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  • Le paradoxe masculin


    (crédit photo : Rowenta)

    C'est suite aux commentaires très justes d'Alexa et de Geraldine Dormoy de l'excellent Café Mode que j'ai eu l'idée de ce billet.

    Effectivement, les femmes sont paradoxales, contradictoires en gros chiantes… et contrariantes selon de les dires de nos amis les hommes.
    Mais si c'était le contraire ?

    Et si c'était aussi de la faute des hommes ce paradoxe soi disant, si féminin ?
    regardons la chose de plus prêt.

    Prenez n'importe quel homme et demandez lui quel est son style de femme. Il vous répondra qu'il aime plutôt les femmes avec des formes… mais se retournera que sur les profils taille mannequin.
    Il y a longtemps j'avais un ami qui posait pour des magazines, en gros l'Apollon de base : beau. Il me répétait sans cesse que pour lui "la beauté d'une femme ne compte pas et que seule la beauté intérieure est importante"… mais il ne sortait qu'avec des filles de 180 cm minimum, minces à souhait et belles de l'extérieur (et souvent stupides de l'intérieur… non ce n'est pas de la jalousie !).
    Combien d'hommes trompent leur femme ?
    Beaucoup mais sont les premiers à dire à leur maîtresse que "jamais ô grand jamais ils ne quitteront leur tendre épouse". Alors question : pourquoi la trompent-ils la dite épouse si elle est si parfaite (bonne mère, gentille, sensible qui ne supporterait pas un divorce…) ?
    Autre paradoxe très masculin : la jalousie.
    "Ma chérie (ma puce, mon lapin, mon dindon, ma caille) tu ne vas pas sortir habillée comme ça ?" sous entendu en mini jupe, talons et RAL bien rouge. Alors que c'est un fantasme bien masculin. Mais monsieur a peur que sa caille, son ange, son amour se fasse mater par d'autres hommes…
    C'est certes flatteur pour l'ego mais quand même il ne faut point abuser. Sa femme lui appartient.
    Et la paradoxe suprême : le duo courage lâcheté.
    Les hommes sont soi disant une épaule sur laquelle on peut s'appuyer, une force, un roc… mais compensé par une lâcheté sans faille.

    N'est-ce pas un tantinet vrai ?

    Isis

  • Test : quel est votre degré de parisianisme ?


    (extrait du livre La Parisienne d'Inès de la Fressange et Sophie Gachet)

    Parisienne, Parisien, Paris, qui font tant rêver.
    Vous en êtes où d'ailleurs dans votre quotient parisianisme ?
    Selon Wikipedia, je cite : "Parisianisme est un terme péjoratif français désignant une attitude, perçue comme méprisante, consistant à distinguer systématiquement ce qui se passe à Paris (et par extension, d'Île-de-France) de ce qui se passe dans les autres villes et départements français, considéré comme moins important. Cette attitude peut être considérée comme une forme localisée d'ethnocentrisme. Le terme peut être dirigé contre des personnes autant que contre des modes de fonctionnement (médiatiques ou culturels par exemple)". Vous pouvez retrouver l'intégralité de la définition ici.

    Moi je donnerais une définition plus précise et d'actualité fashion à ce terme : c'est celui ou celle qui croit que Paris n'est habité que par des clones de Caroline de Maigret et d'Inès de la Fressange, qui croit que les parisiens ne se chaussent que chez Louboutin (Louboudin comme dirait le mari d'une copine qui se reconnaitra en lisant ce billet), ne s'achète que des babioles chez Hermès, et ne bouffe que chez Costes.
    Sinon vous relisez mon billet pour relire le parlé parisien.

    Bon il est temps d'évaluer votre quotient de parisianisme. Ce test est aussi valable pour celles et ceux qui vivent en Province bien évidemment.

    1. Votre juron préféré :
    a. Putain
    b. Flûte

    2. Le jean qui te fait un cul parfait :
    a. tu le cherches encore
    b. tu l'as trouvé (prix : 250 euros chez Seven)

    3. Vos glaces préférées sont :
    a. Haagen Daz chez picard
    b. Berthillon

    4. Votre spot déco
    a. Ikea, Habitat, des petites boutiques de Bastille et la récup dans la rue
    b. Merci

    5. le verlan
    a. c'est cool
    b. c'est plouc

    6. les beaux quartiers
    a. tout sauf le 15 et le 16ème
    b. Neuilly Auteuil Passy Troca (ça craint pas)

    7. la bougie
    a. Cire Trudon ou AV (Astier de Villatte)
    b. Dyptique

    8. il pleut
    a. je porte un bonnet
    b. jamais sans mon parapluie

    9. le samedi soir
    a. on se mate une série US en VO
    b. c'est fête

    10. le sac
    a. en fonction de l'état de mon compte en banque mais exit Longchamp et Michael Kors
    b. un Hermès sinon rien ou à défaut un Vuitton bien monogrammé

    11. les soirées entre potes
    a. tous les jours sauf le week end
    b. uniquement le week end

    12. la chemise blanche
    a. oui, portée comme Jenna Lyons
    b. oui, mais bien fermée sur les manches ou portée comme Inès

    13. le ski
    a. quand personne n'y va (sous entendu le reste de la France)
    b. tous ensemble ! tous ensemble !

    14. le RAL rouge
    a. ça fait une femme
    b. c'est vulgaire ou c'est moche sur moi

    15. Inès
    a. est has been surtout depuis qu'elle fait de la pub pour les assurances et Citroën
    b. toujours chic et the modèle à suivre

    16. Caroline
    a. j'envie sa frange
    b. pourquoi tout le monde en parle ?

    17. En soirée, je bois
    a. du Champagne (ça tache pas)
    b. du Spritz (c'est si hype)

    18. La cool attitude
    a. c'est ne pas chercher à l'avoir
    b. c'est Caroline de Maigret

    19. J'ai 1500 euros à claquer
    a. je me casse en week end
    b. je file chez Hermès

    20. j'ai 30 000 euros à claquer
    a. je me casse en vacances au soleil
    b. je m'achète une voiture Citroën C4 comme Inès

    Bon bien faites les comptes…
    Vous avez:
    -un max de a vous êtes un tantinet parisien cool qui ne cherchez surtout pas à l'être que vous habitiez à Paris ou en Province. En fait, vous ne souffrez d'aucun complexe d'infériorité à l'égard de la chose. Je dis même que vous vous en tamponnez le coquillart.
    -un max de b vous êtes atteint de parisianisme aigu que vous habitiez à Paris mais aussi Lille ou Marseille. Un conseil : arrêtez de rêver. Paris n'est pas non plus le paradis sur terre. Allez sur la ligne 13 aux heures de pointe. On en reparle.

    Isis

  • Le paradoxe des femmes

    Cette idée de billet m'est venue en faisant mes courses chez Franprix.
    Le caissier me dit : "Alors vous ! Vous êtes en totale contradiction ! Vous ne mangez que du bio mais vous achetez de la purée Mousseline (je précise que je ne fais aucune publicité gratuite pour cette pseudo purée régressive à souhait mais si bonne avec du steak haché) !".
    Sur le coup, un tantinet vexée je me suis dit : "mais de quoi il se mêle ? Il fait une étude sur le contenu du panier de ses clients ?"… Mais en même temps sa remarque est subtile et pas si fausse.
    Oui, je suis contradictoire comme 99 % des femmes.
    Et j'ai commencé à lister mes contradictions :
    - je me dis protectrice de l'environnement mais : j'achète de la sauce Soja, je roule avec un scooter qui pollue, j'adore prendre l'avion, et je me délecte dans les bains brûlants.
    - J'adore manger équilibré (c'est un de mes leitmotiv) : mais qu'est ce que j'aime la combo totale gras garanti sur les cuisses : croque monsieur et frites.
    - Je me ruine en crèmes Aesop alors que je ne mets que de la Nivea (seule que ma peau supporte au final)
    - J'achète des jupes et des talons or je ne porte que des tennis et des jeans.
    - Je dis oui aux hommes qui tiennent les portes aux femmes, qui entrent en premier dans un restaurant… (genre le mec galant) et je me dis féministe.
    - J'adore le maquillage, je sors 90 % du temps sans.
    - Je me ruine (enfin je me ruinais la sagesse me gagne) en sacs de marques onéreux, et je ne porte que des paniers et des tote bag (ou des sacs en tissu).
    - Je crie haut et fort : vive le sport… hum je n'en fais plus.
    Et j'en oublie !

    Bref que celles qui ne se reconnaissent pas dans ce paradoxe lèvent le doigt !

    Isis

  • Chacun ses complexes...

    Cette idée de billet m'est venue en discutant avec la délicieuse Dame Pepette à couettes.
    On parlait de nos complexes de filles.
    Oui ! oui ! Que celles qui n'ont aucun complexe lèvent la main !
    Alors ?

