéo sera en exclu sur mon blog !!! Alors à vos claviers ! Pas de censure ! Je pense qu'on va bien se marrer. La vie est faite pour cela après tout, non ?

    Isis

  • La liste de mes manies

    Le blog étant une forme de journal intime, je vous ai déjà fait part de certains éléments de ma vie privée : mon prénom détesté, mon expérience dans le professorat, les expressions qui m'agacent et autres choses bien réjouissantes (ou pas).
    Bref ce soir, j'avais envie de partager avec vous la liste des mes manies. Moi la grande cool en apparence je suis la pire des maniaques à en friser l'hystérie parfois.

    Mais attention, je situe le contexte, je ne suis pas maniaque au sens ménage du terme. Pour ça je suis un tantinet très cool. La poussière elle revient tout le temps… donc… je ne suis pas une adepte du chiffon. Je suis disons raisonnable sur ce plan. J'admire d'ailleurs les gens chez qui on pourrait manger sur le sol tellement c'est propre. Bon, en même temps avec deux chats et un chien et en plein coeur de Paris c'est mission impossible à moins d'avoir l'aspirateur en prolongement du bras et une femme de ménage à plein temps (ce qui n'est pas mon cas).

    Donc je vous parlais de mes manies, en voici la liste : (ne rigolez pas après c'est à votre tour de la faire !)

    - mon oreiller doit être toujours frais (imaginez quand je m'endors je le retourne 20 fois et quand je fais une insomnie… je plains mon voisin de lit)
    - puisqu'on est dans la chambre, je continue : mes pieds doivent être bordés et je dors la tête toujours sous la couette (il parait que cela a une forte connotation psy….) avec des boules Quiès (oui je suis glamour) et en petite culotte (j'adore sentir la couette sur le peau)
    - je ne supporte pas les odeurs de viande dans mon appartement ni dans un restaurant d'ailleurs (l'odeur de "graillon" sur les vêtements c'est horrible).
    - je ne supporte pas une tâche sur un vêtement que je porte même petite cela me déstabilise.
    - je n'aime pas parler au réveil avant d'avoir bu deux cafés au moins (merci George … je devrais me faire sponsoriser par Nespresso)
    - je n'aime pas les miettes dans mon lit ni sur mon bureau (je peux travailler au milieu de 10000 papiers mais pas avec des miettes ou des tâches de café)
    - je ne supporte pas qu'on me double dans une queue de supermarché.
    - je ne supporte pas les gens qui parlent fort dans le TGV (en même temps j'aime bien écouter les conversations… )
    - je ne passe jamais sous une échelle (enfin là c'est de la superstition)
    - dès que je rentre chez moi, je mets de la musique (un appartement silencieux me stresse)
    - dès que je me lève, il me faut France Inter (surtout les informations)
    - l'impolitesse me rend dingue : "bonjour, merci, au revoir" est une base. Non ? (ok je fais vieille conne)
    - dès que je suis douchée, il me faut de la crème hydratante sur le visage et du déodorant
    - je ne supporte pas d'avoir les cheveux mouillés
    - je déteste le sable dans mes chaussures (c'est pas possible)
    - dès que je sens la transpiration, je file sous la douche
    - je suis une obsédée des dates de péremption
    - je me lave 150 fois les mains après avoir pris le métro (oui je suis une gastro phobique)
    - je ne supporte pas d'avoir un morceau de viande ou de poisson coincé dans les dents
    - je ne peux pas sortir sans parfum (enfin mon parfum) ni sans rouge à lèvres
    - impossible de porter un vêtement qui me serre la taille (j'achète toujours des vêtements trop grands ! J'étouffe de la taille et du ventre)
    - je suis une allergique du poil aux pattes
    - je déteste transpirer du pied
    - je n'aime pas dîner après 21h00
    - je ne supporte pas les vêtements et les cheveux électriques
    - les auréoles sous les bras me rendent dingue (je peux vous écrire un comparatif sur les déo)

    Bon cela doit être à peu près tout…. moi maniaque ? Un tantinet !

    A vous les copines (et copains) !

    Isis

  • Et si la mode était de ne plus être à la mode ?

    J'ai eu l'idée de ce billet suite à la très bonne émission d'Augustin Trapenard hier sur Inter alors qu'il interviewait Jean-Paul Gaultier à l'occasion de son expo (vous allez y aller vous ? =>vu le nombre de photos qui ont fuité sur les réseaux sociaux j'ai déjà l'impression d'avoir fait le tour de la question). Vous pouvez écouter le podcast ici.

    Tout au long de l'émission, je n'ai eu cesse de me demander si la mode existe encore vraiment.
    Il y a des tendances certes.
    Ce printemps : les franges, les fleurs, le daim, le kaki…
    Mais si être à la mode c'était de ne pas l'être justement ?

    Il y a une igers qui a été "choquée" sur mon fil IG d'aujourd'hui par ma liste de conseils basiques. Cela n'est guère une liste impérative. Chacun est justement en charge d'y apporter sa touche personnelle.

    Moi, j'aime la fringue, au sens du chiffon. C'est pour cette raison que j'ai autant de mal à trouver le pull marine parfait (toujours pas trouvé) qui à mon goût se doit être : marine couleur caban, en maille très légère et masculine, surtout pas en coton et qui ne bouloche pas. Il en est de même pour les tee shirt. C'est aussi pour cette raison que j'ai tant de mal à me séparer de vieilles frusques auxquelles j'attache une importance idiote.