    Donc moi mon complexe est dentaire…. je focalise sur ma dentition. Je ne supporte ni mes dents ni mon sourire. Oui, ça y est c'est dit (ben cette semaine vous aurez eu le droit à toutes mes névroses et traumatismes ! Ouvrez un blog c'est mieux qu'un psy !).

    Cela remonte à l'enfance : un dentiste m'a traumatisée car il aimait faire "ses travaux" sans anesthésie (le salaud) quand j'étais gamine. Bref, trauma qui a fait, que j'ai négligé mes dents pendant des années. Et voilà le résultat : je suis traumatisée de la dent ! Elles sont grises (alors que je ne fume pas), pas alignées… bref je ne vois que cela en moi.

    Je vous assure, quand je regarde des femmes à la télévision ou en photo, je focalise avant tout sur leur dentition et leur sourire (alors qu'une femme normalement constituée focalise plutôt sur les fringues).

    A cause de cela, je déteste être prise en photo. Pour me filmer c'est tout un art… Vous remarquerez que je me cache souvent la bouche avec les mains. Voilà c'est dit. Il parait que c'est un complexe peu commun chez les femmes. Le complexe du cul et de la cuisse sont plus fréquents. Suis-je normale ?
    La plupart de mes copines parlent de leur cellulite (souvent imaginaire), de leurs cheveux indomptables (mouais… au moins ils ne sont pas filasses), de leurs pieds… plats (mais qu'est ce qu'on s'en fiche du pied à moins d'être fétichiste de la chose !)…

    A vous ! Quel est votre complexe ? Allez défoulez-vous !

    Note pour les copines : je n'ai pas donné vos prénoms dans mon listing de complexes (seins trop gros, trop petits, cheveux roux, cuisse molle, grosses joues, mains boudinées, nez trop long, trop petit, trop gros, bossu….). Ah je vous adore mes cops !

    Isis

  • Parler la parisienne


    (Crédit photo : Topito.com)

    Comme en ce moment, la parisienne est très à la mode, je me disais que j'allais creuser un peu plus le sujet.
    Maintenant avec toutes ces bibles sur la parisienne, on sait comment s'habiller à la parisienne (chemise blanche, pull marine, trench et Roger Vivier aux pieds.. ), comment se bijouter à la parisienne (Aurélie Bidermann, Marie Hélène de Taillac aux doigts…), où aller se restaurer à la parisienne (Merci, Le Flore), quel sac avoir à son bras pour faire parisienne (Jérôme Dreyfuss, Vanessa Bruno)…) et des petites adresses secrètes (qui ne le sont plus depuis des lustres) seront désormais vôtres pour devenir parisienne (Soeur, Bonton, sans oublier La Grande Epicerie du Bon Marché…).

    Bref pour m'aurez compris, j'ai écrit cette brève liste récapitulative avec une certaine autodérision car la parisienne de base, ne passe pas ses journées à la terrasse du Flore, dans le salon de thé de chez Merci, dans le rayon légumes bio du Bon Marché et dans les cabines Bonton avec ses mômes.
    Car la parisienne de base est fauchée (traduisez : à découvert), travaille (et oui !), et aime aussi faire autre chose que faire du shopping.

    Un trait commun par exemple aux parisiens : traiter les gens de beaufs dès lors qu'ils habitent hors du périphérique, traiter les gens de beaufs dès lors qu'on leur coupe la route sur une piste noire de Val d'Is, Courch, ou Val Tho (mais en fait dans ce cas précis, c'est assez drôle car à cette période de l'année tous les parisiens sont à Val d'Is, à Courch et à Val Tho, traiter les gens de beaufs dès lors qu'on les bouscule au cinéma (note : aller au cinéma un dimanche soir à la séance de 18h c'est ultra méga beauf), traiter les gens de beaufs parce qu'ils roulent en Diesel, traiter les gens de beaufs quand ces mêmes gens racontent leur vie à haute voix dans le métro et qui plus est avec un accent du sud….
    Donc le parisien a l'insulte facile.

    Autre trait commun, le parisien est snob sur ses origines : quand vous vous rencontrez entre parisiens pour la première fois avant de dérouler votre CV, vous donnez le nom de l'école dans laquelle vous avez grandi : êtes-vous plutôt La Tour ou Les Oiseaux ?

    Autre trait commun : l'amour inconsidéré pour les expositions hyper mega hype à la mode (même si c'est supra moche du genre Jeff Koons). Extrait d'une conversation dans un dîner : "Il y a une super expo en ce moment au Palais de Tokyo", "Oui, je sais il faut que j'y aille avec les enfants", "c'est à ne pas louper", "il faut absolument y aller" (en gros tu joues ta réputation culturelle et ta vie si tu n'y vas pas).
    Et le méga snob achètera le catalogue de l'expo qu'il mettra bien en avant sur la table de son salon (et aussi en photo sur Instagram).

    Autre trait commun : le parisien adore utiliser l'adjectif "petit" pour parler d'une bonne adresse. "Hier, nous avons testé un petit restos sympa avec Jean Mich et Béné". Oui, parce que le parisien aime bien donner des surnoms à ses amis pour faire plus fun.
    Jean Michel : Jean-Mich
    Bénédicte : Béné
    Marie-Camille : Marie Cam
    Marie-Caroline : Marica
    Adélaïde : Adé
    Stéphane : Stéph
    Emilie : Mimi

    De même, qu'on ne va pas au Jardin du Luxembourg mais au luco, on ne ne va pas au Parc Monceau mais à Monceau.

    Le parisien n'a pas de vélo mais roule en vélib ou en auto lib (pour l'environnement).

    Et le point commun du point commun : tous rêvent de campagne, mais ne quitteraient Paris "pour rien au monde". "Il y a tant de choses à y faire"…

    Isis

  • Pensées en vrac #13

    En ce dimanche de mi février quelques pensées en vrac…

    #J'ai l'impression que l'hiver a été plus long et plus dur que d'habitude. Je regarde tous mes échanges de mails ou de sms, toutes les copines hibernent et ne parlent que de printemps.
    C'est incroyable de voir à quel point le temps joue sur notre moral. Perso c'est terrible. Une journée de pluie, de froid humide peuvent me flinguer une journée.
    Il y a longtemps un médecin m'avait vanté les mérites de la luminothérapie. J'y crois de plus en plus.
    Dans une semaine, je vais partir me faire une cure de lumière sur la Côte d'Azur. Je compte les jours.
    J'adore Paris, mais tout en sachant que je peux la quitter. Sinon, Paris deviendrait ma pire ennemie. Pour les gens qui fantasment sur la capitale… je vous assure que ce n'est pas vivable, si vous ne pouvez pas vous en échapper de temps en temps. Les gens qui disent qu'ils sont très bien à Paris 365 jours par an sont des menteurs… ou très fauchés.

    #Ca y est, j'ai une attachée de presse ! Elle s'appelle Charlotte et elle est top et très pro. J'ai aussi un tas de projet avec une super illustratrice et vidéaste qui s'appelle Marie Insolubile, pour voir ses créations c'est . La team "Isis de Paname" commence à s'agrandir. Je n'arrive pas à le croire. Comme quoi la volonté paye ! Et avec Marie on vous promet des vidéos mais des vidéos…. on en reparle !

    #Et puis autre bonne nouvelle de la semaine : mon manuscrit Guide de Survie de la quadra a été mis en ligne . En 4 jours, je me retrouve à la 50ème place… C'est un bonheur immense. Le tome 2 est déjà en préparation.

    #Bref après ce mois de janvier horrible sur un plan perso et familial, j'ai l'impression que février me cajole un tantinet… Vivement le printemps !

    Isis

  • 50 nuances de…. merde

    Cette idée de billet m'est venue en écoutant Augustin Trapenard ce matin sur France Inter. Ce film est donc interdit juste au moins de 12 ans !!
    J'ai failli tomber de ma chaise.

    Non mais où allons nous ? Des gamins peuvent aller voir un film qui prône le Sado masochisme à partir de 12 ans !!!!! Alors ça veut dire que toute une famille peut aller voir ce film. "Allez les enfants, on vous fait votre éducation sexuelle dimanche après midi. On va tous au cinéma voir 50 Nuances de Grey !". "Et surtout on n'oublie pas les pop corn !"

    OUI, Je l'avoue, j'ai acheté ce roman par curiosité quand il est sorti : j'ai tenu 20 pages. C'est mal écrit, violent, pervers bref à chier. (Franchement, j'ai largement préféré le livre de Valérie Trierweiller… quitte à comparer des hauts chefs d'oeuvre de la littérature…).

    Le livre, je peux comprendre qu'il excite des vieilles bourgeoises mariées (et cocues) depuis 30 ans avec leur notable de mari et qui s'ennuient dans leur vie.
    Je les imagine le soir en train de le lire en cachette sous leur couette et mouiller d'excitation devant des phrases telles que :
    -"Une tension douloureuse, charnelle, hypnotique, m'envahit tandis que j'essaie d'imaginer ce qu'il va me faire…" p 333 (ouh tout un programme !)
    -"Vas y ma cocotte ! Ma déesse intérieure agite ses pompons : elle s'est mise en mode majorette". p 335 (Ouh ouh je m'excite)
    -"Quant à Christian, il est à tomber, comme toujours, jean chemise en lin blanc, pieds nus, cheveux en bataille… L'électricité crépite plus que jamais entre nous, grésillant dans mon ventre…. m'attirant vers lui…." p 338
    - "Il souffle sur mes poils… Putain" p 159

    Bref, Christian et Anastasia (c'est sûr que c'est plus exotique que Jean-Paul et Monique dans le choix des prénoms. ) s'éclatent au pieux, se fouettent, se griffent, se mordent… Vaste programme pour des adultes. J'ai des copines qui ont adoré. On est en démocratie et chacun fait ce qu'il veut de son cul, ses soirées et son argent.

    Mais pour des gamins de 12 ans…

    Après on dit que le harcèlement sévit à l'école, sur les réseaux sociaux… Ben cela ne m'étonne guère si la société ne leur offre que de telles merdes.

    Isis

  • Faire simple : pourquoi est-ce si compliqué ?

    Pour rebondir sur l'excellent billet de Sophie Fontanel, le simple est chose difficile à obtenir.
    Je parle de mode évidemment mais aussi dans notre quotidien.

    Au niveau mode, je ne reprendrai pas les mots de Sophie que je ne peux que vous encourager à lire tellement ils sont remplis de sagesse.
    Mais il est vrai qu'il est hyper difficile de trouver le vêtement simple parfait.
    Beaucoup de modeuses pensent qu'il est nécessaire de mettre le prix fort pour obtenir une chemise ou un pull parfait. Or c'est faux.
    Moi les chemises que je porte le plus… (le critère étant pour moi : lavage, séchage et non repassage (et chemise qui ne bouge pas) et en coton bien évidemment…) viennent du rayon homme de H&M et coûtent 12€95.
    Pour les Pulls, j'adore la tenue des Cos.
    Pour les cachemires, les Monoprix tiennent parfaitement la route (en gardant le code couleur de base : marine, noir, gris).
    Bref, tout ceci pour dire que le simple n'est pas forcément onéreux.
    Seul bémol : les chaussures. Là la donne est différente ! Il faut savoir investir dans le modèle classique et parfait et SURTOUT non ostentatoire.
    Autre bémol le jean… C'est si difficile à trouver…

    L'homme simple est aussi ultra difficile à trouver. Il faut qu'il soit beau, généreux, intelligent, cultivé, drôle mais pas graveleux, fin mais pas trop, élégant mais point trop… bref chose aussi rare que le parfait caban marine (et encore facile à trouver dans une coopérative Bretonne).

    Les gens simples aussi sont difficile à trouver. Par gens simples, j'entends : sincérité, générosité d'âme et de coeur, sans jugement hâtif, et pas prise de tête. Chose rare.

    La bouffe simple est aussi très difficile à trouver. Trouver un resto qui vous serve un plat équilibré et pas cher sans fastes ni chichis… Donnez moi l'adresse si vous l'avez !

    Bref, la vie n'est pas simple… La société nous pousse à atteindre les sommets de la perfection en tout : beauté, poids, cul, travail, lifestyle… Il faut être parfait en tout ! Les réseaux sociaux nous poussent encore plus dans cette spirale infernale. Regardez Instagram : qui ne culpabilise pas devant les plats parfaits de certaines Intagrameuses qui sont aussi des mères parfaites dans des décorations parfaites avec des enfants parfaits ?

    Mais finalement, si on ne passait pas notre temps à nous mettre la barre très haute… ce serait mieux. Non ?
    Et si on assumait nos défauts ?

    Allez ce soir, je me fais un bon plateau de fromage avec du bon vin, devant un bon film. Quoi de plus simple ?

    Isis

    PS : autre exemple : je cherche une location simple à Menton qui accepte les chiens…. eh bien non cela parait trop compliqué aux propriétaires !

  • Les blogueuses de mode sont-elles devenues has been ?

    Vous vous souvenez de cette joyeuse époque bénie où les blogueuses mode ont envahi le net ? J'en deviendrais presque nostalgique !

    Le code photo était :

    - la bouche en canard (le duck face)
    - les pieds rentrés
    - l'air mystérieux genre "je ne suis pas mannequin mais j'en suis une quand même", "je ne me prends pas au sérieux", "je suis naturelle en robe en cuir ras la touffe sur une route de campagne".
    - 18 photos minimum de la même tenue : la jupe, le haut, les pieds, les jambes, puis re lajupe mais vue de droite, puis de gauche, puis de derrière puis de devant puis en dessous… sans quitter le duck face bien évidemment.
    - et des centaines de commentaires : "t es belle", "je te kiffe grave", "mourrance pour ta jupe"...

    Et puis c'est devenu un métier. Les marques ont commencé à comprendre l'intérêt financier à s'associer avec certaines de ces filles devenues "influentes".
    Arrosées de cadeaux, d'invitations pour des voyages de presse, et les défilés de mode, certaines sont devenues incontournables.
    D'autres ont réussi à intégrer des rédactions de magazine, à créer des vêtements, des sacs, des chaussures.

    Et puis maintenant, les temps changent.

    D'abord les blogueuses vieillissent (ben oui la mini jupe en cuir avec le duck face sur une route de campagne ça le fait à 20 mais moins à 35 ans).
    La concurrence est devenue rude…Pain béni pour les marques qui ont pu changer les partenariats à leur avantage.
    Les nouvelles blogueuses ont en quelque sorte cassé les prix du marché en acceptant pour les plus jeunes n'importe quoi pour accéder à une pseudo notoriété.

    Et puis, sont arrivées les "You Tubeuses", phénomène dont je parlerai plus longuement demain avec une interview en vidéo de Guilhem Malissen qui parodie ces filles (et fait des vidéos hilarantes).
    Des petites gamines (certaines ont commencé à 12 ans) ont monté de véritables empires avec leur propre chaîne "You tube" pour y montrer leur tenue, le contenu de leur sac, leurs derniers achats, se lancer des défis, présenter des nouvelles marques. Ces vidéos sont à 90% d'une débilité sans nom. En plus, elles n'ont même plus besoin d'écrire, c'est encore mieux qu'un blog. Il suffit de parler devant son ordi. Le niveau intellectuel frise souvent le degré zéro (certaines font des fautes de français… mais que font les profs ou les parents ?) mais il paraît que ça plait. Les gamines se retrouvent devant ces nouvelles icônes plus accessibles qu'un mannequin sur papier glacé.
    Un exemple en vidéo : la star des star Enjoy Phoenix… qui a réuni des milliers de fans lors de son dernier meet up à Paris.

    Les chiffres sont encore très opaques mais il se murmure que certaines gagneraient jusqu'à 18 000 euros par mois. Oui, on frise l'indécence.

    Alors où allons-nous chers amis ? Je vous le demande.
    Tout ceci me paraît de plus en plus médiocre et surtout malsain. Où est le talent dans tout cela ?
    Quelles sont les valeurs véhiculées par ces jeunes filles ? Soit belle, regarde toi le nombril et gagne de l'argent en étant panneau publicitaire en vidéo.

    Flippant.

    Isis

  • Filles d'aujourd'hui 3'30 de bonheur

    La nouvelle micro serie de Canal est un pur bonheur.
    Et le premier épisode : une blogueuse type... 
    Vous connaissez mon amour pour les Blogueuses Cintres ! Tout y est merveilleusement résumé !

    http://www.tuxboard.com/laurence-arne-filles-aujourdhui-se-moque-blogueuse-mode/

    Isis

    PS : la phrase culte : "j'ai clairement relancé le bonnet !" ou "j'ai pignon sur web"

  • Mon pari fashion #2

    Cela fait quelque temps déjà que je la vois arriver et que je prédis son retour…. la mule !
    Je me souviens que le jour de mon mariage (en 2000) toutes les filles et moi même, étions en mules. Je trouve que cela fait un pied ravissant. A l'époque, je ne portais que cela ! J'avais une paire de Miu Miu Rose et noires avec un petit talon type kitten Heel et une autre avec des paillettes de chez Accessoires.

    On en reparle ?

    Isis

    Preuve en images des mules à mon mariage…

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  • Le prénom #2 : les profs

    C’est sûr que quand je suis devenue prof j’ai du reprendre mon patronyme.
    Et là ça été dur. Pire que reporter mon prénom : bosser avec des profs.

    Vous ne vous rendez pas compte à qui vous confiez vos enfants !!!! A part quelques exceptions… la plupart détestent leur métier et les élèves avec ! C'est ce qui m'a toujours surprise… Je pensais que ce métier était une vocation. Moi je voulais être journaliste ou prof… j'ai de la chance, j'ai pu faire les deux dans ma vie.