    Tout à l'heure, je voguais dans un énorme Zara avec ma BFF et j'en avais le tournis. Trop de fringues, trop de bruit, trop de couleurs, trop de choix, trop de formes, trop de motifs…

    La fast fashion c'est top certes, car elle permet de s'habiller à moindre coût (quoique chez Zara… les prix ont augmenté vous ne trouvez pas ?)… Mais n'est-ce pas aussi une mode "fourre tout" qui est dictée par les magazines et donc les annonceurs ?

    Je ne me sens plus très libre de mes choix quand je me retrouve dans de telles enseignes. Prenons l'exemple du pantalon type pyjama fleuri… on en voit partout en ce moment… à en frôler l'overdose. C'est ravissant mais comment le porter ?
    Combien de filles vont céder à cette mode parce qu'on la voit partout ? Et combien d'entre elles vont laisser leur pantalon dans leur placard car pas de haut adéquat ?

    Et si la vraie personnalité et à fortiori la vraie mode, c'était de se démarquer ? Prendre ce qu'offrent ces enseignes mais avec modération.
    Hier, quand je parlais de transe de l'élégance cela rejoignait ce point de vue finalement (et j'ai pu voir au travers de vos commentaires que je ne suis pas la seule).

    J'ai fait un test aujourd'hui : j'ai posté sur IG une photo de moi en jupe culotte (jean patte d'eph coupé sous les genoux), je n'ai jamais eu autant de critiques… Comme quoi l'originalité ne paye pas dans notre monde si normé !

    Isis

  • La transe de l'élégance

    Tout à l'heure, j'étais dans l'ascenseur du Printemps direction rayon enfant (pour acheter un cadeau à ma filleule -> note je raconte ma vie), et entre une femme (qui y bosse).
    Et là, j'ai eu un coup de foudre vestimentaire : chemise d'homme à rayures marine et blanche large, maxi jean patte d'éléphant et touche parfaite : des espadrilles marine qui dépassaient à peine du pantalon. La grâce incarnée.
    Oui, ce look simple me met en transe. Et tout de suite, j'ai passé ma garde robe au rayon laser mental. Ai-je cette tenue ?
    Ouf, oui, car elle ne portait que des basiques mis à part le jean large.
    Aussitôt arrivée à la maison, j'ai cherché mes espadrilles de l'année dernière, j'ai sorti mes jeans, trié mes chemises…
    Cette femme avec cette allure simple et sobre a été mon inspiration du jour.
    C'est cela que j'appelle la transe de l'élégance. Il est beau ce mot, non ?

    Est-ce que de telles situations vous arrivent aussi ou suis-un tantinet fêlée ?

    Isis

  • Basique ? Vous avez dit basique ?

    J'ai décidé de partager cette petite liste qui était dans ma newsletter de vendredi. Car oui, le basique est le new black.
    Attention, quand je dis basique je ne lance pas l'appel au classicisme aigu ! Loin de moi cette idée !

    Mais pour pouvoir être fantaisiste et s'amuser avec ses fringues il faut partir d'une base solide :

    - un jean brut passe partout. S'il n'y a que des slim dans les magasins (slim pas skinny) prenez en un mais deux tailles au dessus de votre taille habituelle et avec le moins d'élasthanne possible. Et pour la touche funky vous coupez le bas avec une paire de ciseaux
    - un jean noir ou blanc à porter court avec des talons
    - un pantalon d'homme
    - une chemise blanche et une chemise bleue ciel de coupe droite et en coton
    - une chemise marine ou ivoire fluide à porter les boutons ouverts
    - une chemise en jean
    - un pull col V marine et un noir (ou gris)
    - une jupe longueur midi (en jean c'est hyper joli et ravissant avec des boutons sur le devant pour choisir la taille de la fente au gré de vos envies et de vos rdv)
    - une jupe culotte ou un bermuda
    - un pantalon 7/8ème ou un chino
    - des tee shirts en masse en coton
    - une paire de tennis blanche
    - une paire de mocassins
    - une belle paire de sandales à talons carrés (6cm au moins) que les plus audacieuses porteront avec des chaussettes
    - une paire d'escarpins noirs (10 à 12 cm)
    - un blouson en jean
    - une veste loose (à porter ceinturée)
    - une belle pochette
    - un gros sac cabas

    Et ne pas oublier ces mantra :
    - ne pas céder à la mode parce que c'est la mode.
    - tout ne va pas à tout le monde.
    - est-ce que le vêtement dont vous rêvez vous met vraiment en valeur ?
    - les pantalons imprimés c'est rigolo mais avant d'en acheter un trouvez bien le haut qui ira avec sinon c'est placard garanti.
    - cherchez l'inspiration sur Pinterest et rajoutez-y votre touche personnelle.
    - il faut plus aimer la fringue que la mode.
    - mixez le marine et le noir ainsi que le rouge et le rose ! Chicissime !
    MAIS surtout, amusez-vous !!! Avec des chaussures hyper colorées, des foulards, des mix d'imprimés. OSEZ !

    Isis

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