    Pour les profs qui lisent ces lignes, je ne vais pas être très sympa… Sinon, je vous préviens c’est juste un mauvais moment à passer.. ça ne va pas durer longtemps. S'il vous plait ne me détestez pas… Il en faut du cran pour comprendre ce milieu ! C'est pire qu'intégrer la rédaction de Elle ! Anna Wintour y est partout.

    Le milieu des Profs c'est une peu comme le Diable s'habille en Prada mais à la sauce Desigual ou Femme Actuelle.

    Mais en vrai vous faites un beau métier. La transmission du savoir à nos chères têtes blondes… enfin…. En théorie.

    Moi j’étais juste remplaçante… je remplaçais à 90% des dépressifs des burn outés… « Je suis arrêtée, je fais un burn out.." (prononcer : buuuurnee oute").
    Cela m’est déjà arrivée de remplacer le remplaçant du remplaçant de la remplaçante d’une prof. Si ! Si ! Les élèves étaient quelque peu déstabilisés et moi donc !

    Enfin quand vous êtes remplaçant, il y a deux réactions des collègues (tout le monde s’appelle collègue dans ce milieu) :
    -soit vous arrivez vous êtes le messie (ça c’est mauvais signe = emploi du temps pourri, élèves et parents d'élèves infects)
    -soit on vous demande votre statut. « Quoi ? t’es pas agrégée ? » (même regard que quand je disais à Assas que je venais d’Argenteuil » mon dieu quelle horreur !. Et dans ce cas, personne ne vous adresse la parole et personne ne vous aide). Et allez expliquer que vous venez de la presse mais que vous avez l'équivalence de diplômes pour enseigner…. là c'est la noyade assurée !

    Je vous comprends les élèves sont durs, les programmes sont difficiles à boucler…

    Une fois, je suis arrivée dans une salle des profs et il y avait sur le mur en gros des séries de bâtons barrés (vous voyez comme les prisonniers dans les films)… Et là, on m’a expliquée que c’était le temps qu’il restait avant la quille (les grandes vacances).

    Non mais je vous comprends les profs : vous n’êtes jamais sortis de l’école. Ça doit être dur !
    En plus entre vous, vous ne parlez que de vos élèves. « Alors le petit morpion ? il est comment aujourd’hui ? Quoi ? Il t’a mordu ? » « Ils dormaient c’est bien ». « Moi j’ai pas envie de parler, je vais leur faire une interro surprise avec autocorrection »… pas bête pas de copies à corriger !

    Une fois, j’ai bossé avec une prof d’anglais qui appelait ses élèves les dégénérés mentaux (sauf les classes de S). J’avais même peur d’elle.
    Je ne vous dis même pas le surnom qu’elle donne aux élèves de techno.

    Non franchement prof c’est dur… leur terreur : les copies. Les paquets de copie. Conversation classique en salle des profs : « t as combien de paquets ? ». Et là tu vois toujours la prof qui a été ex fayotte ou très bonne élève. Elle corrige tout du jour au lendemain dans la nuit. Alors soit elle est insomniaque soit elle a des problèmes de couple !
    Parce que les profs sont soit mariés entre eux! Ils se reproduisent entre eux ! C’est dingue… et en plus ils reproduisent des petits profs … soit célibataires.
    Mais c'est incroyable le nombre de célibataires dans ce secteur ! D’où peut être le nombre de dépressions….
    Moi je m’entendais bien avec les élèves… Les ados sont des êtres passionnants. Ils ne ressemblent pas tous à Kev Adams ou aux ados boutonneux de Plus Belle la Vie.
    Si, si je vous assure, parfois ils me surprenaient par leur pertinence.
    En même temps, cela dépend où vous enseignez.

    Enseigner l'économie dans un lycée catho du 16ème arrondissement de Paris, et à des élèves de CAP dans une ZEP du 93 c'est un tantinet différent.
    Expliquez la notion de crise économique…. ou de chômage. La donnée change en fonction du public.

    Un élève du 16ème vous dira qu'il y a crise économique à cause des chômeurs qui abusent du système.
    Un élève de CAP d'une ZEP du 93 vous dira que cela ne sert à rien de bosser car cela ne rapporte rien et que dealer c'est mieux.

    Vous comprenez pourquoi maintenant je suis revenue à l'écriture ?

    Isis

  • Le prénom


    Voilà voilà, après avoir cassé le mythe de la parisienne, je vais casser un autre mythe : le mien.
    Isis de Paname n'est pas mon vrai nom.

    Je m'appelle Valérie. Mais je déteste ce prénom du à un traumatisme : VGE. Le trauma VGE.
    A l'école, tout le monde m'appelait Valéry Giscard d'Estaing (AING ! AING pour la rime)
    J'ai même fugué de la cour d'école en CP à cause de ça. Mon père a trouvé comme seule consolation : « mais c'est bien c'est le président de la République et en plus il a un beau chien »… perso je ne vois pas le rapport. J'avais beau avoir 6 ans mais je n'étais pas idiote non plus ! Comme quoi il ne faut jamais prendre les enfants pour des cons ça enrichit les psy !
    La meilleure : l'excuse de ma mère : « Ma chérie sa femme a un prénom de fleur… Anémone c'est pire que Valérie ». Là non plus je ne vois pas le rapport. Et puis c'est beau une anémone !
    On devrait avoir le droit de changer de prénom à 18 ans.
    « Madame Valérie acceptez vous d'épouser votre prénom pour la vie pour le meilleure et pour le pire ? ». NONNNNN !

    L'avantage, c'est que quand tu entres dans le show biz ou dans la presse tu peux changer d'identité.
    Moi c'est en rentrant dans la presse que j'ai choisi mon prénom. Je voulais un truc rare.
    Parce que les Valérie nées en 1971, il y en a à la pelle.
    Levez la main les Valérie ! Ben voilà ! Je me souviens à l'école j'avais toujours peur de réciter mes poésies quand la maîtresse appelait "Valérie"… à chaque fois on disait LAQUELLE ? On était 5 par classe !

    Et puis il y a des prénoms plus glamour : moi j'adore Caroline, Hilda, Judith, Sophie... ben non, mes parents ont choisi Valérie. Je les accuse d'avoir tiré au sort dans le calendrier.
    Je comprends Johnny ou Sheila qui ont changé de prénom aussi :
    Johnny c'est plus sexy et rocker que Jean-Philippe !
    Sheila c'est mieux qu'Annie.
    Garance Doré s'appelle Marylin  (encore un mythe qui tombe)
    Anémone c'est Anne 
    Anouk Aimée s'appelle Nicole
    Abdel Malik s'appelle Régis.
    Akhenaton c'est Philippe.
    Pascal Sevran c'est Jean-Claude
    Jean-Luc Lagardère... c'est Jean-Lucien son vrai prénom ! L'Empire s'écroule !
    Et même Barbara son vrai prénom était Monique… C'est sûr que "l'Aigle Noir" chanté par Monique ça le fait moins...
    Imaginez : MONIQUE en lettres rouges au dessus de l'Olympia.

    Isis ! Pourquoi Isis ? C'est rare et c'est aussi mon deuxième prénom. 
    Isis est une reine mythique et une déesse funéraire de l'Égypte antique et femme du roi Osiris. Ça en jette non ?
    En plus elle a fait plein de miracles…
    Enfin en tous les cas, tout le monde retient mon prénom, et en plus ça fait complétement mégalo j'adore. Non je plaisante. Cela donne un côté mystérieux… vous ne trouvez pas ?

    Autre question : pourquoi de Paname ?… ça en jette ! de Paname… certains croient quand même que c'est mon nom de famille…
    De paname de la rue d'amsterdam… lalalala
    J'aimais bien ce côté argot : paname, paname, paname…
    Là aussi ca a un lien avec mon adolescence.
    J'ai fait du droit à Assas, vous voyez la fac des fachots… Bien parigots.
    Quand on me demandait dans quel coin de Paris j'étais, il fallait avouer que je venais de banlieue. "MAN Dieu la Banlieue cité de la peur" pour les vrais parisiens !
    AHHHH ! La tête !!
    « Mais tu n'es pas une racaillle ! »
    « Ca va ? C'est pas dangereux ? Tu risques ta vie tous les jours ! »
    Au début, je vous l'avoue j'ai menti, je disais que je venais de Normandie…
    Puis j'ai assumé. "Ah-Mon -Dieu -Argenteuil »…
    Bref c'est pour ça que j'ai choisi de Paname.
    Isis d'argenteuil, ça faisait un peu : « aziz »… Hé aziz tu descends ? Yoh !
    Bref de Paname. C'est une bonne alternative.
    Je vais pas m'appeler Isis de Marseille alors que je suis de Paris.

    Bref maintenant il y a une partie des gens qui m'appelle Isis et l'autre Valérie. Le mieux ? Isis Valoche…

    Et vous ? Votre prénom ? Il vous plait ?
    Des traumatismes à avouer ? Allez le divan est libre !

    Isis

    Normalement, ce billet devait faire l'objet d'une vidéo… mais impossible de tourner….
    Extrait du bêtisier….

  • Mon pari fashion #1

    Je passe une grande partie de mon temps à la recherche de photos pour illustrer mes billets, ma newsletter et parfois pour Instagram.
    J'ai du déjà vous l'écrire, je suis fan du site Pinterest qui m'inspire pour le choix de mes fringues, certains look me parlent, d'autres me donnent envie d'oser. Ce qui est fascinant avec ce site, c'est que l'on peut aussi voir les tendances qui vont arriver dans les mois à venir. Et généralement, je ne me trompe pas….
    Vous voyez ce vêtement ? Je suis prête à parier que bientôt toutes les fashionistas en porteront (il suffira d'aller voir sur les blogs et chaînes youtube).

    Oui c'est un ciré transparent. On en avait tous dans les années 70 pour aller à l'école. Je me souviens ma mère me les achetait chez Monop.
    Bref, je suis prête à parier que vous allez les voir partout au printemps prochain…

    Il y en a déjà en vente chez Topshop….
    On en reparle ?

    Isis

  • La page blanche

    Il y a des jours avec et des jours sans.
    Certains jours, où je peux aligner des mots sur des maux.
    Aligner des mots sur les comportements humains que je ne comprends pas toujours.
    Aligner des mots sur des phénomènes de mode.
    Aligner des mots sur des coups de coeur.
    Aligner des mots pour pousser un coup de gueule.
    Et puis il y a des jours comme celui-ci empreint de doute.

    J'aurais presque envie de remplir mon billet du jour rien qu'avec le mot doute :
    doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, doute, …

    Et puis non ce n'est pas très funky comme contenu et je n'ai pas envie d'avoir votre déprime sur la conscience.
    Ce n'est pas facile d'écrire tous les jours, de percer, de toucher, d'émouvoir, de faire rire. Bref, ce n'est pas si facile que cela de susciter le plaisir du lecteur et de le fidéliser.

    Et puis, il y a tellement de blogs, de sites, de magazines en ligne, de journaux, de tumblr et pléthore de réseaux sociaux. Parfois tout ceci me donne le tournis. Qui suis-je finalement dans ce tas de gens ?

    Des blogs naissent tous les jours. Les auto entreprises poussent comme des champignons. Tout le monde peut aujourd'hui s'improviser auteur, artiste, journaliste, créateur, rédacteur, photographe. C'est formidable de voir un tel élan de créativité. Mais en même temps...
    Comment se détacher parmi ce magma d'informations, de créations, d'inventions ?

    On en revient toujours à l'éternelle course au pouvoir, à la chasse au bon poste, aux manigances et coups bas pour y arriver, aux effets de style pour séduire ceux qui sont à la tête du succès.

    Là aussi, il faut être à la bonne place au bon moment. J'admire les filles comme Garance Doré qui ont réussi à se détacher du lot (je ne veux pas dire que je suis pour autant en total raccord avec sa ligne éditoriale et commerciale) ou Géraldine Dormoy qui a su imposer sa patte à l'express Style. Cette époque est déjà finie. On passe déjà à autre chose.

    Parce que soyons réalistes la plupart des gens qui créent des blogs c'est pour être connus et reconnus. Mais c'est comme dans la presse au final : il y a bien peu de places pour bien peu d'élus où le talent ne compte pas forcément non plus. Seules comptent les relations.
    Et puis, ça je ne sais pas faire. Je ne sais pas "faire semblant" pour avoir des choses.

    Vous voyez mes petites interviewes. Je les décroche seule. J'écris, j'appelle, parfois ça marche, parfois ça ne marche pas. Mais quand j'obtiens un oui je suis ravie pour moi et pour vous. Une amie m' a dit : "vends toi avec ton interview de Roselyne Bachelot"… Mais je ne sais pas faire. Je sais juste écrire, aligner des mots, poser des questions.

    La presse féminine qui traverse une grosse crise en ce moment licencie à tour de bras et maintenant, on retrouve même sur la toile des ex rédactrices de mode qui montent elles aussi leur propre blog (attention, qu'elles appellent SITE car blog c'est péjoratif) en espérant attirer leurs anciens contacts comme annonceurs et ainsi conserver leur "aura". J'ai une amie journaliste qui rêve de quitter son poste en CDI dans un hebdo pour "aller enfin s'amuser sur le net". A chaque fois, je lui dis que c'est dangereux et bien trop virtuel.

    Tout ceci me fait penser à une bulle de savon légère et surtout fragile et éphémère.

    Cela me donne tellement envie d'écrire à nouveau dans un vrai magazine au quotidien que vous pourriez toucher, caresser, recycler, découper. Un magazine qui serait libre, sans publicité, et vrai.
    Envie de réel.

    Isis

  • Où et comment j'ai cassé le mythe de la parisienne

    Comme je l'écrivais ce matin sur Instagram, un énième livre sur les Parisiennes (La Vraie Parisienne, Anne Plantagenet chez J'ai Lu) est sorti cette semaine.
    Je vous livre un extrait de la quatrième de couv : "Petite robe noire et trench mastic, perchée sur 12 cm de talons, toujours entre deux taxis, attablée à la terrasse du Flore, se demandant à quelle soirée mondaine elle va se rendre…."
    Non, mais c'est quoi ce cliché ?

    Pourquoi cet attrait certain pour la parisienne ?

    On veut nous faire croire que la parisienne est supérieure à tout le monde. Ses pêts seraient-ils fleuries ? Elle ne sentirait donc jamais la transpiration, ne serait jamais constipée et ferait tout parfaitement bien (même vomir sur son voisin quand elle est un tantinet bourrée).
    Eh oh ! Arrêtons ce délire !

    Elle s'habille mieux que les autres parce qu'elle est parisienne ? Non.
    Elle a un truc en plus parce qu'elle est parisienne ? Non.
    Elle est toujours entre deux taxis ? Non.
    Toutes les parisiennes sont les sosies d'Inès et Caroline de Maigret ? Non. (je vous invite à prendre la ligne 13 du métro aux heures de pointe)
    Elle déjeune tous les midis au Flore ? Non.
    Elle est toujours maquillée même au réveil ? Non
    Elle va dans toutes les soirées mondaines ? Non.
    Elle est libre. euh oui si elle ne bosse pas et si son mec gagne très bien sa vie.
    Elle est sollicitée de partout ? Non. Beaucoup de gens sont seuls à Paris, ville où le célibat est roi.

    La parisienne moyenne en bave pour boucler ses fins de mois, ne porte pas de Louboutin (et n'en possède même pas), s'habille chez Zara, passe son temps dans le métro et au boulot. Son rythme de vie est réglé comme du papier à musique : école, crèche, mômes, courses, boulot….
    Je pense que c'est aussi le sort de la Lyonnaise, de la marseillaise, de la lilloise…

    Oui, c'est cool de vivre dans une jolie ville. Oui c'est cool de pouvoir aller au Printemps, au Bon Marché quand on en a envie… mais bon, si la carte bleue est vide, c'est loin d'être si glamour !

    Certes, j'en suis une et fière de l'être (rive droite svp) mais je suis aussi fière de mes origines bretonnes ou cévenoles. Et puis, je trouve cela tellement stupide de crier haut et fort ses origines. En fait, je ne suis même pas fière. Je suis heureuse de vivre dans une ville que j'aime. Le jour où je serai fâchée avec la ville lumière j'irai vivre ailleurs. Je n'y ai aucune attache particulière à part la plus importante à mes yeux : mes amies.

    Désolée j'ai cassé un mythe. La parisienne est une femme comme les autres.

    Isis

  • Et si on arrêtait de se plaindre du froid ?

    Oui, oui, moi aussi je ne cesse de me plaindre de ce froid de gueux. J'aimerais avoir la capacité d'hiberner de novembre à février. Mais ce n'est guère possible et mon oncle n'est pas Hibernatus.

    Mais, bon, nous sommes en hiver.
    Et c'est normal d'avoir froid en hiver. S'il faisait 15 degrés ce serait un tantinet bizarre.
    Oui, l'hiver c'est chiant, c'est froid, c'est rempli de microbes.

    Parlons en des microbes ! Déjà, mettons fin à une rumeur : non le froid ne tue pas les microbes, bien au contraire ces derniers adorent se reproduire par des températures négatives.

    Je voudrais dire un mot sur les gens mal élevés qui pullulent eux aussi avec le froid :
    - ceux qui toussent dans la rue à gorge déployée sans mettre une main, un coude, ou même une écharpe devant la bouche.
    - ceux qui éternuent, se mouchent discrètement avec leurs doigts et s'essuient sur la barre du métro.
    - ceux qui vous toussent dans le visage tout en continuant la conversation.
    - ceux qui éternuent bruyamment en éclaboussant tout ce qu'il y a autour d'eux (nous en l'occurrence).
    - ceux qui laissent trainer leurs mouchoirs en papier partout derrière eux.
    Mais refaites votre éducation bordel !

    Et le pire du pire : la nana qui arrive le matin à peine couverte, la gorge aérée jusqu'au nombril et qui dit : "je caille". Ben oui ma grosse, couvre toi !!!!

    Parce que vous remarquerez que les gens qui se plaignent du froid sont souvent peu habillés. C'est sûr, que par -5 c'est difficile d'être glamour.
    Mais c'est ça ou geler.
    Perso, je préfère me couvrir et je me fiche du ridicule.
    Un bonnet, une grosse écharpe, des sous couches sous le manteau, des gants, des grosses chaussettes et c'est parti.

    Dîtes vous bien que les filles que vous voyez arpenter les Fashion week en stiletto et jambes nues, ont des chauffeurs qui les attendent avec des visons bien au chaud dans leur voiture.
    Même la fille la plus cool de la terre comme Caroline de Maigret porte des gros manteaux en hiver (oui elle fait aussi pipi et popo comme nous).

    Et pour celles qui attendent un prince charmant quelque part, dites-vous bien que lui aussi ne sera pas glamour avec le bout du pif rouge. Alors pas la peine de risquer d'attraper la crève en jouant les héroïnes de la fashion week. Car vous mesdames appartenez au monde de base sans chauffeur, ni vison.

    Allez plus que quelques jours et bientôt, on passe à l'heure du printemps.

    Isis

  • J'ai testé pour vous Adopteunmec.com

    Comme je vous l'écrivais l'autre jour, je suis entourée de copines bien sous tous rapports (au sens belles, intelligentes, drôles, indépendantes…) mais célibataires.
    Alors j'ai décidé de tester pour elle un site de rencontre.
    Non, pas Meetic…. Dès que vous prononcez ce mot, c'est marrant, il est généralement suivi par un cri d'effroi et avec la remarque : "je ne suis pas encore assez désespérée pour aller draguer sur Meetic". No way.

    Bref, j'ai testé un truc plus glamour en apparence : Adopte un mec.com.

    Franchement, si ce soir, vous vous ennuyez un tantinet, allez-y pour jeter un oeil. C'est comme au supermarché !
    Ou comme dans une animalerie : vous pouvez choisir la race, le poil (long, court, dru, frisé), la taille, la couleur, le caractère….
    Et là c'est exactement pareil ! Le site vous garantit des "arrivages permanents" comme au supermarché.

    Vous prenez votre caddie virtuel et c'est parti :
    Vous cherchez un grand roux à lunettes bobo mais pas trop. C'est possible.
    Un petit chauve richissime et beauf. C'est possible.
    Un sosie de Brad Pitt. C'est possible.
    Un gros banquier BCBG et impuissant (sexuellement parlant). C'est possible.
    Un hipster à la barbe travaillée de 8 jours parfumé à la lavande. C'est possible.
    Un gros camionneur poilu fan de Johnny. C'est possible.
    Un puceau imberbe qui sent le Cadum. C'est possible.

    En théorie….
    Oui, je dis bien en théorie. Désolée de vous décevoir les filles… rien de tout cela n'existe sur ce site.
    J'ai rentré des critères simples mais précis (grand, cool, niveau intellectuel pas con, propre sur lui, pas trop poilu, drôle mais pas grivois…) et… rien.
    Il n' y a rien !
    En échange, on me propose : du gras, du chauve, du poilu, du petit, … bref aucun Bradley Cooper à l'horizon.
    Bref autant adopter un chien ou un chat.

    En fait c'est bien pathétique tout cela.
    Quand je repense à mes parents qui se sont tout simplement rencontrés sur le quai du métro parisien... C'est beau. Non ?

    Isis

  • Mon tête à tête avec Roselyne Bachelot

    Roselyne Bachelot a tout de suite accepté de me recevoir chez elle en toute simplicité.
    En un seul échange de mail, elle a tout de suite dit oui, sans fards ni paillettes.
    Femme de coeur et d'esprit, fan inconditionnelle d'opéra cette interview a été un merveilleux moment.
    Délicieux moment que je partage avec vous.

    Malheureusement, j'ai du couper au montage les 6 dernières minutes dues à un problème de son…. Mea Culpa !

    Isis

  • A quelle famille de sneaker appartenez-vous ? #1

    Le week end dernier, je vous ai sollicités pour une petite étude sociologique que je suis en train de réaliser sur les sneaker.
    Je dois avouer que j'ai été surprise par les résultats de l'enquête (dont je vous donnerai tous les éléments la semaine prochaine).

    Oui, il y a des familles de sneaker.
    Si ! Si ! Malgré vous, vous appartenez à une famille avec ses codes et son style. C'est ultra intéressant à analyser.

    La famille Adidas n'a rien à voir avec la famille Nike.
    Sachez aussi que la famille Converse et plus proche de la famille Adidas que de la Nike.
    La famille Veja est à part.

    Ce soir, on commence par la famille Adidas :

    A l'origine, cette famille est composée de quadra plutôt urbains et dits "bobo". Et surtout très nostalgiques des années 70.
    Travaillant souvent dans la presse, la mode, internet… Adidas est la marque chouchou des créateurs de mode (Phoebe Philo, Marc Jacobs…).

    Ses modèles phares sont tous des rééditions : la Gazelle (créée en 1968), la Stan Smith (1964), la Top Ten Hi (1979) et la Super Star (1969).

    Le point fort de la marque : les rééditions… ce qui tend à agacer les plus snobs de cette famille qui aiment trouver leur graal (traduction : modèles rares et anciens) dans les friperies à New York et Londres.

    Avec la stan Smith, la famille Adidas s'est rajeunie en 2014 et touche à présent toutes les générations ce qui a le don d'agacer les purs et durs de cette famille (traduction : les snobs de la famille).

    La phrase culte de la famille Adidas : "je sais tout le monde porte des Stan mais moi je les avais avant !".

    Et le comportement méga snob : chercher le modèle de la basket Adidas qui sera réédité l'année prochaine !

    Pour savoir si vous êtes membre pur et dur de cette famille : vous ne portez que des modèles bien sales et usés. Si vos Stan sont neuves et blanches immaculées… vous êtes out !

    Isis

    PS : le top du top si vous souhaitez appartenir à cette famille : dénichez et portez le modèle Arizona… On en reparlera l'année prochaine !!

  • Mon fidèle amour aux "pattes d'éph"

    Alors que je montrais ce jean à ma fille, cette dernière me dit du haut de ses 18 ans(-37 jours) : "maman tu as toujours adoré les pattes d'éph".
    Et c'est vrai.
    Le jour où j'ai accouché de cette demoiselle, j'en portais déjà un avec une grande chemise en jean pour cacher la fermeture du pantalon qui n'était pas fermée (les 8 kg pris pendant cette grossesse m'ont évité les pantalons de maternité hypra moches à l'époque).

    Certes, je suis nostalgique des années 70, peut être, mais je trouve que cette forme de pantalon est chic.
    Je suis sûre que 90 % des mecs ne seront pas d'accord avec moi, mais je m'en tamponne le coquillart car ils ne savent pas ce qui est joli et confortable pour une femme.

    De l'avantage du pantalon patte d'éph (attention je parle du vrai patte d'eph bien large, et non du jean flare) :
    - ça allonge les jambes
    - ça sublime le cul
    - ça donne une allure cool et peu commune
    - ça change des 80 % des femmes qui portent des slim

    On peut le porter aussi bien avec des sneaker que des talons.
    Avec un pull ou une chemise (idéal bien décolleté)
    Avec un cuir comme avec une veste de smoking ou un trench.

    On peut le porter long ou le couper (ou le plier) pour en faire en pantalon 7/8ème comme Leandra Médine (à porter avec au minimum 8 cm de talons).

    Bref, le pantalon patte d'éph ne peut que donner une allure folle à une femme. Et je suis en joie de les voir réapparaitre dans les nouvelles collections. Ceci dit même quand ce n'est pas à la mode, je les porte quand même.

    Et puis je trouve ce type de pantalon : gai !

    Isis

    PS : désolée pour le contenu de cette vidéo qui ressemble plus à un bêtisier… Mais on s'en fiche !!! N'oublions pas ce mantra.

  • Le luxe de travailler chez soi, oui mais...

    Travailler de chez soi est un luxe. J'en parlais encore avec ma copine Emmanuelle (elle est illustratrice, allez jeter un oeil sur son blog , vous verrez il est top) qui bosse aussi de chez elle.
    On est libre.
    On a de la chance de ne pas avoir de boss sur le dos.
    Perso, je déteste les contraintes horaires donc c'est parfait.
    Ma seule voisine fidèle de travail est ma radio. J'ai un rituel réglé comme du papier à musique : France Inter jusqu'à 11 heures puis bascule sur France Musique ou TSF Jazz en fonction de mon humeur et de mon degré de concentration.
    Bosser entourée des chats, avec ma théière à portée de main (ou la Nespresso) et le chien sur les pieds… bonheur.
    Et le luxe du luxe, on peut bosser pas habillée, pas coiffée, pas maquillée.

    Quand j'écris je n'aime pas parler, ni être interrompue donc ce rythme me sied à merveille.

    Seul bémol : faire comprendre aux autres que quand on travaille chez soi, c'est un vrai travail et non un loisir.

    Combien de fois j'entends : "oh toi mais tu es cool tu ne fais rien !", "quelle chance de rester à la maison", "tu as le temps de faire plein de choses toi au moins", "Tu viens boire un verre ? Tu es en train d'écrire ? Ben tu pourras écrire plus tard…", "la chance tu peux te faire des milliards d'expo"… et la pire remarque : "comment ça t'es fatiguée tu ne fais rien !".

    Si je vous dis que parfois je regrette de ne pas être dans une rédaction…
    Travailler de chez soi demande une rigueur et une auto discipline de dingue.
    La première chose est de savoir dire non aux sollicitations sans vexer autrui. "Non je ne peux pas me faire un petit ciné en plein après midi" !" Non je ne peux pas aller faire les soldes dans une heure". "Ben oui, je suis encore en pyj à midi mais je suis levée depuis 7 heures du mat et enfermée depuis dans mon bureau".

    Il faut aussi que les gens qui vivent sous le même toit que toi que quand t' es concentrée sur ton ordi comprennent que : oui le repas peut attendre ou que s'il n'y a plus de céréales, il faut aller au Franprix du bas, et que non je n'irai pas, et que oui, je n'ai pas eu le temps de passer l'aspirateur, et que si je suis en train de surfer sur Internet ce n'est pas pour shopper une robe chez Sarenza (j'aime pas Sarenza) mais pour chercher des infos ou une photo. Et que non je ne fais pas la tête. Je bosse. Merde !

    Isis

  • 40 ans, t'es célibataire, t'es fichue ?


    (Camille Chamoux dans les Gazelles)

    Cela faisait longtemps que je n'avais pas écrit sur les relations hommes femmes.
    Enfin, je dirais plutôt : cela fait longtemps que je n'ai pas égratigné nos amis les hommes.

    Mais là, le sujet revenant sur le tapis avec mes copines depuis quelques jours… billet oblige !

    Constat : à ma fête d'anniversaire dans laquelle il n'y avait que des filles (j'arrive pas encore à dire femme… note pour plus tard ; en parler à un psy !) entre 40 et 45 ans, la majorité était célibataire (ex divorcées avec enfants pour la plupart).
    Elles sont jolies, intelligentes, marrantes, indépendantes, bien funky… mais seules.

    Et l'éternelle question : t'es une femme de 40 ans passés, est-ce que la seule porte de sortie et de s'abonner à Meetic pour rencontrer un mec ? Ici à Paris, nous sommes peu avantagées car les hommes "potables" (sous entendu consommables, propres, un brin sexy, drôles et intelligents) ne courent pas les rues. Ils sont mariés jusqu'au cou ou homo.

    Mais je le maintiens : 40 ans, c'est le plus bel âge pour une femme (et là, je cite les paroles d'un ami qui en a 52… coureur de jupons et parfait connaisseur en la matière).

    A 40 ans, on peut tout se "taper" (pardonnez-moi cet écart de langage) : marié, pas marié, veuf, quasi homo refoulé qui ne sait plus où il en est, fils à maman, étudiant, retraité, quinqua, sexa (pour celles que le Viagra n'effraie pas)…

    Ah ! L'étudiant ! J'ai une copine de 42 ans qui me racontait ce matin sa "date" avec un étudiant de 21 ans…
    Donc pas marié, libre comme l'air, fougueux à souhait avec pour seules obligation ses partiels… mais ce jeune monsieur l'a invitée à manger un kebab frites aux Halles à 1 heure du mat… dans le romantisme, il y a mieux.

    Et en même temps, pourquoi pas ? Rien de tel pour rester jeune ! Non ?
    Bon cette histoire est déjà finie car le jeune estudiantin avait peur de la "vieille quadra".

    Parce que c'est vrai qu'une quadra sympa, jolie et pêchue, ça excite les messieurs mais ça leur fait peur aussi. Et le problème est là.

    J'ai une autre autre copine, qui elle, jongle entre deux mecs… dont un qui ne cesse de lui dire qu'elle est "la femme de sa vie" et "blablabla" qu'il ne peut pas se passer d'elle.. mais qui ne l'appelle jamais le week end because : bobonne veille au grain à la maison (preuve qu'il peut se passer d'elle 2 jours).

    Bon les filles : la seule alternative : garder nos bandes de copines… il n'y a que ça de vrai. Et pour le reste s'en remettre aux mains du destin.
    Et il vaut mieux être seule qu'accompagnée d'un abruti ! Non ? Et puis, dure vérité mais le prince charmant n'existe pas !

    Isis

  • J'aime le vieux

    Hier, j'écrivais une ode à l'amour. savoir dire "je t'aime" aux gens. Et comme je suis dans un élan nostalgico-romantique j'ai commencé à lister tout ce que j'aime. Là, je parle de choses, d'objets, de films, de chansons, de livres, de personnalités..
    Et le truc flagrant c'est que je m'aperçois que toutes ces choses ont un lien avec le passé.
    Est-ce par peur de vieillir ?
    Est-ce par peur du futur ?
    Est-ce par nostalgie ?

    J'ai eu l'idée de ce billet en écoutant Brassens hier soir en promenant mon chien.
    Brassens : passé.
    Puis, j'ai posté sur IG une photo de Jane Birkin… dans les années 70.
    Année 70 : passé
    Avant de m'endormir, j'ai regardé : César et Rosalie.
    Année 72 : passé

    Aujourd'hui, je porte des Top Ten Hi d'Adidas.
    Création : 1979
    Une veste en fausse fourrure d'une boutique Vintage du Marais.
    Epoque : passé
    Un sweat d'American Apparel
    Epoque : passé

    Et si je vous dresse ma liste :
    Romy Schneider
    Les films de Truffaut, Sautet et Enrico
    Les paroles de Brel et de Brassens
    La chanson d'Hélène

    Le couple Birkin Gainsbourg

    Les tennis Adidas
    Yves Saint Laurent
    Loulou de la Falaise
    Les casques Marshall
    Les appareils Polaroid
    Les maillots de bain rétro
    Les jean pattes d'éph
    Les bijoux qui ont une âme
    Les sacs en cuir bien doux et bien patinés
    Les photos en noir et blanc
    Les paniers
    Les meubles qui ont vécu
    Les malouines d'Aigle
    Les vieux foulards en soie
    Et j'en passe.

    Bref, est-ce du No futur ? Un certaine lassitude devant le manque de création artistique actuelle ?
    Ou je dois aller consulter un psy ?

    Je n'ai jamais été aussi connectée à mon ordi et aussi peu attachée à ma télé que je ne regarde même plus.

    Isis

    PS : et je surlike la coiffure de Farrah Fawcett sur la photo

  • Et si on disait plus souvent "je t'aime" ?


    (Photo extraite du film Casque d'Or)

    C'est Annahk qui m'a donnée l'idée de ce billet en disant ceci dans un com :
    "La vie est courte, belle, précieuse "
    Oui Isis ...
    Et aussi ..."La vie est trop courte quand on s'aime pour la depenser en de longues absences "... (Laurence Sterne)
    Ça fait peut être un peu ... Cul cul la praline ... Mais la vie est courte ...
    (Et après 40 ans ...elle passe si vite ...oui)
    Ne pas oublier de dire ..." Je t'Aime " à son Amoureux, Amoureuse, son fils, sa fille, son amie, ami , sa maman, son papa ...son frère, sœur" .....

    Non ce n'est pas" cul cul la praloche" de citer cette très jolie phrase de Laurence Sterne.

    On vit dans une époque où il est plus facile de critiquer que de faire un compliment. Il y a des spécialistes du "je n'aime pas ton pantalon", "je n'aime pas ta nouvelle coupe de cheveux", "tu as grossi non ?"…
    Moi je ne fais pas partie de cette catégorie de personnes. Au contraire, j'aime faire des compliments quand ils sont mérités ou quand j'en ressens le besoin ! C'est pareil quand je commente les photos sur Instagram. Pour moi un simple "canon" sous une jolie photo veut tout dire. Pas la peine d'en écrire des tonnes non plus.
    Mais ça fait du bien un peu de gentillesse dans ce monde de bruts. Non ?
    Attention, je ne parle pas de la gentillesse larmoyante faux cul. Je déteste.

    Non je parle de la vraie gentillesse.

    Et puis tout va tellement vite, qu'on n'a plus le temps de regarder les autres. Je suis nostalgique de l'époque où on s'écrivait des lettres d'amour. Je me souviens encore des lettres que mes parents s'échangeaient jeunes. Ma mère les gardaient précieusement dans le tiroir de son chevet tel un trésor caché.

    Dans ma newsletter, j'ai évoqué le bonheur de recevoir ou d'écrire des cartes de voeux. Maintenant on envoie un sms ou un mail groupé et hop c'est fait !

    C'est comme dire "je t'aime". C'est tellement important et bon à entendre. Moi je le dis souvent à ma fille, à mes amies, à mes animaux.
    Pourquoi certaines personnes n'osent pas le dire ?
    Par pudeur ? Par peur de passer pour un(e) faible ? Par peur de se dévoiler ? Par manque de romantisme ?
    Pourquoi avouer nos sentiments serait une marque de faiblesse ?
    Je n'ai jamais compris cela. Et puis, dire "je t'aime" aux gens qu'on aime, est-ce vraiment du romantisme ? Selon moi, c'est une marque d'attention, d'attachement.

    Question : depuis combien de temps ne l'avez-vous pas dit  à quelqu'un ?

    Alors aujourd'hui je vous le dis : coeur sur vous, je vous aime.

    Isis

  • A quelle famille de sneakers appartenez-vous ?

    Je suis en train de rédiger une étude sociologique sur les sneakers que vous portez en ville (attention pas pour le sport).
    En gros : "dis moi ce que tu portes et je te dirai qui tu es".
    Pour cela, j'ai besoin de vous. Il suffit juste de choisir une marque, celle qui vous correspond le plus.
    Pour les aficionados des sneakers (comme moi), comptez les !

    Et répondez juste à une question :

    Merci. Coeur sur vous.

    Isis

  • On s'en fiche !

    "On s'en fiche"
    "On s'en tape"
    "On s'en tamponne le coquillart"
    Bref ces phrases sont en train de devenir mes mantras.
    Qui plus est en ce moment.
    Je vénère toutes les personnes qui penseront comme moi.
    Arrêtons de nous prendre la tête pour du matériel ou des choses débiles.

    Quoi le chien n'est pas propre ? On s'en tape !
    Quoi on est à découvert ? On s'en fiche !
    Quoi cette fille t'énerve ? Arrête de lui parler !
    Quoi mes photos sont nulles sur IG ? Arrête de les regarder.
    Quoi ton pantalon te boudine ? Fais du sport et arrête de bouffer.
    Quoi ton mec te trompe ? Fais de même ou dis lui merde.
    Quoi mon jean est tâché ? Tiens j'en fais une deuxième (tâche)
    Quoi personne ne t'aime ? Commence par aimer les gens d'abord.
    Quoi tu en as marre de ton boss ? Cherche un autre job.
    Quoi c'est la crise ? Ben Fais avec.
    Quoi il y a plus de Charlie hebdo ? Achète Le Monde ou le Canard.
    Quoi tu détestes ta belle mère ? Ben fais avec c'est comme la crise.
    Quoi tu ne sais plus quoi mettre ? Sors nue et fais pas chier.
    Quoi tu payes trop d'impôts ? Ben mets toi au chômage.
    Quoi tu as froid chez toi ? Pense aux SDF.
    Quoi tes travaux de peinture n'avancent pas chez toi ? Pense aux SDF bis.
    Quoi marre de Facebook ? Ferme ton compte.
    Quoi ta collègue a mauvais haleine ? File lui des pastilles mentholées.
    Quoi t'es mal coiffée ? Va chez le coiffeur ou arrête de te regarder dans le miroir.
    Quoi je suis grossière ? Et bien je te dis merde.

    Je sais ce billet n'a ni queue ni tête, mais il a du coeur. Et en plus ça défoule !

    Euh, petite précision je ne suis pas sous l'emprise de substances illicites, ni alcoolisée.

    Juste envie de dire :
    La vie est courte, précieuse, belle.

    A vous de vous défouler !

    Isis

  • Pensées en vrac #12

    #Par volonté de ne pas faire de pub aux mouvements islamistes, je suis en train de me demander si je ne dois pas changer de pseudo.
    Isis me suit depuis que je suis sur la toile (déjà 10 ans). J'ai toujours eu des blogs avec ce prénom. J'ai aussi écrit pas mal d'articles sous ce pseudo. Pour beaucoup, je suis Isis. Ce prénom et moi sommes liés depuis longtemps.
    Et là, je dois avouer que je suis un tantinet mal à l'aise. Idem avec les unes des journaux US.

    Si vous tapez Isis dans Google images vous allez voir ce qu'évoque ce prénom. Nous sommes loin de la déesse égyptienne.
    Alors ce soir je me tourne vers vous.
    Que faire ?
    Ce pseudo est mon ADN d'écriture. Mon livre doit d'ailleurs être publié sous Le nom Isis de Paname. Le stand up que je suis en train d'écrire (autre projet en cours je vous en parlerai bientôt) débute par l'histoire d'Isis. Bref c'est un peu la merde.

    #Je sais que c'est un petit souci mais…
    D'ailleurs à ce sujet, j'ai remarqué une chose sur les réseaux sociaux depuis quelques jours : beaucoup de gens s'excusent de reprendre le cours normal de leur vie, de poster des photos légères… C'est flagrant sur Instagram.
    Nous sommes en train de nous auto culpabiliser. Moi la première. Ma newsletter du matin s'est transformée en chronique littéraire ! J'en deviens limite chiante.

    #Essayons de voir des choses positives malgré tout : on peut retrouver de la légèreté mais ne pas oublier. A ce propos, je n'ai toujours pas acheté le dernier Charlie, je le ferai dans les semaines à venir. C'est ça la solidarité… #jesuischarlieforever.

    #Autre chose positive (allez j'ose) : les soldes qui ont été boudées vont être très intéressantes dans les jours à venir. Bon vous ne m'en voulez pas pour cette remarque ?

    #L'arrivée des collections pré fall me donnent plus que jamais envie de partir au soleil et d'oublier ce funeste mois de janvier. (Ok je sors…)

    Isis

  • Et si le lien social était revenu ?


    (Photo : owni.fr)

    Ce soir, j'avais envie de reprendre le cours normal de ce blog : humour, impertinence, sourire…
    Et puis, non je n'y arrive pas.
    Je devais écrire un billet sur le langage des baskets (ou sneakers pour les purs et durs). La trame sur le sujet est là. Mais, non, je n'y arrive pas.

    Juste envie d'évoquer une chose positive qui me semble revenue : le lien social.
    J'y pensais tout à l'heure en allant acheter mon bouquet de fleurs hebdomadaire. Je n'ai jamais autant échangé avec les commerçants de mon quartier, mes voisins, des gens croisés dans le métro. J'ai la sensation que des débats se sont ouverts. Les gens se reparlent enfin en vrai !

    Et puis, apprendre que le Traité sur la Tolérance de Voltaire est en rupture de stock, ça fait un bien fou !

    Qu'est-ce que la tolérance ?
    Qu'est-ce que la liberté ?
    Où sont ses limites ?
    Peut-on rire de tout ?

    Ce ne sont plus devenus de simples sujets du bac de philo mais de vrais sujets qu'on échange en société et c'est plutôt bien. Non ?

    Isis

  • Trop d'instagram tue Instagram ?

    Hier suite à mon dernier billet, des commentaires postés sur Instagram ont quelque peu dérapé.

    Ils ont dérapé non pas sur ma réaction suite à la marche pacifiste de dimanche, ni sur la reprise du mouvement par les politiques, ni sur la présence controversée de certains dirigeants dans le cortège…. mais parce que j'ai osé dire que j'ai été étonnée de l'absence de réaction de Garance Doré, soi disant grande illustratrice française suite à ce drame.
    J'ai reçu des mails me demandant de m'excuser et d'effacer mon billet ainsi que ma photo postée sur Instagram.

    C'est assez pathétique dans une période où tout le monde se prétend être défenseur de la liberté d'expression. Non ?

    Ce qui m'a le plus touchée dans cette histoire, c'est que la plupart de ces gens qui sont arrivés en masse pour critiquer, dénoncer, attaquer, mordre.. n'avaient même pas lu le dit billet.

    Alors, toute la journée je suis restée un peu pantoise.
    Est-ce que je dois m'en tamponner le coquillart et continuer à poster des photos sur Instagram ?
    Ou
    Dois-je arrêter de participer à cette forme de mascarade où règne bien peu de sincérité finalement ?

    Instagram est un formidable outil de communication, mais comme tout réseau social, il présente aussi certaines limites.

    Je suis la première à dire oui à la futilité, mais pas à la connerie ni à la méchanceté.

    Isis

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